Michel Montignac

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Michel Montignac
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Michel Montignac (né le 19 septembre 1944[1] à Angoulême et mort le à Annemasse[2]) est un spécialiste de la communication et de la mise en marché, et un auteur français de livres sur la nutrition. Il a adopté, adapté et diffusé un régime d'amaigrissement appelé la Méthode Montignac.

La détermination de la méthode Montignac[modifier | modifier le code]

Michel Montignac était un enfant obèse, comme son père. Après des études de sciences politiques et une spécialisation en sciences humaines, il mène une carrière de cadre supérieur dans l'industrie pharmaceutique, tout d'abord dans les ressources humaines, puis au niveau international en tant que directeur européen. En 1986, il crée la maison d'édition Artulen, chez laquelle il publie ses livres.

Au début des années 1980, il décide d’entreprendre des recherches sur la nutrition, afin de résoudre son problème de poids à partir d'informations scientifiques et en particulier celles concernant les maladies métaboliques, et la nutrition et le diabète.

Il est interpellé par des études publiées en 1976, 1977 et 1981 par Crapo[réf. nécessaire], un chercheur en diabétologie de l'université Stanford en Californie[3]. Ces résultats d'études montraient que les glucides n’étaient pas interchangeables. Ils indiquaient que, pour un contenu en glucide pur identique, l'élévation de la glycémie après le repas était différente, et même très différente, d'un glucide à l'autre, selon que le glucide soit simple ou complexe. Crapo croit, ainsi, qu'un régime composé exclusivement de glucides qui induisent une faible glycémie, peut avoir une valeur thérapeutique dans le contrôle de la glycémie du diabétique.

Après avoir expérimenté l'hypothèse sur lui-même, Michel Montignac valide ces nouveaux principes nutritionnels sur 150 personnes. Il affirme que toutes perdent du poids[réf. nécessaire].

Michel Montignac, qui n'est pas diabétique mais seulement en surcharge pondérale, a l'idée d'expérimenter ce régime sur lui-même, après avoir remarqué que 85 % des diabétiques sont aussi obèses. Ayant ainsi perdu plus de quinze kilos en trois mois, sans restriction calorique aucune, il est encouragé à continuer activement ses recherches dans la même direction[4][réf. insuffisante].

Il découvre alors qu'un chercheur canadien, Jenkins[3], a, conjointement aux travaux de Crapo, entrepris de hiérarchiser l'amplitude glycémique de chaque glucide par rapport à une valeur standard, celle du glucose, à qui la valeur 100 est arbitrairement donnée[style à revoir]. Chaque glucide se voit ainsi attribuer son propre index glycémique (IG).

C’est au début des années 1980 que Michel Montignac élabore les prémisses de sa méthode d’amaigrissement : il serait le premier à intégrer le concept d’index glycémique (IG) dans l’amaigrissement[réf. souhaitée]. C’est ainsi qu’il aurait fait la démonstration qu’il est possible de maigrir en mangeant (contrairement au régime hypocalorique dont la restriction est le fondement), par le seul choix des glucides.

Au cours de ces dix dernières années, plus de 300 études scientifiques sont venues confirmer l’intérêt des index glycémiques dans la lutte des maladies métaboliques et en particulier de l’obésité[réf. nécessaire]. Le concept des index glycémiques (IG) est devenu un sujet à la mode dans l’amaigrissement, ce qui a donné lieu à la publication d’ouvrages et d’articles sur le sujet par d'autres auteurs.

Michel Montignac est décédé en 2010 des suites d’un cancer de la prostate. Il avait 65 ans. Il laisse derrière lui son épouse, leurs deux enfants, , et trois enfants de son premier mariage[1].

La marque de commerce Montignac est déposée par l'entreprise familiale Nutrimont[pertinence contestée][5].

Diffusion de la méthode[modifier | modifier le code]

  • En 1986, Michel Montignac écrit son premier livre : Comment maigrir en faisant des repas d’affaires, qui s’adresse particulièrement aux cadres qui mangent souvent au restaurant ; publié à compte d’auteur, ce livre devient un best seller (550000 exemplaires)[3].
  • Fin 1987, il publie Je mange donc je maigris, la version grand public de sa méthode ; vendu dans une quarantaine de pays, ce livre atteint 18 millions d’exemplaires, dont plus de six millions en France[réf. nécessaire].
  • Michel Montignac publie une quinzaine d’ouvrages sur sa méthode, mais aussi sur la santé en général, en rapport notamment avec certains aliments : le vin, l'huile d’olive, le chocolatetc. Les publications de Michel Montignac sont diffusées dans 45 pays et traduites en 26 langues.
  • Tirant parti de ses succès en librairie, Michel Montignac commercialise aussi une gamme de produits nutritionnels.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • American Dietetic Association. Position of the American Dietetic Association: weight management. J. Am. Diet. Assoc. 97 (1) : 71-74, 1997.
  • Montignac M., Je mange donc je maigris! Ed. Flammarion. Paris. 1997, 242.
  • Bornet F.R., Billaux M.S. et Messing B. Glycaemic index concept and metabolic diseases. Int. J. Biol. Macromol. 21 (1-2) : 207-219, 1997.
  • Wolever T.M.S. The glycemic index: flogging a dead horse. Diabetes Care. 20 (3) : 452-456, 1997.
  • Truswell A.S. Glycaemic index of foods. Eur. J. Clin. Nutr. 46 : S91-S101, 1992.
  • Montignac M. Montignac de A à Z : le dictionnaire de la méthode. Paris. 1994, Belfond. 224.
  • Golay A., Allaz A.F., Morel Y., de Tonnac N., Tankova S. et Reaven G. Similar weight loss on low- or high-carbohydrate diets. Am. J. Clin. Nutr. 63 : 174-178, 1996.
  • Shah M. et Garg A. High-fat and high-carbohydrate diets and energy balance. Diabetes Care. 19 (10) : 1142-1152, 1996.
  • Stamler J. et Dolecek T.A. Chapter 13. Relation of food and nutrient intakes to body mass in the special intervention and usual care groups in the Multiple Risk Factor Intervention Trial. Am. J. Clin. Nutr. 65 : 366S-373S, 1997.
  • Skov A.R., Tourbo S. et Astrup A. The effect of a low-fat, high-protein vs. a low-fat, high-carbohydrate diet on cardiovascular risk factors in obese subjects. Int. J. Obesity. 20 (4) : 47S, 1996.
  • Miller W.C. Dietary fat, sugar, and fiber predict body fat content. J. Am. Diet. Assoc. 94 (6) : 612-615, 1994.
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  • Zelasko C.J. Exercise for weight loss: What are the facts? J. Am. Diet. Assoc. 95 (12) : 1414-1417, 1995.
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ellis, Robin. "Michel Montignac obituary", The Guardian, Septembre 10, 2010. Consulté mars 4, 2012.
  2. LeMessager.fr
  3. a, b et c Marie Desnos, « Le père du régime Montignac est mort », Paris Match, (consulté le 4 septembre 2010)
  4. http://www.montignac.com/fr/ig_pionnier.php
  5. « INPI – Service de recherche marques », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 14 janvier 2016)