Michel Laval

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Michel Laval
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Michel Laval en 2016.
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Michel Laval, né en 1949, est un avocat et un essayiste français.

Origine et études[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille corrézienne, fils d'instituteur[réf. souhaitée], Michel Laval a suivi des études supérieures de droit et de lettres (philosophie) à l'Université Panthéon-Sorbonne à Paris. Il obtenu le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat fin 1973 et est inscrit depuis au [[barreau de Paris|barreau de Paris[réf. souhaitée]]].

Georges Bensoussan et Michel Laval lors de la relaxe de Georges Bensoussan par la 17ème chambre du Tribunal correctionnel.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jeune associé de l'avocat pénaliste Henri Leclerc au début des années 1980[réf. souhaitée], Michel Laval a ensuite fondé le cabinet ML&A où il poursuit son activité dans les domaines du droit des affaires, du droit pénal général et des affaires, de la presse, de la communication et de la propriété intellectuelle[réf. souhaitée].

Michel Laval a plaidé dans des procès correctionnels et d’assises. Il est intervenu dans plusieurs grandes affaires « Bruay en Artois »[1], les « Radios libres»[2], le « sang contaminé » et les « écoutes téléphoniques de l'Élysée » dont il a été l’initiateur des premières plaintes. Il a conseillé et assisté de nombreux organes de presse dont les stations de radio RTL et Fun Radio, la chaine de programmes TV5, les quotidiens Le Monde et Le Temps de Genève ainsi que des personnalités du monde intellectuel, journalistique et artistique dont le journaliste producteur Philippe Alfonsi, l’ancien directeur de la publication du Monde Jean-Marie Colombani, les historiens Stéphane Courtois et Jean-Louis Panné, l'essayiste et académicien Alain Finkielkraut, le créateur Nicolas Ghesquière[3]. Au printemps 2016, il a défendu la station RTL contre Dieudonné devant le tribunal correctionnel de Paris. Aux mois de et , il a défendu l’historien Georges Bensoussan dans le procès intenté à son encontre pour provocation à la haine par le parquet de Paris et le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) et plusieurs autres associations[4].

Au début des années 1990, Michel Laval s’est engagé en faveur des tribunaux internationaux ad hoc pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda. Il s’est rendu à Sarajevo pendant la guerre pour rencontrer les autorités juridiques et judiciaires et participer aux enquêtes sur les crimes. Après le génocide des Tutsis Il s'est déplacé à Kigali pour aider à la formation des procureurs en charge des poursuites judiciaires. Au cours des printemps 2016 et 2018, il a plaidé pour le Collectif des parties civiles pour le Rwanda devant la Cour d’Assises de Paris dans le procès intenté à deux bourgmestres rwandais accusés de génocide et de crime contre l’humanité qui ont été condamnés l'un et l'autre à la réclusion criminelle à perpétuité[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Michel Laval est l’auteur d’ouvrages dont certains plusieurs fois couronnés :

  • Brasillach, ou la Trahison du Clerc, Hachette Littérature 1992.
  • L’Homme sans concession : Arthur Koestler et son siècle, Calmann-Lévy 2005 (Prix de la biographie du Point, Prix du Palais littéraire et musical du barreau de Paris, Prix du Fonds social juif unifié).
  • Tué à l’ennemi, la dernière guerre de Charles Péguy, Calmann-Lévy 2013[6] (Prix d’Académie de l’Académie française[7] et Prix du Nouveau Cercle de l’Union[8]).
  • Plaidoirie d’outre-tombe, Calmann-Lévy 2017
  • Autopsie d'un déni d'antisémitisme, autour du procès fait à Georges Bensoussan, ouvrage collectif, L'Artilleur 2017

Articles[modifier | modifier le code]

Michel Laval est l’auteur de nombreux articles juridiques ou littéraires dont « L’Interview à la confluence des droits » (Légipresse, sept. 1990), « De Nuremberg à La Haye, la prophétie du procureur Jackson » (La Règle du jeu, sept. 1994), « Arthur Koestler, notre contemporain », (Le Meilleur des mondes, 2006), « La séduction des tyrannies » pour Robert Redeker (Combattre l'intolérance, fév. 2008), « Péguy parmi nous » (Revue des deux Mondes, 2014), « Vous avez dit Girondins ? De la faction à la fiction » (Histoire et Liberté, sept. 2015) et « Les messes rouges, Le Zéro et l'Infini d'Arthur Koestler et les procès staliniens », (Revue Histoire de la Justice, AFHJ, 2017).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Faites entrer l'accusé, « Faites entrer l'accusé - Bruay-En-Artois, le notaire et le petit juge », (consulté le )
  2. Thierry Lefebvre, La Bataille des radios libres : 1977-1981, Nouveau Monde éditions, , 421 p. (ISBN 978-2-36583-115-4, lire en ligne)
  3. Le Point, magazine, « Nicolas Ghesquière a-t-il nui à Balenciaga? L'affaire est au tribunal », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Stéphane Durand-Souffland, « L'historien Georges Bensoussan relaxé », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le )
  5. « Deux anciens bourgmestres rwandais jugés pour génocide à Paris », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  6. « Questions à Michel Laval à propos de son livre "Tué à l'ennemi" », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Michel LAVAL | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  8. Prix Nouveau Cercle Interallié

Liens externes[modifier | modifier le code]