Michel Haddi

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Michel Haddi
Michel Haddi.tif
Michel Haddi.
Naissance
Nom de naissance
Michel Louis Kader Haddi
Nationalité
Activité

Michel Louis Kader Haddi, né le à Paris, est un photographe de mode français qui exerce depuis les années 1970. Il est aussi éditeur, illustrateur, réalisateur, acteur et professeur. Il est connu pour avoir photographié des célébrités comme : Clint Eastwood, Uma Thurman, Johnny Depp, Debbie Harry, Martin Scorsese, Cameron Diaz, Nicolas Cage, Angelina Jolie[1]

Par ailleurs, tout au long de sa carrière, le photographe travaille pour les plus grands magazines de mode comme Vogue, Arena, the Face, Interview, Vanity Fair, GQ, Harpers Bazaar, Tatler… Il collabore avec des marques de luxe comme Emporio Armani ou Yves Saint Laurent, Givenchy, Pucci… [2]

Michel Haddi fait partie du petit nombre de photographes qui arrivent à transformer de simples photos de mode en véritables créations artistiques. Il se démarque par la complicité et l’intimité qu’il crée avec ses modèles. Ses photos sont intenses et poétiques ; elles ont aussi une touche d’humour et de défi.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

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Michel Haddi est né en 1956 à Paris rue d'Assas, d’un père soldat[Information douteuse] [?] français qu’il n’a pas connu et d’une mère musulmane algérienne, Halima Haddi, femme de chambre d’origine marocaine, berbère et turque. Ne pouvant pas s’occuper de lui, sa mère le place dans différentes familles d’accueil jusqu’à ses six ans, âge auquel il intègre l’orphelinat « les Sœurs de Saint-Vincent de Paul » à Paris. C’est la guerre d’Algérie et son nom à consonance orientale font de lui un souffre-douleur[3].

À neuf ans, sa mère vient le chercher pour l’emmener vivre avec elle dans un studio HLM de 35 m2 à Clichy-sous-Bois. À cette époque, elle travaille dans un hôtel parisien très chic et lui ramène des exemplaires de Vogue dont il adore regarder les couvertures, mais ce qu’il veut plus que tout à l’époque, c’est devenir réalisateur de films.

Michel n’est pas du tout intéressé par les études, seuls la lecture, le cinéma et l’art le passionnent, ainsi que le sport ; il fait notamment, grâce à son beau-père, de la plongée à Saint-Raphaël, où il passe les plus beaux moments de son enfance. Plutôt que d’aller à l’école, il trouve d’autres occupations : « Nous faisions tous partie de bandes et le jeudi était le jour de rencontre saignantes entre gangs ». Il rate tous ses examens, sauf celui d’électromécanicien, réussi par hasard, dira-t-il…

Débuts[modifier | modifier le code]

À dix-huit ans, Michel Haddi a un véritable coup de cœur pour une photo de Helmut Newton faisant la couverture de Vogue. À l’époque, il travaille le soir, comme serveur chez Maria, un restaurant gay de la rue du Maine où toutes les stars du moment viennent manger. Le week-end, c’est comme veilleur de nuit qu’il travaille, à l’hôtel des Bains, rue Delambre.

Son rêve est de partir de Paris et devenir photographe. Pour devenir photographe, Michel Haddi comprend très vite qu’il a besoin d’argent, il décide donc de quitter Paris en avril 1976 pour aller en Arabie saoudite pendant trois mois en tant qu’électromécanicien. Il y fait des trafics en tous genres pour arrondir les fins de mois puis il part en Iran pour la construction d’un barrage que la révolution de Khomeini interrompra[réf. souhaitée].

