Michel Ier Cérulaire

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Michel Ier Cérulaire
Michele Cerulario (Michael I Cerularius).jpg

Enluminure du Chronikon (« Χρονικόν ») de Skylitzès du XIIe siècle, représentant Michel Cérulaire.

Fonction
Patriarche de Constantinople
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Michel Ier Cérulaire (en grec : Μιχαήλ Α' Κηρουλάριος ; en latin : Michael I Cerularius ; né à Constantinople vers 1000, mort le ) fut patriarche de Constantinople du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Cérulaire, né à Constantinople vers 1005, devint un haut-fonctionnaire. Impliqué dans un complot contre l’empereur byzantin Michel IV, il décida de se faire moine pour se soustraire à la justice. Revenu en grâce sous l’empereur byzantin Constantin IX, il fut nommé patriarche de Constantinople en 1043.

Habile administrateur, mais peu versé dans la théologie, il était cependant rigoriste et eut souvent maille à partir avec les intellectuels libéraux comme Psellos. Tout comme le cardinal Humbert en Occident, Cérulaire tenait à uniformiser les usages au sein de sa propre Église. De plus, sa popularité au sein de la population surpassait celle de l’Empereur byzantin[1].

Cérulaire est un des protagonistes de la rupture entre l'Église de Rome et les autres patriarcats de l’Église en 1054 (schisme de 1054) : c’est lui que les légats du pape romain Léon IX excommunièrent.

En 1056, il refuse de s’allier à Théodose, cousin de l’empereur Constantin IX Monomaque dans sa lutte pour le pouvoir contre Michel VI. On sait pourtant qu’il s’opposait à la faction au pouvoir à Constantinople : c’est donc probablement par droiture qu’il refusa de soutenir Théodose. Il est par conséquent banni par l’empereur. Cérulaire meurt en exil : on fait revenir son corps à Constantinople afin de l’enterrer en grande pompe. Michel Psellos, un de ses plus vifs opposants, écrit une oraison funèbre et un panégyrique. Cérulaire était extraordinairement populaire et le pouvoir en place voulait profiter de la ferveur du peuple à son propos. Sa nièce, Eudocie Makrembolitissa, femme de l'empereur Constantin X, fit de lui le champion de la fidélité spirituelle des Grecs aux dogmes des Sept conciles après la séparation de l'Église de Rome en 1054[2] et Cérulaire fut canonisé (pour l’Église orthodoxe).

Le 7 décembre 1965, avant-dernier jour du IIe concile œcuménique du Vatican, le pape Paul VI lève l'excommunication prononcée contre Michel Ier Cérulaire en même temps que le patriarche Athénagoras Ier de Constantinople lève celle contre le cardinal Humbert de Moyenmoutier[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kazhdan (1991), « Michael I Keroularios », vol. 2, p.1361; Runciman (1955), p. 40. Pour les relations entre les empereurs et leurs patriarches voir Treadgold (1997), sous-chapitre « The Church and the West », pp. 684-691, ainsi que Norwich (1991), vol. 2, p. 315 ; sur le caractère du patriarche Michel Cérulaire, Norwich (1994), p. 317; sur celui de Constantin IX, Treadgold (1997), sous-chapitre « Constantin IX’s indolence », pp. 590-598.
  2. Michel Psellos, Chronographie, livre VII, chapitres 1-9, p. 264-267.
  3. Paul VI, Athénagoras Ier, « Déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras » [html], sur vatican.va,‎ (consulté le 21 octobre 2014)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]