Michel Corday

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Michel Corday
Michel Corday-Portrait & autographe.jpg

Portrait et autographe de Michel Corday
(Album Mariani, 1906).

Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Louis-Édouard Pollet, dit Michel Corday, né à Paris le et mort le à Serbonnes (Yonne), est un romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Corday fut d'abord élève de l’École polytechnique[1] ; il quitta cette dernière pour l'école de Fontainebleau, en 1890. Il reçut les grades de sous-lieutenant, puis de lieutenant du génie, en garnison à Versailles. Il démissionna de l'armée en 1895 pour se consacrer à l'écriture[2].

Ses débuts littéraires furent heureux et productifs, d'abord dans le journal Gil Blas, puis au Gaulois, au Journal, à la Vie Parisienne, où il écrit une série plaisante et de curieuses études sur la vie des officiers en caserne ; ces écrits furent plus tard, réunies en volumes. Dès lors commença vraiment sa carrière littéraire avec une série de romans : Mariés jeunes!, en 1896, puis avec Confession d'un enfant du siège, dont le titre parodie celui du fameux roman de Musset, en 1897.

Il fonde Le Lys Rouge [3], groupement des admirateurs d'Anatole France, en 1932 [4].

Il possédait, à Serbonnes, une maison de campagne, dans laquelle il vivait de grandes périodes de l'année[5]. Il y mourut et il fut inhumé, en forêt, sur le terroir de Serbonnes 48° 20′ 23″ N, 3° 12′ 33″ E.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Couverture de Vénus ou les deux risques, Paris: Modern-Bibliothèque, Arthème Fayard Éditeur, avril 1909.
Réédition de Le Charme, dans Les Feuillets bleus, en 1932.
  • Le Cancer, préface de Paul Gavault, Paris : G. Melet, 1894, 235 p.
  • Les Bleaux, H. Simonis Empis, 1895, 277 p.
  • Femmes d'officiers, H. Simonis Empis, 1895, 280 p.
  • Intérieurs d'officiers, H. Simonis Empis, 1896, 324 p.
  • Mariés jeunes, H. Simonis Empis, 1896, 307 p.
  • Confession d'un enfant du siège, H.S. Empis, 1897, 334 p.
  • Cœurs de soldats, H. Simonis Empis, 1897, 293 p.
  • Notre Masque, H. Simonis Empis, 1899, 324 p. (publié sous forme de roman-feuilleton dans Le Figaro du au )
  • Comment on a fait l'Exposition, Paris : Ernest Flammarion, 1900, 321 p.
  • Vénus ou les deux risques: roman contemporain, Paris : Charpentier, 1901, 277 p. ; réédité à Paris: Modern-Bibliothèque, Arthème Fayard Éditeur, avril 1909, avec illustrations de Maurice Lalau.
  • Les Embrasés, roman contemporain , Paris : Fasquelle, 1902
  • Mon petit Mari, Ma petite Femme, H. S. Empis, 1903, 288 p.
  • Gentillane: suite de Mon petit Mari, Ma petite Femme, H. S. Empis, 1903, 286 p.
  • Sésame ou la maternité consentie, Paris : Eugène Fasquelle, 1903, 281 p.
  • Les Frères Jolidon, L'Illustration, 1904, 98 p.
  • Les demi-fous : roman contemporain, Paris : Eugène Fasquelle, 1905, XIII-331 p. ; in-12 [1]
  • Le charme, Paris : Ernest Flammarion, 1905, 247 p., illustrations de Jordic.
  • La mémoire du cœur, L'illustration, 1906, 92 p.
  • Le Fiancé aux deux visages, Librairie mondiale, 1908, 120 p.
  • Plaisirs d'auto, Charpentier, 1909, 288 p.
  • Les révélées, Paris : Charpentier, 1909, 243 p.
  • Les mésaventures d'un monoglotte, Paris : École Berlitz, 1910, 21 p.
  • Les casseurs de bois, Paris : Eugène Fasquelle, 1910, [2]
  • Le Lynx, avec André Couvreur, P. Lafitte & Cie, 1911, 343 p.
  • L'accord parfait : comédie en trois actes, avec Tristan Bernard, L'Illustration théâtrale, 1912, 16 p.
  • Le petit café: comédie en trois actes, avec Tristan Bernard, L'Illustration théâtrale, 1912, 32 p.
  • Les Convenus, Paris : Fayard, 1914, 313 p.
  • Un remous:, (nouvelle, avec des illustrations de L. Sabattier), L'Illustration, 1914, 28 p.
  • Un drame au garage, Paris : J. Ferenczi, 1917, 61 p.
  • Les mains propres: essai d'éducation sans dogme, Paris : Ernest Flammarion, 1919, 264 p.
  • En libre grâce, (nouvelle), La Petite Illustration, 1921, 20p.
  • Les Feux du couchant, Paris : Ernest Flammarion, 1921, 64 p.
  • Le Journal de la Huronne, vol.1 : Les Hauts Fourneaux, Paris : Ernest Flammarion, 1922, 288 p.
  • Le Journal de la Huronne, vol.2 : La Houille Rouge, Paris : Ernest Flammarion, 1923,
  • L'Amour opprimé, Paris : Ernest Flammarion, 1924 (d'après le dépôt légal), 79 p.
  • En Tricogne, un an chez les Tricons: roman très contemporain, Paris : Ernest Flammarion, 1926, 248 p.
  • Les Cœurs dévastés, Paris : Ernest Flammarion, 1926, 64 p.
  • Anatole France: d'après ses confidences et ses souvenirs, Paris : Ernest Flammarion, 1927, 247 p.
  • La Vie amoureuse de Diderot, Paris : E. Flammarion, 1928, 187 p.
  • Charlotte Corday, Paris : E. Flammarion, 1929, 242 p.
  • Les Amants malgré eux, Paris : Ernest Flammarion, 1930, 280 p.
  • L'Envers de la guerre : journal inédit, vol.1 : 1914-1916 & vol.2 : 1916-1918, Paris : Ernest Flammarion, 1932, 280 & 285 p. — l'ouvrage fut publié en anglais sous le titre The Paris Front : an unpublished diary : 1914-1918, E.P. Dutton & Co., Inc. , 1934.
  • Il n'y a qu'une tendresse, Ed. Baudinière, 1935, 207 p.

Références & notes[modifier | modifier le code]

  1. On lui doit la préface de : Le Nouvel argot de l'X, par Roger Smet, Gauthier-Villars, 1936, 307 p.
  2. Angelo Marianii, Figures contemporaines, tirées de l'album Mariani, volume 10, pp.118-120, Paris, Henri Floury, 1906, disponible sur Gallica.
  3. Journal officiel de la République française, 1935, p.1837 - Déclaration du 3 octobre 1935 : Le Lys rouge a son siège transféré à Serbonnes (Yonne), au domicile de M. Michel Corday.
  4. Jacques Lion, Anatole France à l'Exposition internationale de 1937, Paris : Le Lys rouge, 1937, p.30.
  5. Dans un numéro de l'Illustration de 1906 (vol.128, p.194) , il indique lui-même qu'il « réside, une moitié de l'année, à Serbonnes, dans l'Yonne. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]