Milhac

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Milhac
Milhac
Le château de Milhac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Canton de Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Quercy-Bouriane
Maire
Mandat
Claude Vigié
2014-2020
Code postal 46300
Code commune 46194
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2016 en diminution de 5,13 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 57″ nord, 1° 20′ 54″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 200 m
Superficie 5,42 km2
Localisation

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Milhac est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans la Bouriane sur la Melve.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Milhac est limitrophe de sept autres communes, dont trois dans le département de la Dordogne. Milhac est limitrophe de deux d'entre elles par des quadripoints : Groléjac au nord-ouest et Sainte-Mondane au nord-est.

Carte de Milhac et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Milhac[1]
Groléjac
(Dordogne)
Veyrignac
(Dordogne)
Sainte-Mondane
(Dordogne)
Saint-Cirq-Madelon Milhac[1] Fajoles
Payrignac Anglars-Nozac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Milhac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Aemilius réduit à Milius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[2].

Ce territoire s'appelait Velanova avant de devenir une bastide, vella était une variante de villa[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Milhac est un village historique oublié par l'Histoire, il était sur une route jadis importante entre Gourdon et la vallée de la Dordogne et vers le passage sur la rive droite de la rivière par le bac de Calviac en Périgord ou par Grolejac évitant ainsi les mauvais génies du marécage de la Germaine.

La construction des ponts de Grolejac et de Saint-Julien-de-Lampon, il y a bientôt un siècle, développèrent d'autres voies de communication. Le château de Villeneuve de Milhac fut construit après que « le château Vieux » fut rasé par une offensive anglaise au cours de la guerre de Cent Ans.

Le baron de la Bouriane décide au début du XVe siècle la construction d'une puissante forteresse dotée de 10 tours, de 40 pièces sur trois niveaux en à pic sur la vallée de la Relinquière. En avant du château se tenait une cour vaste et carrée. De là, on pénétrait par un pont-levis dans une autre cour entourée d'un fossé qui avait 18 mètres de large et 6 de profondeur. Ses murs avaient jusqu'à trois mètres d'épaisseur. Les portes étaient décorées de pilastres aux chapiteaux de style dorique et de nombreuses sculptures et peintures[3].

Il fut modifié au XVIe et au XVIIe siècle. Ce chef-lieu de commune appartenait au marquis de Thémines de la famille de Cardaillac. Le comte de Thémines en termina la construction à la fin du XVIIe siècle. Il fut démoli par les habitants du pays lors des débuts de la Révolution. Au XIXe, il était en ruine[3].

Comme autour de tous les mythes féodaux et selon la légende, il aurait des passages secrets vers les châteaux de Gourdon, de Rocanadel, Masclat et Fénelon.

La maison de Pierre de Jacques est construite comme un rempart de la place forte de cette bastide. Certaines maisons furent enjolivées à partir du démembrement et de l'incendie dont le château, comme beaucoup d'autres par ici firent les frais. La maison de Pierre de Jacques est remodifiée autour d'anciennes tours épargnées et qui portent le nom de leur nouveau propriétaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1821 Jean Chassaing    
1821 1835 Jean Baptiste Delcamp    
1835 1843 Hugues Étienne Vialle    
1844 1870 Pierre Courderie    
1870 1872 François Courderie    
1873 1878 Jean Baptiste Planchon    
1878 1884 Gabriel Bourdet    
1884 1886 Jean Baptiste Planchon    
1886 1900 Jean Montet    
2001 En cours Claude Vigié    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 185 habitants[Note 1], en diminution de 5,13 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
329335939704774775831821826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820790759411424400410400380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361337313290280270260224164
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
156139151160183195195195185
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Milhac est le monument le plus remarquable de la commune. Il est situé au bord d'une grande falaise. Milhac a appartenu à la famille de Gourdon. Guillaume de Gourdon, coseigneur de Gourdon, possédait la seigneurie de Salviac. Il avait eu deux filles. La première, Marie, s'était mariée avec le Limousin Aymeric de Malemort. Elle hérita de la seigneurie de Salviac. La seconde, Hélène de Gourdon, s'était mariée avec le Quercinois Gisbert de Thémines. Elle hérita de la baronnie de la Bouriane. La seigneurie passa alors dans la famille de Thémines, au XIIIe siècle. Cet héritage avait amputé du territoire donné aux cisterciens en 1242 pour construire l'abbaye Sainte-Marie de Gourdon, ou abbaye Nouvelle. Le château vieux protégeant Villeneuve, village neuf du XIIIe siècle, a été détruit par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Guillaume de Thémines décida de la construction du château de Milhac après cette guerre, à la fin du XVe siècle. Le nom du château s'est imposé sur celui de Villeneuve. La nouvelle forteresse comprenait 10 tours et un logis de 40 pièces sur trois niveaux au sommet de la falaise dominant la vallée de la Relinquière. Devant le logis, une cour protégée par une enceinte entourée de fossés à laquelle on accédait par un pont-levis. Une autre cour, à l'avant du pont-levis était protégée par une enceinte. Malgré un incendie provoqué par la foudre en juin 2006, les anciennes tours sont restées intactes ; seule la partie reconstruite au XXe siècle a été détruite. Le château a été réhabilité et transformé en gîte[8],[9],[10],[11].
  • L'église paroissiale Notre-Dame domine la vallée. En 1523, le seigneur de Milhac, Louis de Thémines, donna le terrain pour construire l'église et le presbytère. La construction de l'église et son mobilier restaient à la charge des habitants. Elle est citée en 1540. En 1647, l'église présentait des fissurations importantes faisant craindre pour sa solidité. Elle est reconstruite grâce à l'aide de Catherine de Lauzières qui y fit placer ses armoiries. Il se peut que certaines parties de l'église du XVIe siècle aient été conservées. C'est probablement à la Révolution que ces armoiries sont martelées. L'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle. De nouvelles armoiries, celles de Pons de Lauzières-Thémines, ont été placées au-dessus du portail[12].

Personnalités liées la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Loiseleur des Longchamps, Les fortifications médiévales dans le canton de Gourdon, Mémoire de Maîtrise. Université de Toulouse - Le Mirail, 1994.
  • Colette Chantraine, La Bouriane, p. 59-60, Les éditions du Laquet, Martel, 1996 (ISBN 2-910333-17-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 117.
  3. a et b Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, t. 1, Bachelier, (réimpr. 1979), 554 p. (ISBN 2-902422-00-8), « Du Château de Milhac, canton de Gourdon », p. 473-476
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Château de Milhac : historique
  9. Château de France : château de Milhac
  10. Jean Lartigut, Entre deux courtines de châteaux. Une frontière entre Périgord et Quercy ..., dans Château et territoire : limites et mouvances, p. 56-57, Annales littéraires de l'université de Besançon, no 595, 1995 (ISBN 2-251-60595-9)
  11. Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, tome 1, p. 473-476, chez Bachelier, Paris, 1831 (lire en ligne)
  12. Patrimoines Midi-Pyrénées : église paroissiale Notre-Dame