Fin 1976, de retour sur Paris, il reprend son travail à l’hôtel des Bains en tant que veilleur de nuit et fait deux rencontres qui vont bouleverser sa vie : le réalisateur allemand Wim Wenders, à Paris pour le tournage de l'Ami américain, et le photographe Ben Lee. Les deux hommes sont intéressés par la possibilité de travailler avec lui[réf. souhaitée] ; Ben Lee, impressionné par les photos que Michel lui montre[réf. souhaitée], lui propose de le suivre à Londres. C’est là que Michel Haddi fait le choix d’abandonner ses rêves de cinéma[non neutre] pour choisir la photographie. Il devient l’assistant du photographe[4] et il apprend tous les secrets techniques de la photographie.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Londres[modifier | modifier le code]

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Assistant de Ben Lee depuis un an et demi, il rencontre des publicitaires et rédactrices de mode. Il passe du temps avec le monde du showbiz notamment dans le club privé, le ZANZIBar. Michel décroche son premier job : il fait des tests avec de jeunes mannequins, parmi lesquels Gail Elliot, avec qui il décrocher son premier shooting pour le Daily Mail.

En 1980, Michel Haddi ouvre, avec le photographe Serge Krouglikoff, un studio à Rosebury avenue. Il rencontre Victor Herbert, qui deviendra son mentor, et qui le fait connaître dans le milieu de la mode, et qui l’impose pour une première parution dans le magazine GQ américain.

La même année, de retour sur Paris, ses photos sont publiées dans Jardin des Modes et Dépèche Mode mais Michel aspire à mieux : il rêve de travailler pour Vogue… Il se fait même le serment qu’il y sera parvenu avant 25 ans, ou qu’il renoncera à sa carrière de photographe.

C’est à la fin de l’année 1981, que son rêve devient réalité : il rencontre le directeur de création de Vogue Hommes, Herve Ollitraut Bernard qui, ayant confiance en son talent, lui offre une série de dix pages pour le magazine.

En 1985, Michel rencontre John Hind, le directeur de la création du British Vogue qui restera son ami jusqu’à la fin de ses jours, et Lucinda Chambers, qui s’occupe de la rubrique beauté. De cette rencontre nait une collaboration de dix ans avec ce magazine, basée sur des reportages, des séries de mode, et des portraits.

Milan[modifier | modifier le code]

Michel Haddi s’aperçoit que les magazines italiens sont les meilleurs en Europe ; il décide donc d’aller à Milan tous les mois jusqu’à ce qu’il réussisse à travailler pour Vogue Italia. Sa persévérance lui donne gain de cause : il convainc[non neutre] Alberto Nodolini, le directeur artistique, de réaliser sa première série de mode pour Vogue shopping puis seize pages pour Vanity Nuovo. En 1986, il rencontre Franca Sozzani et son équipe qui s’occupent des magazines les plus modernes d’Italie « Lei » et « Per Lui » ; il fait des photos tous les mois[réf. nécessaire] pour ces publications.

Michel Haddi travaille dès lors pour les magazines les plus connus en Europe parmi lesquels The Face, Arena, Vogue, GQ, Tatler, Per Lui, Lei, L’uomo Vogue, The Sunday Times et réalise des campagnes de pub pour des marques de luxe[5]

Les trois années qui suivent sont faites de voyages incessants entre Londres, Paris et Milan, et de séances avec les plus grandes stars telles que Debbie Harry, Uma Thurman, les Red Hot Chili Peppers, Kylie Minogue, Naomi Campbell, Jean Paul Gaultier[6]

New York[modifier | modifier le code]

Sa notoriété aidant, si bien qu’il est contacté par le directeur artistique Fabien Baron pour travailler avec lui[réf. nécessaire]. Michel Haddi part donc vivre à New York en 1989. Il travaille rapidement pour les meilleurs magazines new-yorkais, comme le Vogue[7], Mademoiselle, Esquire, Details et Interview. Une série de photos de Kate Moss qu’il réalise pour la chaîne de magasins Bloomingdale’s est alors diffusée sur toutes les vitrines de la chaîne à travers tous les États-Unis et ce sur une cinquantaine d’écrans par vitrine[6].

Los Angeles[modifier | modifier le code]

En 1992, il s’installe à Venice beach. Il y photographie plusieurs acteurs dont Cameron Diaz, Jennifer Lopez, Clint Eastwood David Bowie, Tupac Shakur, Sean Connery, Tim Burton, d’ailleurs, ce dernier l’invite à être photographe de plateaux sur les tournages de Mars Attack et Sleepy Hollow.

