Aller au contenu

Michel Mitton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Michel Mitton
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
FontainebleauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Michel Mitton, né le à Moulins et mort le à Fontainebleau, est un architecte français établi à Moulins. Il a conçu plusieurs églises construites dans le diocèse de Moulins et les diocèses voisins, ainsi que de nombreuses maisons et hôtels particuliers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Mitton appartient à une famille de constructeurs et d'architectes. Il est ingénieur de l'École centrale de Paris (Promotion 1886). Il s'installe à Moulins en 1887. Il épouse en 1888 Marie-Louise Barnier, la fille d'Amable Barnier, architecte à Moulins et descendant de Mantin, maître maçon qui construisit la porte de Paris (1764) et le portail du collège de Moulins.

Il est le père de François Mitton, ingénieur de l'École centrale de Paris (promotion de 1922), et Adrien Mitton, ancien élève de l'École des Beaux-Arts de Paris, tous deux architectes à Moulins.

Au début de sa carrière, il collabore beaucoup avec son beau-père, comme pour la chapelle de la Visitation et l'église Saint-Joseph de Clermont-Ferrand. À la fin de sa carrière, il partage son cabinet avec ses deux fils.

Les archives des cabinets d'architectes Barnier et Mitton sont déposées aux Archives départementales de l'Allier[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Clocher de l'église Saint-Pierre de Moulins.
  • Chapelle de la Visitation de Moulins.
  • Pensionnat Saint-Gilles à Moulins.
  • Façade de l'église Saint-Joseph de Clermont-Ferrand (1897-)[2].
  • Église Saint-Michel d'Avermes. Michel Mitton ajoute en 1898 deux chapelles latérales à l'église construite par Louis Desrosiers.
  • Église Saint-Didier de Saint-Didier-la-Forêt (Allier)[3]. Style néo-roman (1900).
  • Église Saint-Côme-et-Saint-Damien de La Chapelle (Allier). Style néo-roman (1905).
  • Hall de l'Agriculture, à Moulins, aujourd'hui détruit (1901)[4].
  • Notre-Dame de l’Assomption et de la Recouvrance, à Villeneuve-sur-Allier (1903-1905).
  • Restauration et restructuration de l'église Saint-Georges de Chassenard[5].
  • Ancienne église Saint-Blaise du Breuil (Allier), aujourd'hui détruite (1910-1911).
  • Chapelle du pensionnat Godefroy-de-Bouillon à Clermont-Ferrand, avec Adrien Mitton (1935-1941). Labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fonds Mitton, 1882-1947, 24 J.
  2. Marie-France Cussinet, « Cinquante ans d'architecture religieuse à Clermont-Ferrand », in Bruno Foucart, Françoise Hamon (dir.), L'architecture religieuse au XIXe siècle : entre éclectisme et rationalisme, Presses Paris-Sorbonne, 2006, p. 143 et suiv., voir p. 152 (en ligne).
  3. Notice de l'inventaire général du patrimoine culturel IA00063321.
  4. Le hall moulinois de l’agriculture de 1901 à 1940.
  5. Neil Stratford, « Un portail roman à Chassenard (Allier) », in Annie Regond, Pascale Chevalier (dir.), Sculptures médiévales en Auvergne : création, disparition et réapparition, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2008, p. 89 et suiv., voir p. 93-94 (en ligne) ; site de la commune de Chassenard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amable Barnier, Michel Mitton, François et Adrien Mitton, Travaux d'architecture, Strasbourg : Édition d'architecture, d'industrie et d'économie rurale, 1934, ill.
  • Maurice Sarazin, Les Bourbonnais célèbres et remarquables des origines à la fin du XXe siècle, Charroux, Éditions des Cahiers bourbonnais, 2010, tome 2, p. 236.
  • Nelly Faure, Entre historicisme et modernité : les châteaux construits ou remaniés dans l'Allier, le Cantal et le Puy-de-Dôme, entre le Premier Empire et la Première Guerre mondiale, thèse, Clermont-Ferrand, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]