Miklós Bátori

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Dans le nom hongrois Bátori Miklós, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Miklós Bátori, où le prénom précède le nom.
Miklós Bátori
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Miklós Bátori, nom de plume de Miklós Bajomi[1], est un écrivain catholique d'origine hongroise, né en 1919[1] ou en 1920[2] à Bátaszék en Hongrie, et mort le à Paris[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il publie en 1944 à Budapest son premier roman, Ingovány (littéralement : « Bourbier »), encore sous le nom de Miklós Bajomi[4]. Il est fait prisonnier de guerre en France en 1945, et s'inscrit à la Sorbonne après sa libération. Il revient en Hongrie en janvier 1947 pour des raisons familiales[5], et fait alors ses études supérieures à Budapest. Il enseigne ensuite en province (de 1951 à 1956 dans un lycée technique de Győr où il est également directeur de l'internat[6]). Il participe, à Budapest, à un groupe d'écrivains d'avant-garde.

Il fuit la Hongrie après l'écrasement de la révolution de 1956 et se réfugie à Paris. Il est membre du comité de rédaction de la revue littéraire et culturelle hongroise de Paris Ahogy Lehet[7], et écrit également dans d'autres journaux de l'émigration hongroise[5].

Il publie en hongrois à Cologne, en 1960, Kálvária (« (route du) Calvaire » d'après l'adresse de son lycée, en français Un étrange paradis), qui décrit l'époque où, professeur à Győr, il s'enfuit avec un groupe de catholiques persécutés par le pouvoir communiste[8], et en 1961, A halál a szőlőskertben (littéralement : « La mort dans le vignoble »), qui évoque l'effort des chrétiens pour retrouver, sous un régime hostile, la pureté de l'Église primitive. Ce dernier ouvrage, traduit et publié en français en 1965 sous le titre Le Vignoble des saints, obtient le grand prix catholique de littérature.

En 1963, Les Briques est un roman des derniers jours de la révolution hongroise.

En 1967, Les Va-nu-pieds de Dieu met en scène l'évangéliste Marc qui raconte ce qu'il a vu tout au long de sa vie.

Ses œuvres suivantes sont écrites directement en français.

Vers 1968, il est surveillant général et professeur de mathématiques à la Maîtrise de Montmartre, du temps où Christian de Chergé en était le directeur, puis surveillant général au lycée Saint-Louis-de-Gonzague. On le connaît alors sous de nom de « Monsieur Bajomi ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Un étrange paradis, Plon, 1961 (traduit de (hu) Kálvária, Köln 1960)
  • Les Briques, Robert Laffont, 1963 (traduit du manuscrit hongrois[9])
  • Le Vignoble des saints, Robert Laffont, 1965 (traduit de (hu) A halál a szőlőskertben, Köln 1961 [lire en ligne]) Grand prix catholique de littérature.
  • Les Va-nu-pieds de Dieu, Robert Laffont, 1967 (traduit du manuscrit hongrois[10]) Couronné par l'Académie française[11].
  • Le lièvre a pleuré, Robert Laffont, 1969
  • La vie est un océan, Robert Laffont, 1973
  • Bakfitty, Fayard, 1977
  • Notre ami, Lazare (chronique), Le Cerf, 1983[2],[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La notice d'autorité du catalogue général de la Bibliothèque nationale de France donne cette date de 1919 avec un point d'interrogation. Gyula Borbándi indique également 1919 dans son encyclopédie (Borbándi 1992).
  2. a et b Quatrième de couverture de son roman Les Briques, Robert Laffont, rééd. 1984 (ISBN 2-221-04311-1).
  3. selon Magyar Emigráns Írók és Műveik [« Les écrivains hongrois émigrés et leurs œuvres »], sur le site Petőfi Irodalmi Múzeum (Musée de la littérature Petőfi, Budapest) : (hu) « Bajomi Miklós ».
  4. (hu) « Ingovány : regény — Bajomi Miklós », sur Petőfi Irodalmi Múzeum : notice de l'exemplaire d'Endre Illés avec la dédicace « À mon modèle — L'auteur, 5 mai 1944 ».
  5. a b et c (hu) Gyula Borbándi, Nyugati magyar irodalmi lexikon és bibliográfia [« Encyclopédie et bibliographie de la littérature hongroise à l'Ouest »], Budapest, Hitel, (ISBN 963 04 1859 2), « Bátori Miklós ».
  6. (hu) László Szerencse, « Az internátustól a kollégiumig », sur Jedlik Ányos Gépipari és Informatikai Középiskola és Kollégium [Lycée technique et internat Jedlik Ányos, Győr].
  7. Borbándi 1992, « Ahogy Lehet ».
  8. Philippe Brindet, « Bibliographie des œuvres de Miklo[s] Batori », sur revue Thomas, .
  9. (notice BnF no FRBNF34747254)
  10. (notice BnF no FRBNF32915054)
  11. « Miklos BATORI », sur Académie française.

Liens externes[modifier | modifier le code]