En 1994, il réalise, produit et joue dans le film « a.k.a » sur International Velvet, une des égéries de la factory. Il s’agit d’un faux documentaire qui raconte la vie d’International Velvet, alias Susan Bottomly, grâce à sa rencontre avec un journaliste joué par Michel Haddi, à qui elle offre son témoignage et celui de gens qui l’ont connu.

Voyages[modifier | modifier le code]

En 1996, il retourne vivre à New York car la vie à Los Angeles est selon lui[réf. souhaitée] trop aseptisée.

Il photographie en exclusivité pour Première toute la jeunesse du cinéma français (plus d’une centaine d’acteurs) à Paris sur des échafaudages, un documentaire sur cet événement sera diffusé[réf. souhaitée] sur les chaines françaises.

Il effectue des voyages pour les meilleurs magazines, au Mexique notamment, au Brésil, en Équateur et aussi au Maroc et au Yémen, Tahiti.

Cannes[modifier | modifier le code]

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En 1998, il est invité par Première pour couvrir le Festival de Cannes pendant 15 jours, il y photographie 135 personnalités comme Morgan Freeman, Tim Roth, Benicio del Toro, Mia Suvari, Claudia Cardinale ou Jean Reno, Johnny Depp, Kate Moss

Michel Haddi décide de rentrer définitivement en Europe en 2002. Sa carrière continue ; il travaille pour Stern[réf. nécessaire] : il photographie notamment Adriana Karembeu, à Cabo San Luca au Mexique, en collaboration avec Gucci. Emporio Armani fait appel à lui pour une de ses campagnes, il fait pour cette marque une série de photos dans la maison de Mies Van Der Rohe à Barcelone. Il photographie aussi l’équipe de France, championne du monde de football, à travers toute l’Europe pour un rédactionnel dans l’Uomo Vogue.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Lors de son One Man Show à Dubaï[8] qui rencontre le succès grâce à la princesse Al Sabbah[9], des articles sont publiés sur l’exposition dans le monde Arabe : Canvas, Diva, Elite Monde, Grazia Midlle East, Harper’s Bazaar Arabia, Hello Middle East, Luxury, Tabloid, The National, V magazine Maroc, Delux Middle East, L’officiel Middle East, le journal de la photographie, Stack magazine, Dazed digital et Huffington Post.

Michel Haddi devient l’un des rares photographes des célébrités avec lesquelles il entretient une relation de confiance étonnante. Il photographie les plus grandes stars parmi lesquelles : Liza Minnelli, Denzel Washington, Martin Scorsese, Johnny Depp[10], Marion Cotillard, Romain Duris, Tupac, Jennifer Lopez, Will Smith, Kylie Minogue, Cameron Diaz, Clint Eastwood, Bruce Willis, Angelina Jolie, Kate Moss[11], Tim Burton, Morgan Freeman, Bill Pullman, Carolyn Bessette Kennedy, Christian Lacroix, David Bowie, Colin Egglefield, Deborah Harry, Edmund White, Francis Ford Coppola, Gwyneth Paltrow, Lisa Marie Burton, Isabella Rossellini, James Brown, Jean-Paul Belmondo, Jean Reno, Jeff Goldblum, John Hurt, Katherine Heigl, Keanu Reeves, Kyle Maclachlan, Laetitia Casta, Michael Johnson, Nicolas Cage, Rosanna Arquette, Samy Naceri, Sandra Bullock, Sarah Jessica Parker, Sean Connery, Veruschka, Vincent Pérez, Virginie Le Doyen, Winona Ryder[12], Wyclef Jean, Paz Vega, Patricia Velasquez, Brett Easton Ellis, James Elroy, Peter Greenaway, Marcel Desailly, Alain Boqossian, Vincent Candela, Christian Karembeu, John Galliano, Thierry Mugler, Katherine Heigl, John Boorman, Élodie Bouchez, Charlotte Gainsbourg, Brandon Lee, Kim Gordon, Farah Fawcett[13]...

Michel Haddi Studio[modifier | modifier le code]

En 2004, il publie un premier opus « Acid in Wonderland » et crée une première maison d’édition « One Eyed Jacks ltd ». En 2006, il ouvre Michel Haddi Studio ltd à Londres qui édite jusqu’à ce jour tous les titres.

