Mijanès

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Article connexe : Mijanès-Donezan.

Mijanès
Mijanès
La Bruyante à Mijanès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Haute-Ariège
Intercommunalité Haute-Ariège
Maire
Mandat
Christian Dubuc
2014-2020
Code postal 09460
Code commune 09193
Démographie
Gentilé Mijanésiens
Population
municipale
61 hab. (2015 en diminution de 32,97 % par rapport à 2010)
Densité 1,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 54″ nord, 2° 03′ 25″ est
Altitude Min. 1 037 m
Max. 2 541 m
Superficie 39,95 km2
Localisation

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Vue générale de Mijanès

Mijanès est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Mijanésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Donezan sur la Bruyante, affluent du fleuve l'Aude. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mijanès[1]
La Fajolle (Aude),
Mérial (Aude)
Niort-de-Sault
(Aude)
Campagna-de-Sault (Aude),
Rouze
Ascou Mijanès Artigues
Orlu

Histoire[modifier | modifier le code]

Un important incendie a détruit 90 maisons en février 1825 : 350 habitants sur 475 se trouvent sans abri.

Le 5 décembre 1944, un avion de transport militaire Douglas C-47 "Dakota" de la Royal Air Force à destination des Indes, s'est écrasé à Mijanès sur le Pic de la Camisette. Sur les 23 Militaires à bord, dix sept périront dans l'accident. Un autre décèdera de ses blessures quelques jours plus tard. Il n'y aura finalement que cinq survivants. Une plaque commémorative est fixée sur la façade de la mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 1995 Jean-Pierre Bel PS Conseiller régional de Midi-Pyrénées
mars 1995 2001 Jean Jacques Resplandy PS  
mars 2001 en cours Christian Dubuc PS Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 61 habitants[Note 1], en diminution de 32,97 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462384520497554589582574595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
529540519494501501500505466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410387390268263227215215184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1259171757978859362
2015 - - - - - - - -
61--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Station de ski de Mijanès[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve la station de ski Mijanès-Donezan :de 1 470 m à 2 000 m d'altitude, compte 45 km de pistes (dont 36 km de ski de fond), 5 téléskis, 10 pistes pour le ski alpin. Elle a été créée en 1961 à l'initiative de Michel Castilla, conseiller général.

Forge à la catalane[modifier | modifier le code]

Lacets, côté est, du col des Pailhères.

La forge à la catalane de Mijanès est située au lieu-dit la Forge près de la rivière la Bruyante, et proche d'un terrain, la Mouline, où fonctionnait dès le Moyen Âge un moulin de fer (forges à bras, forges de village).

Elle est mentionnée pour la première fois en 1714 quand le marquis d'Usson est autorisé par le roi Louis XIV à construire une forge à la catalane. La forge de Mijanès est construite sur la rivière dont le débit est suffisamment important pour faire fonctionner, par la force hydraulique et motrice, la soufflerie de la trompe ainsi que la roue à palettes de l'arbre moteur. Étant située en amont du village, l'eau qui servait au bon fonctionnement de cette structure était contingentée car elle permettait également de faire tourner les moulins à farine ainsi qu'une scierie. Le minerai de fer venait de la mine de Rancié située dans la vallée de Vicdessos et peut-être de la mine de fer de Boutadiol, et était transporté par des voituriers avec des mulets. La méthode consiste à extraire le fer du minerai par réduction par le carbone, fourni par le charbon de bois. On place dans le fourneau une couche de minerai, une couche de charbon, et cette combustion activée par de l'air soufflé peut atteindre 900°C.

Pour faire du charbon, on réalise des meules de 10 à 15-20 stères suivant le lieu d'approvisionnement. Un stère de bois de hêtre donne environ 0,3 m³ de charbon pour une masse de 75 kg environ. Huit ouvriers étaient nécessaires pour le fonctionnement de la forge, 4 maîtres et 4 valets. Au foyer, le premier maître chef était chargé de l'organisation générale, de l'entretien du creuset ainsi que de sa construction, du chargement et de la surveillance des opérations. Au maillé (le maître forgeur) revenait la direction du mail, des rouets et des roues.

Les orrys[modifier | modifier le code]

C'est dans ces abris que se réfugiaient les bergers et les paysans pour éviter de redescendre au village ; leur qualité et leur simplicité de construction font que ces orrys ont traversé les années sans trop de dégradation. Ils sont nombreux autour du village, mais difficiles à trouver et il convient de se faire accompagner par un guide pour les découvrir.

Église de Mijanès[modifier | modifier le code]

L'église Saint Jean-Baptiste date du XVIIe siècle, de style Renaissance (façade ravalée en 1965).

Sommets et col environnants[modifier | modifier le code]

On remarque notamment le pic de Balbonne (2 305 m), le Roc Blanc (2 546 m). On accède à la haute vallée de l'Ariège par le port de Pailhères (2 001 m) mais uniquement à la bonne saison.

Noubals[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un barrage hydroélectrique, dont le lac de retenue et son voisinage permettent la pratique d'activités de loisir, avec notamment l'aménagement d'un parcours santé.

Gouffre du Mounégou[modifier | modifier le code]

Découvert en 1968, le gouffre du Mounégou a une longueur de 1 300 m et atteint la profondeur de -324 m.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête au village les 3, 4 et 5 août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. [www.histariege.com Sources]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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