Michel Santi

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Michel Santi
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Michel Santi
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Michel Santi est un économiste et ancien financier franco-suisse. Il conseille depuis 2005 plusieurs banques centrales[1] et est l'auteur de plusieurs ouvrages.

Dans le cadre de son métier de banquier, il a pris des positionnements à contre-courant de la tendance des marchés financiers : lorsqu'il crée et prend la tête d'une des premières sociétés indépendantes de gestion à Genève en 1993, et lorsque - dès 2007 - il critique les excès de la finance tout en prônant une politique intensive de création monétaire et pour un interventionnisme accru de l'État.

Ancien membre du World Economic Forum[2] et de l'IFRI[3], Michel Santi est un membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch »[3].

Son parcours professionnel et universitaire[modifier | modifier le code]

Famille et milieu d'origine[modifier | modifier le code]

Né à Beyrouth, Liban en 1963 de Paul Santi, diplomate français issu d'une famille de Français d’Égypte, et de Nadia Rizk, issue d'une des grandes familles chrétiennes orthodoxes du Liban, Michel Santi est français de naissance et naturalisé suisse en 1997. Il fait ses études au Collège des Pères Jésuites Notre-Dame de Jamhour au Liban jusqu'au déclenchement de la guerre civile en 1975.

Entre 1975 et 1981, date de l'obtention de son baccalauréat, il vit successivement en Arabie saoudite, à Bahreïn, revient au Liban, puis en Turquie, tout en poursuivant sa scolarité dans les écoles françaises de ces pays.

Michel Santi est diplômé d'HEC Paris. En outre, il est Master 2 en droit économique (juriste de banque et finance) de l'Université de Nice.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

A la faveur d'un stage dans une banque à Genève, il découvre en 1987 l'univers du trading et des marchés financiers. Dès lors, sa carrière connaît une évolution relativement fulgurante dans ce monde de la banque suisse puisqu'il atteint le rang de chef de salle de marchés en 1991. Ses employeurs successifs étant la Banque Indosuez, la Royal Bank of Canada, la Discount Bank et la United Overseas Bank (Group BNP), tous basés entre Genève et Lausanne.

Il co-fonde en 1993 sa première société de gestion de fortune indépendante à Genève et poursuit sur cette lancée jusqu'en 2005. Dans cet intervalle, il aura créé trois hedge funds (fonds spéculatifs), enchaîné les apparitions et interventions à des conférences internationales, multiplié les chroniques et analyses rédigées à l'attention de journaux et de magazines suisses et français. La Télévision suisse romande lui consacre en 1994 un reportage de plus de 30 minutes, tandis que le Financial Times classe en 1998 l'un de ses fonds parmi les cinq premiers dans sa catégorie au monde.

Après la finance[modifier | modifier le code]

Dès 2006, il donne une nouvelle orientation à sa vie professionnelle puisqu'il décide de quitter le monde de la finance pour se consacrer à l'écriture d'analyses macroéconomiques et de rapports de synthèse destinés à des banques centrales de pays émergents et à des fonds souverains qui sont progressivement de plus en plus nombreux à le solliciter. Dès 2007, il tient un blog régulièrement alimenté par ses chroniques, elles-mêmes régulièrement reprises par les presses suisse et française. Ce blog contient du reste tous les articles écrits par Michel Santi depuis 1993, soit environ 2000 analyses.

En 2016, ce passionné d'art lance à Genève la société Art Trading et Finance qui fait la promotion de l'art comme classe d'actifs. En somme, Michel Santi devient un créateur de collections d'art.

Il écrit depuis plusieurs années une chronique macro économique hebdomadaire dans La Tribune en France, dans La Tribune de Genève en Suisse et dans l'Orient Le Jour au Liban. Il est l'auteur d'une multitude d'articles économiques publiés depuis le milieu des années 1990 dans la presse francophone.

Mercredi 24 septembre 2014, dans l’hebdomadaire « L’Express », page 41, Christine Kerdellant écrit :

« Les Etats ont remis leur pouvoir entre les mains des banques centrales. Ces tombereaux de liquidités sont une perfusion pour contrer la stagnation séculaire », estime Michel Santi, un économiste non orthodoxe de plus en plus écouté.

En Janvier 2015, Edgar Morin déclare que Michel Santi devrait participer à la direction de la France. Voir la vidéo

En 2017, il est candidat à l'Académie française[4] ; il est battu par Michel Zink[5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Misère et opulence, éditions L’Harmattan. – décembre 2014. (ISBN 2343053324) - Préface par Romaric Godin
  • Splendeurs et misères du libéralisme[1],[6], éditions L’Harmattan. – novembre 2012. Avant-propos rédigé par Patrick Artus. (ISBN 2296992323)
  • L’Europe : chroniques d’un fiasco économique et politique[6], éditions L’Harmattan. – publié en octobre 2013. Avant-propos rédigé par Christine Kerdellant. (ISBN 2343017654)
  • Capitalism without a conscience[6] publié cher Peter Lang en 2013. (ISBN 978-2875740724)
  • Pour un capitalisme entre adultes consentants, novembre 2016, Préacé par Philippe Bilger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

« Ce monde vit dans un somnanbulisme aveugle. Des économistes comme Joseph Stiglitz ou Michel Santi disent ce qu’il faut faire, mais ils sont isolés, les médias ne diffusent que parcimonieusement ces idées." »

— Edgar Morin, Ayez de l'audace – Interview

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]