Michel Fichant

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Michel Fichant
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Michel Fichant, né le , est un philosophe, épistémologue et historien français de la philosophie, spécialiste de Leibniz et de Kant. Les programmes d'enseignement de la philosophie dans les lycées de France en vigueur depuis 2003 sont issus des commissions qu'il a dirigées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Assistant de Georges Canguilhem à la Faculté des lettres de Paris (1966), maître-assistant puis maître de conférences à l'université de Paris-I, puis professeur à l'université de Nanterre (1994).

Devenu en 1998 professeur d'histoire de la philosophie moderne à l'université de Paris-Sorbonne, il y exerce diverses fonctions et dirige notamment de 2005 à 2010 l'UFR de philosophie et sociologie. Il a codirigé (avec Jean-Luc Marion) le Centre d'Études cartésiennes.

Ses enseignements et ses travaux portent sur l'histoire de la philosophie (métaphysique, la théorie de la connaissance) des XVIIe et XVIIIe siècles, principalement Leibniz et Kant.

Il préside de 2001 à 2005 le Groupe d'experts pour les programmes scolaires de philosophie. Nommé à ce poste par le ministre Jack Lang pour dénouer la crise suscitée par la tentative d'imposer un programme rejeté par la majorité des professeurs de philosophie des lycées, Michel Fichant est confirmé dans ses fonctions en 2002 par Luc Ferry. Les programmes de philosophie désormais enseignés dans les classes terminales sont issus des travaux ainsi menés à bien.

Il soutient, lors de l’élection présidentielle de 2002, la candidature de Jean-Pierre Chevènement.

Il est en 2005 l'un des signataires de la pétition « La liberté de débattre », publiée par l'hebdomadaire Marianne à l’initiative de Paul Thibaud le 23 décembre 2005, dont l'objet était de dénoncer les « lois mémorielles » (Gayssot, Taubira, etc.)

En 2008, il s'implique fortement dans les élections internes à l'université de Paris-Sorbonne en vue du renouvellement des conseils et du président, en contribuant à la constitution de la liste d'union dont le succès permet l'élection de Georges Molinié (de gauche) contre le président sortant, Jean-Robert Pitte (de droite). Il préside ensuite le Comité stratégique de l'Université et est chargé de mission pour l'Université Paris-Sorbonne Abou Dabi, jusqu'à la fin du mandat de Georges Moliné en mars 2012.

Il est professeur émérite depuis 2010, et vice-président de la Leibniz-Gesellschaft (société internationale des études leibniziennes).

Il est président d'honneur de la Société d’études leibniziennes de langue française, fondée le 16 novembre 2013 à Paris, en Sorbonne.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'idée d'une histoire des sciences, dans Sur l'histoire des sciences (avec Michel Pêcheux), coll. « Théorie », Paris : Maspero, 1969.
  • Leibniz : La réforme de la dynamique, coll. « Mathesis » Paris : Vrin, 1994.
  • Science et métaphysique dans Descartes et Leibniz, coll. « Épiméthée », Paris : PUF, 1999.
  • L'invention métaphysique, introduction à Leibniz, Discours de métaphysique suivi de Monadologie et autres textes, coll. « Folio », Paris : Éditions Gallimard, 2004, p. 7-140.
  • Louis Guillermit, Leçons sur la Critique de la raison pure de Kant, édition et présentation par Michel Fichant, coll. « Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie », Paris : Vrin, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]