Miho-jinja

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Sanctuaire Miho
Image illustrative de l’article Miho-jinja
Les bâtiments "haiden" (au devant) et honden (à l'arrière) du sanctuaire
Présentation
Nom local 美保神社
Culte Shintoïsme
Géographie
Pays Japon
Ville Matsue
Coordonnées 35° 33′ 44″ nord, 133° 18′ 22″ est

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Sanctuaire Miho

Géolocalisation sur la carte : préfecture de Shimane

(Voir situation sur carte : préfecture de Shimane)
Sanctuaire Miho
Torii du sanctuaire Miho-jinja

Miho-jinja (美保神社) est un sanctuaire shinto situé dans la commune de Matsue, dans le village portuaire de Mihonoseki, préfecture de Shimane, sud-ouest du Japon.

Le sanctuaire vénère Kotoshiro-nushi, fils du kami Ōkuninushi qui fut assimilé durant le Moyen Âge à Ebisu, le dieu de la mer et de la navigation, des marchands, de la musique et de la dance. Y est également vénérée la mère de celui-ci, la déesse Mihotsu-hime.

Miho-jinja est à la tête des 3385 sanctuaires vénérant Ebisu à travers le Japon. C'est un des dieux les plus importants du panthéon shintoïste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire, cité sous le nom Kamigi-kansha dans le recueil Izumo-no-kuni Fudoki écrit en 733, était à l'époque placé sous la protection de la famille impériale, laissant supposer que le sanctuaire fut établi bien antérieurement.

L'actuel bâtiment « haiden », où les visiteurs effectuent leurs prières, a été construit au début de l'ère Shôwa. L'actuel bâtiment « honden » du sanctuaire remonte lui à 1813 et fut désigné bien culturel important en 1982[1].

De type architectural « Miho », le sanctuaire a la particularité d'être constitué de deux édifices de types « taisha » reliés entre eux : celui de gauche abrite le dieu Ebisu/Kotoshiro-nushi, tandis que celui de droite abrite sa mère Mihotsu-hime (la princesse Mihotsu), qui a donné son nom à la localité.

Le type de construction « taisha » (littéralement « grand sanctuaire ») tient son nom du sanctuaire Izumo Taisha, l'un des plus importants sanctuaires du Japon, situé à l'ouest de l'autre côté de la péninsule de Shimane. Les deux sanctuaires sont en fait reliés de par leurs histoires et notamment le « mythe de la cession du pays » (Kuni-yuzuri shinwa) visible dans les recueils du Kojiki et du Nihon Shoki. Pour l'anecdote, il existe également le Ebisu-Daikoku Marathon, course de 100 km courue tous les ans et reliant les deux sanctuaires séparés de 60 km à vol d'oiseau[2]. Célébré au grand sanctuaire d'Izumo Taisha, Ôkuninushi est, dans le culte populaire, assimilé à Daikoku (ou Daikokuten), l'une des Sept Divinités du Bonheur (七福神, Shichi Fukujin).

Le sanctuaire possède également dans sa salle des trésors une importante collection d'instruments de musique qui ont été offerts en offrande au dieu de la musique. Parmi eux, 846 objets sont classés Bien matériel folklorique important[3].

Évènements religieux[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire Miho est le centre de deux importants évènements religieux, tous deux liés au mythe de la "cession du pays" (国譲り神話, Kuni-yuzuri Shinwa).

  • Le rituel Aofushigaki

Ayant lieu tous les 7 avril, ce rituel met en scène le départ du dieu Kotoshiro-nushi, lorsque celui décida de se retirer du monde visible après avoir accepté la demande de l'émissaire céleste envoyé à sa rencontre pour lui demander de céder le pays aux Dieux du ciel.

Aofushigaki désigne littéralement en japonais la « barrière de taillis vert » dont Kotoshiro-nushi entoura son bateau afin de se cacher et de disparaître dans la mer.

Le rituel consiste en deux embarcations décorées à la manière de ce que le dieu Kotoshiro-nushi avait pu faire. Les deux bateaux s'en vont ensuite symboliquement s'avancer dans le port, accompagnés d'un autre bateau sur lequel jouent des musiciens, au son de flûtes et de tambours[4].

  • Le rituel Morotabune

Se tenant tous les 3 décembre, ce rituel consiste en la mise en scène de la venue des émissaires célestes envoyés à la rencontre de Kotoshiro-nushi, après que son père, Ôkuninushi, qui rencontra les émissaires sur la plage Inasa-ga-hama à Izumo, leur ait dit d'aller demander l'avis de son fils à l'autre bout de la péninsule de Shimane.

L’événement, beaucoup plus dynamique que le rituel Aofushigaki, consiste en une course de deux barques dans le port à la fin de laquelle les rameurs s'écabloussent énergiquement pour se purifier.

Aujourd'hui constituées de deux troncs évidés réunis entre eux, les pirogues n'étaient fait à l'origine que d'un seul et unique rondin (pirogue monoxyle). Deux de ces pirogues sont conservées dans l'enceinte du sanctuaire et classées Bien culturel national important.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]