Micropaiement

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Page d'aide sur l'homonymie Pour des prêts de faible montant, voir Microcrédit.

Le micropaiement (aussi appelé microtransaction) est un service de paiement permettant d'acheter des services ou des contenus de faible valeur unitaire. Il permet en particulier au webmaster d'un site Web d'être rémunéré sur de toutes petites sommes. Le principe du micropaiement est également souvent utilisé comme base économique par certains Jeux en ligne massivement multijoueurs, ceux que l'on désigne comme étant Free-to-play (inscription gratuite, pas d'abonnement) tels que Archlord ou par certains jeux payants avec les fonctions clès et caisses tels que Counter-Strike: Global Offensive et Rocket League, cette fonction fut rendu populaire.

La préoccupation principale est que les commerçants ne peuvent guère utiliser les moyens de paiement traditionnels (par exemple, les cartes de paiement…) pour ces sommes, à cause des frais importants qu'ils entraînent.

La directive européenne sur les services de paiement vise, entre autres, à faciliter l'émergence de solutions via son article 34 qui définit, en particulier, des dérogations pour les services de paiement de montant limité : montants unitaires inférieurs à 30€ ou limite de dépense inférieure à 150€.[réf. nécessaire]

Les différents systèmes de micropaiement[modifier | modifier le code]

Les principales catégories de solutions actuellement mises en œuvre en France sont :

  • L'appel par le visiteur d'un numéro de téléphone surtaxé de type 0899xxxxxx. Le site en question touche ainsi une commission et le visiteur reçoit par téléphone un code qui lui permet d'accéder à des zones payantes du site.
  • L'envoi par SMS surtaxé (à un n° à 5 chiffres de type 8xxxx) du mot clé "CODE" permettant réception d'un code d'accès alphanumérique
  • La solution Internet+ qui consiste à facturer les micropaiements sur la facture mensuelle du FAI (Fournisseur d'Accès Internet) du client. Il existe deux versions de cette solution.
  • La solution MPME (Micro Paiement Mobile & Enablers) qui permet de facturer les biens et contenus sur la facture de l'opérateur mobile. Elle présente notamment l'avantage d'adresser tous les utilisateurs mobiles (56 millions de personnes[réf. nécessaire]) et de ne pas nécessiter d'ouverture de compte ou de saisie de coordonnées bancaires.
  • La solution de la monnaie cryptographique (Bitcoin). 
  • Les solutions basées sur des cartes prépayées qui sont débitées à chaque achat.

La Directive sur les services de paiement vise à dé-réguler ce secteur et permettre l'émergence de nouvelles offres de service.

Avantages[modifier | modifier le code]

Ce système évite l'utilisation de systèmes plus coûteux (cartes de paiement) ou non accessibles à certaines catégories d'utilisateurs (notamment pour les adolescents) et offre plusieurs avantages aux utilisateurs :

  1. Sécurité – Le code de paiement n’est utilisable qu’une seule fois, ou pendant une durée limitée selon paramétrage du web master, et ne peut être subtilisé.
  2. Commodité - Aucune pré-inscription n’est nécessaire.
  3. Facilité – Un seul code à saisir.
  4. Rapidité - La plupart des transactions sont effectuées en moins de 30 secondes, sauf les services audiotel qui nécessitent près de deux minutes de connexion pour obtenir le code.
  5. Confidentialité – L’utilisateur garde son anonymat et ne donne pas ses informations personnelles au site marchand, ce qui serait gênant dans le cas d'un site pornographique.
  6. Maîtrise du budget - Pas de surprises sur le relevé bancaire ou sur la facture Internet (dans le cas d’un paiement via Internet +).

Pour les webs marchands et les fournisseurs, le web paiement procure un certain nombre d'avantages :

  1. Simplicité, l’intégration de ce type de solutions sur le site marchand est généralement très facile.
  2. Instantanéité, ce qui apporte satisfaction à sa clientèle du site marchand.
  3. Discrétion pour protéger les informations de paiement et l'identité des consommateurs.
  4. Meilleur taux de conversion : achat à partir d'un seul clic et aucun besoin de créer un compte.
  5. Garantie, aucune possibilité de renonciation, aucun risque de fraude.

Inconvénients[modifier | modifier le code]

Les services de micropaiement Contact+ et Internet+ ont entraîné des abus de la part d'éditeurs de sites où le consentement au paiement était dissimulé, en fait remplacé par un simple clic sur une vidéo ou un lien. Selon Les Echos, ces fraudes « pouvaient atteindre plusieurs centaines d'euros » [1].

Or ces solutions de paiement étaient activées par défaut [2] : ces services perduraient donc, et les paiements avec (d'autant que si c'est un abonnement mensuel, il est généralement reconduit tacitement), tant que l’abonné ne les désactivait pas [3].

Contact+ a été créé en juin 2012 par Orange pour compenser la suppression de l'émulateur Minitel. Il permettait aux éditeurs de faire payer le consommateur à la durée [4]. Il a été arrêté par Orange le 16 janvier 2016.

Le service Internet+ est encore actif et il est toujours activé par défaut [5]. Orange n'est pas le seul FAI à activer des solutions de paiement par défaut [6]. Par exemple, Internet + est activé par défaut chez SFR [7].

Regroupements[modifier | modifier le code]

Une solution également adoptée consiste à regrouper les paiements. L'intermédiaire financier attend alors de disposer d'un montant de débit suffisamment important pour placer un ordre de paiement sur un moyen traditionnel. Le plus souvent, le client constitue une réserve ou un porte-monnaie par avance.

Avantages[modifier | modifier le code]

  • Sans nécessiter d'infrastructure originale, les frais sont maintenus à un niveau très abordable pour tous les intervenants.

Inconvénients[modifier | modifier le code]

  • Le client doit dans certains cas, au préalable, ouvrir un compte chez un intermédiaire.
  • L'intermédiaire doit se comporter comme une banque, mais n'en a que rarement les attributs légaux, et la sécurité, en dehors des trois acteurs réglementés par la Bourse,

Solutions d'intégration[modifier | modifier le code]

Des prestataires techniques proposent des solutions pour faciliter l'intégration des moyens de micropaiement sur un site web en mettant principalement à disposition de leurs clients des scripts PHP ou JavaScript.

Acteurs du marchés[modifier | modifier le code]

Le marché du micro paiement regroupe plusieurs acteurs spécialisés dans la vente sur mobile ou sur le web de solutions capables de fournir à de nombreux webmaster des réponses à leur recherche de monétisations du trafic. Les plus connus[réf. nécessaire] sont: Allopass (devenu HiPay), Starpass[8], Rentabiliweb et YouPass.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Micropaiements : les fraudes sur mobile peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros », sur Les Echos, (consulté le 14 novembre 2018)
  2. « « Internet+ » : attention à l’activation par défaut !, par Rafaële Rivais, journaliste au Monde », sur SOS conso, (consulté le 14 novembre 2018)
  3. « Orange condamnée à rembourser des paiements via Internet+ et Contact+, par Rafaële Rivais, journaliste au Monde », sur SOS conso, (consulté le 14 novembre 2018)
  4. « Minitel GIBMédia fait du rab », sur Que Choisir.org, (consulté le 14 novembre 2018)
  5. « Comment gérer et utiliser Internet+, un service de micropaiement qui figure sur ma facture SFR », sur Korben.info (consulté le 14 novembre 2018)
  6. « Internet+ – Soyez vigilant ! », sur Assistance SFR, (consulté le 14 novembre 2018)
  7. « Internet+ : bloquer ou autoriser », sur Assistance SFR (consulté le 14 novembre 2018)
  8. https://www.starpass.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]