Michel Picard (homme politique)

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Michel Picard
Illustration.
Fonctions
Député à la Chambre des communes

(4 ans et 2 jours)
Élection 19 octobre 2015
Circonscription Montarville
Législature 42e
Groupe politique Parti libéral du Canada
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Stéphane Bergeron
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Canada
Diplômé de Université Laval
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Profession Consultant

Michel Picard, né le à Québec, est un consultant, écrivain et homme politique canadien. Député de la circonscription de Montarville à la Chambre des communes pour le Parti libéral du Canada du au , il est également, de à , secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Picard est titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en sciences politiques de l’université Paris X ainsi que d’un diplôme de 2e cycle en administration de l’Université Laval[1].

Il travaille pour divers employeurs tant dans les secteurs privé que public, notamment pour l’équipe intégrée de la police des marchés financiers de la Gendarmerie royale du Canada, soit celle qui a mené l’enquête dans le dossier Norbourg. Il crée et dirige également le programme de deuxième cycle de lutte contre la criminalité financière de la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke au campus de Longueuil. En , il publie son premier livre, Faites-moi confiance ! Autopsie des crimes financiers, chez Les éditions Logiques. Il est analyste invité à l'émission RDI Matin Week-end pour commenter les témoignages entendus à la Commission Charbonneau. En , il a publié un livre sur son passage à la commission, La Commission Charbonneau: Les aveux d'un système corrompu, qui est publié aux éditions Stanké[2].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Michel Picard, en campagne électorale 2015, à Saint-Basile-le-Grand.

Michel Picard intègre le Parti libéral du Canada en 2009 alors que la presse le présente comme la recrue de Michael Ignatieff ; il contribue à la rédaction de la plateforme du parti en matière de crimes économiques[3]. Le , il est investi candidat dans la circonscription de Saint-Bruno—Saint-Hubert. Lors des élections de 2011, il finit troisième, derrière le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique, ses résultats souffrant de la « vague orange » avec 7 423 votes, soit 13,60% du suffrage de la circonscription[4].

Quelques mois après sa défaite, il co-signe, avec Marlene Jennings, Marcel Proulx et Brigitte Legault, une lettre adressée à Bob Rae, chef intérimaire du parti. Intitulée Repenser le Parti libéral du Canada, les auteurs y suggèrent des pistes pour relancer la formation, notamment que « le parti devrait reconnaître ses erreurs passées » en faisant mention du rapatriement de la Constitution sans le Québec en 1982, du Programme énergétique national imposé par Pierre Elliott Trudeau en 1980, de la façon de traiter les questions autochtones et du scandale des commandites.

Le , il est investi par acclamation candidat de l'équipe de Justin Trudeau dans la nouvelle circonscription de Montarville[5]. À cet égard, il fait partie d'un premier groupe de 20 candidats investis du Parti libéral du Canada (PLC). Il fait notamment face à la député sortante Djaouida Sellah et à Catherine Fournier du Bloc québécois. Profitant du momentum du PLC dans les deux dernières semaines de campagne, comme plusieurs des candidats libéraux en Montérégie[6], il est élu député avec 18 848 votes, soit 32,54 % des votes exprimés.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Le , Michel Picard est nommé secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale[7]. À la suite de la fusillade du La Loche Community School, il préside, le , une table ronde nationale sur le trouble de stress post-traumatique à Regina en Saskatchewan[8]. Le , il est élu au comité exécutif de l'Association interparlementaire entre le Canada et la France, et, deux jours après, il est élu vice-président de l'Association interparlementaire entre le Canada et le Royaume-Uni. Il siège aussi sur les Associations interparlementaires de l'OTAN et des États-Unis[9].

Défaite en 2019[modifier | modifier le code]

Lors des élections de 2019, une lutte à deux se dessine entre Michel Picard et le candidat du Bloc québécois Stéphane Bergeron, et c'est ce dernier qui l'emporte avec 4305 voix de majorité[10].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Montarville[modifier | modifier le code]

Élection fédérale de 2019
Candidat Parti # de voix % des voix
     Julie Sauvageau Conservateur +04 108, 7,01 %
     Stéphane Bergeron Bloc québécois +25 249, 43,07 %
     Michel Picard (sortant) Libéral +20 877, 35,61 %
     Djaouida Sellah NPD +04 803, 8,19 %
     Jean-Charles Pelland Vert +02 886, 4,92 %
     Thomas Thibault-Vincent Rhinocéros +00208, 0,35 %
     Julie Lavallée Parti populaire +00498, 0,85 %
Total 58 629 100 %
Élection fédérale de 2015
Candidat Parti # de voix % des voix
     Stéphane Duranleau Conservateur +06 284, 10,85 %
     Catherine Fournier Bloc québécois +16 460, 28,42 %
     Michel Picard Libéral +18 848, 32,54 %
     (sortante) Djaouida Sellah NPD +14 296, 24,68 %
     Olivier Adam Vert +01 388, 2,4 %
     Claude Leclair Parti libertarien +00640, 1,11 %
Total 57 916 100 %

Saint-Bruno—Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

Élection fédérale de 2011[11]
Candidat Parti # de voix % des voix
     Nicole Charbonneau Barron Conservateur +05 887, 10,79 %
     (sortante) Carole Lavallée Bloc québécois +15 384, 28,19 %
     Michel Picard Libéral +07 423, 13,6 %
     Djaouida Sellah NPD +24 361, 44,64 %
     Germain Denoncourt Vert +01 523, 2,79 %
Total 54 578 100 %

Publications[modifier | modifier le code]

  • Faites-moi confiance ! Autopsie des crimes financiers, Montréal, (Québec), Canada, Les Éditions Logiques, 2011, 288 p. (ISBN 9782896440054)
  • La Commission Charbonneau: Les aveux d'un système corrompu, Montréal, (Québec), Canada, Stanké, 2015, 436 p. (ISBN 9782760411296)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page de Michel Picard, sur le site du Parti libéral du Canada.
  2. Présentation du livre sur le site des éditions Stanké.
  3. Alec Castonguay, « La chasse aux criminels à col blanc - Le PLC fourbit ses armes pour traquer les escrocs : Ignatieff recrute un expert des crimes économiques qui a travaillé sur l'affaire Norbourg », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  4. Résultats électoraux de la circonscription de Saint-Bruno--Saint-Hubert, sur le site du Parlement du Canada.
  5. Frank Jr Rodi, « Michel Picard élu par acclamation dans Montarville », Les Versants,‎ (lire en ligne)
  6. Geneviève Michaud, « La Rive-Sud vire au rouge », Le Courrier du Sud,‎ (lire en ligne).
  7. Agence QMI, « Justin Trudeau annonce la nomination de 35 secrétaires parlementaires », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne)
  8. Sécurité publique Canada, « Le secrétaire parlementaire Michel Picard préside une table ronde nationale sur le trouble de stress post-traumatique », Communiqué de presse, sur nouvelles.gc.ca, Regina (Saskatchewan), (consulté le 30 avril 2016).
  9. Liste des associations et des groupes interparlementaires, sur le site du Parlement du Canada.
  10. Frédéric Khalkhal, « Défaite du député sortant Michel Picard », Les Versants, (consulté le 4 janvier 2020)
  11. Élections Canada.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]