Michele Mari

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Michele Mari est un écrivain italien né à Milan en 1955.

Fils du designer et artiste Enzo Mari, il enseigne la littérature italienne à l’université de Milan. Il vit à Rome depuis 1972.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est Philologue, spécialiste de science-fiction et de bande dessinée.

Dans ses histoires, il utilise fréquemment le thème de l’enfance ou de la prime jeunesse, comme instant à conserver goulûment, de l’obsession posthume de la vie non vécue, de la littérature comme succédané de la vie, de la mémoire et de ses mécanismes.

Ennemi du changement, donc de la modernité dans ses formes les plus voyantes et vulgaires, qui est considéré comme forme de mort, il argue que les choses ne restent que quand on les perd, comme les vieux jouets, qui, s’ils ne sont pas volés, sont abandonnés pour toujours, par indolence, par distraction. Il est tout autant ennemi de la rhétorique, prêt à adopter un ton soutenu et glacial, d’autant plus froid que l’émotion se fait brûlante.

Son style littéraire, extrêmement complexe, trouve ses références les plus crédibles, dans la littérature italienne, chez Carlo Emilio Gadda, Tommaso Landolfi et Giorgio Manganelli, et hors Italie chez Louis-Ferdinand Céline.

Son avant-dernier roman, Verderame (Les limaces françaises), tout en conservant les principales caractéristiques de ses œuvres précédentes, adopte une structure parsemée de touches d'horreur et une fin ambigüe et surnaturelle. Ce roman lui vaut le Prix Grinzane Cavour en 2008, comme Super-vainqueur de la Fiction italienne.

Son œuvre poétique est à signaler, comme sont significatifs ses essais critico-philologiques et ses ouvrages généraux, principalement consacrés à la littérature italienne des XVIIIe-XIXe siècles et à la littérature fantastique comparée.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Tout le fer de la tour Eiffel, [« Tutto il ferro delle torre Eiffel »], trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Cadre vert », 2005, 297 p. (ISBN 2-02-062900-3)
  • Pink Floyd en rouge, [« Rosso Floyd »], trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Cadre vert », 2001, 312 p. (ISBN 978-2-02-103808-8)
  • Les Limaces françaises, [« Verderame »], trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Cadre vert », 2012, 200 p. (ISBN 978-2-02-098262-7)

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]