En 2005, il publie le livre I love America, don’t you ?, un hommage à l’Amérique dont la sortie est mondiale. Il justifie ainsi son désir de devenir éditeur : « Je voulais être libre, un producteur indépendant ». Sortent les « bookazines » suivants : Surf and Turf, Paris Dream on baby, Berlin, Made in USA, Brazil, 1001 Nights, qui illustrent ses impressions, expériences et rencontres découlant de ses nombreux voyages[14]. Puis sortent :

  • God Save the Queen : un hommage à la nouvelle punk attitude avec en guest star Coco Sumner, la fille de Sting ;
  • Happy Birthday Glamour Puss pour les 30 ans de Jean Paul Gaultier à l’Olympia ;
  • My Love : un poème d’amour en image sur les sonnets de William Shakespeare ;
  • Blue a whipping Delight (bien avant 50 Shades of Grey) : ce livre est une adaptation d’Histoire d'O de Pauline Réage, et de la Vénus en fourrure de Sacher-Masoch [15];
  • Pop sex : un opus basé sur le Pop Art, un voyage à travers l’érotisme ;
  • Sly’ n’ Chic : nouveau magazine de mode et de musique avec Janet Jackson en couverture (un seul numéro est sorti, faute de financement) ;
  • Spashion : un magazine masculin sur le sport et la mode ;
  • Collection : un magazine d’illustrations de mode qui sort deux fois par an avec en Guest Star, Martine Brand, une illustratrice hollandaise.

Son dernier bookazine en date est Only the Brave : Lors d’un voyage en Thaïlande pour Arena, Vogue et Per Lui en 1987 et d’un deuxième séjour, avec son fils ainé, le photographe décide d’illustrer son voyage initiatique dans l’univers de la boxe thaïlandaise[16].

Expositions et films[modifier | modifier le code]

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Son travail fait l’objet de plusieurs expositions, parmi lesquelles :

  • Neal St Gallery en 1982 ;
  • Groupe show à Tokyo et Kobe en 1986 pour The Face Magazine ;
  • Groupe show au Festival de la Photo de Mode à Budapest, Paris, Barcelone, Monte-Carlo et Biarritz ;
  • Groupe show en 1990 : Festival de la Photo de Mode à New-York City en hommage à Yves Saint Laurent ;
  • 75 years of Vogue ;
  • Neville Brody Victoria and Albert Museum ;
  • International fashion Award Budapest en 1993 ;
  • International Fashion Award Paris en 1995 ;
  • Cole Gallery à Miami et New-York en 1998 ;
  • Positive View Satchi Gallery London en 1998 ;
  • 40 years of St Laurent à New-York ;
  • colette à Paris ;
  • Fresh : minister Del Gusto à Marrakech ;
  • Art Paris 2012 « Young Gallery » avec l’image iconique de Kate Moss ;
  • Iconic et Bionic en 2012 à Dubaï sous l’égide de la princesse Al Sabah, cette dernière exposition le faisant connaître en quelques jours dans tout le monde arabe[17],[18],[19] ;
  • Marouani & Noirhomme avec Kate Moss en août 2013.

Il réalise en 1985 un film-portrait du boxeur Stéphane Ferrara, primé par le CNC, puis en 1994, un film A.K.A (also known as) sur International Velvet, une super star de Andy Warhol. Enfin, en 2013, il tourne « Roma », film sur 3 boxeurs de cette ville.

Il réalise aussi des films :

  • Tyson Beckford pour Spashion ;
  • Eau de Rochas ;
  • Nature pour Vanity Fair ;
  • Out of the Blue avec Angela Mc Clusky ;
  • Morroco pour Macy’s ;
  • GQ Style a.k.a ;
  • Lucy Gordon pour Vanity Fair.

Anecdote[modifier | modifier le code]

« Le jour où je suis à Berlin pour shooter les Red Hot Chilli Peppers en 1989, nous sommes en studio et, tout d'un coup, on entend les gens allumer la télé car des milliers de personnes sont dehors, dans les rues. Ils se dirigent tous vers le Mur de Berlin pour le casser. Nous arrêtons tout et nous les rejoignons. Je photographie les RHCP en train de casser le mur. Il y a là des millions de personnes avec nous. Ce fut un grand moment. » [20]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]