Michel Plancherel

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Michel Plancherel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Fribourg (-)
Université de Göttingen (-)
Collège de France (-)
Sorbonne (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Michel Plancherel, né le à Bussy et mort le (à 82 ans) à Zurich, est un mathématicien suisse[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'instituteur Donat Plancherel et aîné d'une fratrie de 8 enfants, Michel est né le 16 janvier 1885 à Bussy, petite commune de la Broye fribourgeoise[2],[1]. En 1892, sa famille déménage à Fribourg[2]. Il y fait sa scolarité au Collège Saint-Michel de 1896 à 1903 et termine avec un Baccalauréat ès sciences[2]. Il obtient son diplôme de mathématiques en 1907 de l'Université de Fribourg, où il a comme maître Matyáš Lerch[2]. Sous sa direction, Michel Plancherel fait une thèse dans le domaine de la théorie de nombres et obtient un doctorat ès sciences mathématiques à l'âge de 22 ans[1],[2].

Avec l'aide d'une bourse de l'État de Fribourg, il poursuit ses études à l'université de Göttingen, où il suit en particulier les cours de Felix Klein, David Hilbert et Edmund Landau jusqu'en 1909[2]. De 1909 à 1910, il suit notamment les cours d'Émile Picard, Henri Lebesgue, Edouard Goursat et Jacques Hadamard au collège de France et à la Sorbonne, à Paris[2].

En 1910, il est nommé Privatdozent à l'université de Genève. Il est professeur à l'université de Fribourg dès 1911 et comble l'absence de Lerch, parti en 1906[2].

À la suite du décès de son père en 1912, Michel Plancherel assiste sa famille et refuse des propositions des universités de Berne et de Lausanne[2]. Il est doyen de la faculté des sciences de l'université de Fribourg entre 1919 et 1920[2]. Il devient professeur à L'École polytechnique fédérale de Zurich et s'établit dans cette ville en 1920[2]. Il est doyen de la section de mathématiques et de physique entre 1928 et 1931 et y reste professeur jusqu'à sa retraite en 1955[1],[2].

Mari de Cécile Tercier, le couple a eu neuf enfants, qui ont eu à leur tour treize petits enfants[2]. Il a présidé la Mission catholique française à Zurich.

Heurté par un véhicule à Zurich le , Michel Plancherel succombe à ses blessures le 4 mars 1967, à 82 ans[2].

Travaux[modifier | modifier le code]

Il a travaillé en analyse, en physique mathématique et en algèbre[3]. Il est connu pour le théorème de Plancherel en analyse harmonique. La formule de Plancherel relie une fonction et son image par la transformation de Fourier[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martine Schmutz, Michel Plancherel, , 18 p. (lire en ligne [PDF])

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Urs Stammbach, article Plancherel, Michel dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Norbert Hungerbühler et Martine Schmutz, « Michel Plancherel, une vie pour les mathématiques et pour le prochain » [PDF]
  3. a et b « Prof. Michel Plancherel et notre départment », sur math.unifr.ch,‎