Mijanès

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Article connexe : Mijanès-Donezan.
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Mijanès
La Bruyante à Mijanès
La Bruyante à Mijanès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Haute-Ariège
Intercommunalité Haute-Ariège
Maire
Mandat
Christian Dubuc
2014-2020
Code postal 09460
Code commune 09193
Démographie
Gentilé Mijanésiens
Population
municipale
62 hab. (2014)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 54″ nord, 2° 03′ 25″ est
Altitude Min. 1 037 m – Max. 2 541 m
Superficie 39,95 km2
Localisation

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Vue générale de Mijanès

Mijanès est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Mijanésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Donezan sur la Bruyante. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mijanès[1]
La Fajolle,
Mérial
(Aude)
Niort-de-Sault
(Aude)
Campagna-de-Sault (Aude),
Rouze
Ascou Mijanès[1] Artigues
Orlu

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 1995 Jean-Pierre Bel PS Conseiller régional de Midi-Pyrénées
mars 1995 2001 Jean Jacques Resplandy PS  
mars 2001 en cours Christian Dubuc PS Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 62 habitants, en diminution de -33,33 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 384 520 497 554 589 582 574 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
529 540 519 494 501 501 500 505 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 387 390 268 263 227 215 215 184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
125 91 71 75 79 78 85 93 62
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Forge à la catalane[modifier | modifier le code]

La forge à la catalane de Mijanès est située au lieu-dit la Forge près de la rivière, la Bruyante, et proche d'un terrain, la Mouline, où fonctionnait dès le Moyen Âge un moulin de fer (forges à bras, forges de village).

Elle est mentionnée pour la première fois en 1714 quand le Marquis d'Usson est autorisé par le roi Louis XIV à construire une forge à la catalane. La forge de Mijanès est construite sur une rivière dont le débit est suffisamment important pour faire fonctionner, par la force hydraulique et motrice, la soufflerie de la trompe ainsi que la roue à palettes de l'arbre moteur. Étant située en amont du village, l'eau qui servait au bon fonctionnement de cette structure était contingentée car elle permettait également de faire tourner les moulins à farine ainsi qu'une scierie. Le minerai de fer venait de Rancié et peut-être de Boutadiol (mine de fer de Boutadiol), et était transporté par des voituriers avec des mulets. La méthode consiste à extraire le fer du minerai par réduction par le carbone, fourni par le charbon de bois. On place dans le fourneau une couche de minerai, une couche de charbon, et cette combustion activée par de l'air soufflé peut atteindre 900°C. Pour faire du charbon, on réalise des meules de 10 à 15-20 stères suivant le lieu d'approvisionnement. Un stère de bois de hêtre donne environ 0,3 m³ de charbon pour une masse de 75 kg environ. Huit ouvriers étaient nécessaires pour le fonctionnement de la forge, 4 maîtres et 4 valets. Au foyer, le premier maître chef était chargé de l'organisation générale, de l'entretien du creuset ainsi que de sa construction, du chargement et de la surveillance des opérations. Au maillé (le maître forgeur) revenait la direction du mail, des rouets et des roues.

Les orrys[modifier | modifier le code]

C'est dans ces abris que se réfugiaient les bergers et les paysans pour éviter de redescendre au village ; leur qualité et leur simplicité de construction font que ces orrys ont traversé les années sans trop de dégradation. Ils sont nombreux autour du village mais difficiles à trouver et il vaut mieux se faire accompagner par un guide pour les découvrir.

Station de ski de Mijanès[modifier | modifier le code]

Station de ski Mijanès-Donezan : 1 470 m -2 000 m, 45 km de pistes (dont 36 km de ski de fond), 5 téléskis, 10 pistes (ski alpin). Créée en 1961 (M. Castilla, conseiller général).

Église de Mijanès[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à saint Jean-Baptiste. Elle date du XVIIe siècle et est de style Renaissance (façade ravalée en 1965).

Sommets environnants[modifier | modifier le code]

Pic de Balbonne (2 305 m), Roc Blanc (2 546 m).

Vallée de la Bruyante[modifier | modifier le code]

C'est la rivière qui coule devant le village (voir historique).

Noubals[modifier | modifier le code]

Barrage hydroélectrique, dont le lac de retenue et son voisinage permettent la pratique d'activités de loisir, avec notamment l'aménagement d'un parcours santé.

Gouffre du Monegou[modifier | modifier le code]

Découvert en 1968, le gouffre du Monegou atteint la profondeur de -324 m.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L’abbé J. M. Durand, nommé à Montségur, y fait des fouilles. Ses trouvailles se trouvent de nos jours dans un musée de Paris. Officiant à Mijanès, au château d'Usson, son nom reste attaché au site de Vals[6].
  • L'ancien président du Sénat, Jean-Pierre Bel, fut maire de cette commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. [www.histariege.com Sources]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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