Mildred Dresselhaus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Mildred Dresselhaus
Description de cette image, également commentée ci-après
Mildred Dresselhaus en 2012.
Nom de naissance Mildred Spiewak
Naissance
Brooklyn (État de New York) (États-Unis)
Décès (à 86 ans)
Boston (Massachusetts) (États-Unis)
Nationalité américaine
Domaines physique
Institutions Massachusetts Institute of Technology
Diplôme doctorat
Formation Hunter College
université de Cambridge
université de Chicago
Distinctions National Medal of Science, prix Enrico Fermi, prix Kavli, médaille présidentielle de la Liberté, IEEE Medal of Honor

Mildred Dresselhaus est une physicienne américaine, née le à Brooklyn (État de New York) et morte le à Boston (Massachusetts)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mildred Spiewak naît dans l'arrondissement new yorkais de Brooklyn[2]. Elle est issue d'une famille d'immigrants polonais, qui s'établit ensuite dans le Bronx[3]. La jeune fille bénéficie d'une bourse d'études musicales, mais s'intéresse également aux sciences durant sa scolarité[4]. Rosalyn Yalow, dont elle suit les cours au Hunter College, l'encourage dans cette voie[5]. Grâce à une bourse Fulbright, elle se rend au Royaume-Uni afin de poursuivre ses études à l'université de Cambridge[4]. En 1953, la jeune femme obtient un master en physique du Radcliffe College[3]. Par la suite, elle entre à l'université de Chicago. Elle se consacre à la physique des solides et obtient un doctorat en 1958[6] et étudie sous le lauréat du Nobel Enrico Fermi[7]. La même année, elle épouse le physicien Gene Dresselhaus[4].

Mildred Dresselhaus entre comme chercheur postdoctoral à l'université Cornell. En 1960, elle intègre le Lincoln Laboratory du Massachusetts Institute of Technology (MIT), où elle passe ce qu'elle considère comme « les années les plus productives de [sa] carrière de chercheuse »[6]. Elle enseigne au MIT en tant que professeur invité durant une année[5] avant de devenir en 1968 la première femme nommée professeur titulaire (tenured professor) dans le département de génie électrique du MIT[3]. Elle y enseigne également la physique[4]. En 1985, elle est la première femme à accéder au statut d'Institute Professor, le titre le plus élevé décerné aux enseignants du MIT[6].

Durant sa carrière, elle occupe les postes de directrice de l'office des sciences du département de l'Énergie des États-Unis et de trésorière de l'académie nationale des sciences (National Academy of Sciences, NAS)[5]. En 1984, elle préside la société américaine de physique (American Physical Society, APS) et en 1998 l'association américaine pour l'avancement des sciences (American Association for the Advancement of Science, AAAS)[8].

Contributions à la science[modifier | modifier le code]

Mildred Dresselhaus est notée pour ses travaux sur le graphite, l'intercalation de composés du graphite, les fullerènes, les nanotubes de carbone, le couplage spin-orbit dans les semiconducteurs et l'effet thermoélectrique à faibles dimensions. Son groupe de recherche fait un usage fréquent de la structure électronique en bandes, de la diffusion Raman et de la chimie des nanotubes de carbone[7]. Ses recherches ont contribué à la technologie des minces couches de graphite qui permet l'ubiquité de l'électronique, dont dans les vêtements et les téléphones intelligents[7].

Pour ce faire, elle invente des techniques pour étudier les couches individuelles d'atomes de carbone dans le graphite. Elle découvre ainsi comment capturer l'énergie des particules en vibration pour produire de l'électricité[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Barack Obama félicite Burton Richter et Mildred Dresselhaus dans le Bureau ovale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Institute Professor Emerita Mildred Dresselhaus, a pioneer in the electronic properties of materials, dies at 86 », sur MIT News (consulté le 21 février 2017).
  2. a et b (en) Natalie Angier, « Carbon Catalyst for Half a Century », The New York Times,
  3. a b et c (en) Keith O'Brien, « Pioneering woman physicist, cited for her research, mentoring », The Boston Globe,
  4. a b c et d Dominique Gaulme, « Cinq expertes… en la matière », Le Figaro,
  5. a b c d et e (en) Alice Dragoon, « The “What If?” Whiz », MIT Technology Review,
  6. a b et c (en) Lisa Yount, A to Z of Women in Science and Math, Infobase Publishing, , 385 p. (ISBN 9781438107950, lire en ligne), p. 71-73
  7. a b et c « Mildred Dresselhaus: Physicist Burst out of 1940s Mold for Smart Women », Wall Street Journal,‎ , A9 (lire en ligne)
  8. (en) Elizabeth H. Oakes, Encyclopedia of World Scientists, Infobase Publishing, , 852 p. (ISBN 9781438118826, lire en ligne), p. 191-192
  9. Site du prix L'Oréal pour les femmes et la science, consultée le 15 août 2016.
  10. (en) David Malakoff, « Two researchers win highest U.S. honor », Science,
  11. (en) Melissa C. Lott, « Queen of Carbon Science, Prof. Mildred Dresselhaus, Receives 2015 IEEE Medal of Honor », sur Scientific American Blog Network (consulté le 21 février 2017).
  12. https://www.fi.edu/laureates/mildred-s-dresselhaus

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :