Michel (archange)

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Archange saint Michel
Image illustrative de l’article Michel (archange)
L’Archange Saint Michel, terrassant Satan représenté par un dragon, avec inscription Quis ut Deus ? sur son bouclier. Entrée principale de l'Université de Bonn.
Autres noms Mîkhâ'êl, en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, « Qui est comme Dieu ? »
Nationalité Cieux / Royaume de Dieu
Vénéré par Religion abrahamique (Judaïsme, Christianisme, Islam)
Fête 29 septembre, 8 novembre, 8 mai, 6 septembre, 16 octobre, 2e dimanche après Pâques.
Attributs Archange chevalier en armure avec bouclier, lance ou épée (qui tranche le bien et le mal durant la Guerre des anges) et dragon ou Diable terrassé à ses pieds.
Balance du jugement dernier pour le jugement (psychostasie) et le salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis.
Saint patron Catholicisme, Gaules, France, Allemagne, Normandie, Bruxelles, Kiev, Arkhangelsk, Dumfries, parachutistes.

Michel (Mîkhâ'êl en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, signifiant « Qui est comme Dieu ? ») est un des sept archanges majeurs (avec Gabriel et Raphaël notamment) des religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, et islam).

Chef de la milice céleste des anges du Bien, il est principalement représenté au moment de la fin des temps (Apocalypse / fondation du Royaume de Dieu) en chevalier ailé sauroctone, qui terrasse le Diable durant la guerre des anges, et avec la balance de la Pesée des âmes du Jour du jugement, juge et guide du salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis (allégorie symbolique de la victoire finale du Bien sur le mal).

Il est désigné comme Saint par l'Église orthodoxe et l'Église catholique et figure donc au calendrier. Il est fêté principalement les 29 septembre et 8 novembre (le 21 en Russie et en Serbie), mais aussi le 8 mai, 6 septembre, 16 octobre et le troisième dimanche de Pâques (deuxième dimanche après Pâques).

Il est le saint patron de la Normandie, de la France (Ordre de chevalerie Ordre de Saint-Michel, avec également la Sainte Vierge dans son Assomption à partir de 1638 - vœu de Louis XIII), de l'Allemagne (avec saint Boniface de Mayence), de la Belgique (après saint Joseph) ainsi que de Bruxelles (il se retrouve d’ailleurs sur son blason) et, depuis avril 2017, de la Cité du Vatican (avec Saint Joseph), selon la consécration du pape François et selon le vœu du pape émérite Benoît XVI[1].

Origines[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Michel est un personnage de la religion abrahamique (Judaïsme, Christianisme, Islam). Son nom vient de l'hébreu : מיכאל, Mîkhâ'êl (étymologiquement Mi, Cha « qui est semblable », et El « Clarté, Lumière, Lumineux, Dieu », Elohim), signifiant « Qui est comme Dieu ? », Quis ut Deus ? en latin.

Saint Michel est appelé « l’archange » ou ange en chef dans la Bible. Il est aussi appelé : Prince des Archanges, Archange du Premier Rayon, Défenseur de la Foi, Prince de tous les anges du Bien, chef des forces du ciel, de la milice céleste, champion du Bien.

Il terrasse entre autres Lucifer (Diable, Satan, personnalisation du mal) durant la guerre des anges au moment de la fin des temps / Apocalypse, puis juge (psychostasie) le Salut (théologie) des âmes au moment du Jour du jugement, par la Pesée des âmes, et guide (psychopompe) des élus au Paradis (allégorie de la victoire finale du Bien (religion), sur le mal).

Saint Michel dans l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Il apparaît de nombreuses fois dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, il est vu quand Dieu s'adresse aux hommes et est envoyé, messager, porteur de la Nouvelle.

Dans le livre de Daniel, l'ange Gabriel apparaît au prophète Daniel (Dan 10,13-21) pour lui expliquer ses visions et lui révèle également qu'il était en train de combattre avant de lui venir en aide. Durant ce combat, Gabriel rencontra une forte opposition de la part du Roi des Perses et il fallut l'intervention de Michel en personne pour que Gabriel prenne le dessus.

Dieu et Gabriel révèlent en Daniel 12:1 à ce dernier une vision de la fin des temps où l'archange Michel se lèvera afin de relever les morts, certains pour une résurrection de vie (paradis) et d'autres pour une résurrection d'opprobre et de mort pour des temps indéfinis.

Saint Michel dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Il entre en conflit avec le Diable dans l'épître de Jude (v. 9) au sujet du corps de Moïse.

L'apôtre Paul, dans sa lettre aux Thessaloniciens (1Th4:16), nous révèle que Jésus redescendra du ciel « au signal donné par la voix de l'archange ».

Dans les visions grandioses de saint Jean au livre de l'Apocalypse (Ap 12,7ss), il terrasse le dragon (symbole de Satan), et l'expulse du Paradis, en lui disant « Mi cha el », c'est-à-dire « Quis ut Deus ? » en latin, « Qui est (semblable à) Dieu ? » (en référence à l'orgueil de Satan qui voulait prendre la place de Dieu[2]).

Pour les chrétiens de la plupart des Églises occidentales et orientales, l'archange saint Michel est invoqué pour obtenir une protection contre les démons ou pour s'en délivrer (Exorcisme de saint Michel composé par Léon XIII).

L'ange Michel dans l'Islam[modifier | modifier le code]

En islam, l'ange « Mikaïl », « Mika'îl » ou « Mikâla » (en arabe : ميخائيل) apparaît à une seule reprise dans le Coran[3], à la sourate II, verset 98, où il est mentionné en présence de l'ange Gabriel/Djibril[4] en compagnie duquel il participe à la pesée des actions[5]. Mikaïl apparaît également avec Djibril au moment de la purification des cœurs et à la bataille de Badr[3]. Dans une tradition musulmane tardive, il se voit confier par Dieu la mission de raviver chez les hommes la mémoire des événements passés[6].

Si c'est un ange aimé de Dieu, ses attributions ne sont pas claires[3] et la tradition lui attribue différents pouvoirs et actions. Pour al-Qazwini, Mikaïl dispense la bonté et dirige la croissance des créatures vers la perfection[7]. Dans certaines traditions musulmanes, Michaël contrôle la pluie, le vent et accorde aux créatures vivantes - et particulièrement à l'humanité, croyante ou non - la bonne fortune, la nourriture ou encore la connaissance[8] ; d'une manière générale, tout ce qui est utile à nourrir la vie est sous sa responsabilité[8]. Pour d'autres, Mikaïl est le chef des anges du 6e ciel et l'un des porteurs du Trône divin[9]. D'autres encore l'identifient également, en compagnie de Gabriel/Djibril et Azraël/Izrail, à un des trois anges qui, sous forme de beaux jeunes gens, rendent visite à Ibrahim et Lût[10].

Apparitions[modifier | modifier le code]

La première apparition de saint Michel archange aurait eu lieu en Phrygie, à Chônes, ville anciennement connue sous le nom de Colosses. Ce serait l’apparition la plus célébrée de celles qui ont été connues des Grecs et des Orientaux. Saint Michel se serait montré sous une figure humaine à un homme de Laodicée, qui avait une fille muette, laquelle recouvra la parole sur le champ. Ce miracle convertit le père et la fille, et fut suivi de la construction d'un temple en l'honneur de saint Michel. Pour consacrer la mémoire de ce miracle fut établie une fête particulière, pour toute l'Église d'Orient, en l'honneur de ce prince de la milice céleste : elle fut fixée au 6 septembre[11].

La deuxième apparition de l'archange saint Michel en Occident se serait produite aux yeux d'un berger en 492, au sommet du mont Gargano, dans les Pouilles (Italie). Peu de temps après, elle y fut suivie de deux autres lorsque l'archange donna la victoire aux habitants de Siponto et de Bénévent, chrétiens, attaqués par les habitants de Naples, encore païens, et qu'il ordonna en conséquence la consécration du lieu[12]. La Congrégation des sœurs de saint Michel archange organise en France depuis la fin 2015 les pérégrinations de la statue de saint Michel archange du mont Gargano [13].

Il serait apparu ensuite à Rome à saint Grégoire le Grand le 8 mai 590 au sommet d'un fort qui s'appelait Mémoire d'Adrien et qui fut renommé à cette occasion château Saint-Ange. Rangainant son glaive dans son fourreau, l'archange aurait ainsi marqué la fin de la grande peste qui sévit cette année-là dans la Ville[14].

Un sanctuaire est fondé en 708 par saint Aubert au Mont-Saint-Michel en Normandie, à la suite d'une injonction de l'archange qu'il reçut par trois fois dans son sommeil (Songe de saint Aubert) ainsi que le révèle un texte de la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis in monte Tumba.

En 1425, saint Michel apparaît à sainte Jeanne d'Arc dans sa maison natale de Domrémy-la-Pucelle[15]dans les Vosges (voix, apparitions et prédictions de Jeanne d'Arc). Jeanne affirme avoir vu en apparition et entendu les voix célestes de l'archange Michel et des saintes Catherine d'Alexandrie, Marguerite d'Antioche, lui demandant d'être pieuse, de ramener la paix au royaume de France en le libérant de ses envahisseurs et de conduire le dauphin de France (Charles VII) sur le trône en le faisant sacrer roi de France par l'église catholique à la cathédrale Notre-Dame de Reims (Jeanne d'Arc de Domrémy à Chinon 1428 - février 1429). Le , alors que les Anglais capitulent à la fin du siège de Bayonne, une énorme croix blanche, symbole de l'archange, apparaîtrait dans le ciel[16].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Dès le IVe siècle, le culte de saint Michel est largement répandu en Orient. La nouvelle capitale impériale de Constantinople témoigne d'une dévotion particulière pour l'archange : on compte dans la cité une quinzaine d'églises ou de chapelles construites par les empereurs en son honneur[17]. Le saint fait son apparition en Occident à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un premier sanctuaire à Monte Sant'Angelo dans le massif du Gargano en Italie en 492.

Vers l'an mille, de nombreuses chapelles et édifices lui ont été dédiés. Ils sont généralement édifiés dans des lieux isolés et élevés[18], pour rappeler que saint Michel est le « chef » des anges. Un des plus célèbres de ces édifices est l'abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie, mais on peut également citer la chapelle Saint-Michel sur le mont Saint-Michel de Brasparts (Menez Mikael) en Bretagne, l'église de Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée, l'église Saint-Michel d'Aiguilhe en Auvergne, la chapelle édifiée sur le St Michael's Mount dans les Cornouailles en Grande-Bretagne, l'abbaye Saint-Michel de Frigolet et le sanctuaire de Monte Sant'Angelo, déjà cité, ainsi que l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse dans le Val de Suse également en Italie[19].

En 1947 a été créé le sanctuaire régional de Saint Michel pour l'Afrique à Goma Tsé-tsé en République du Congo.

Pèlerinages en Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pèlerinage.

Les pèlerinages au Mont Gargan dans les Pouilles en Italie commencent au Ve siècle, date de la fondation du sanctuaire, et se développent du VIe au IXe siècle sous l'influence des Lombards d'Italie. Au début du IXe siècle, saint Aubert d'Avranches, en terre normande, mandate des fratres au Monte Gargano dès le lendemain de l'apparition de l'Archange au Mont Tombe, pour en ramener des objets sacrés, les pignora, fragments du rocher de la grotte et du manteau de saint Michel. La Revelatio ecclesiae sancti Michaelis archangeli in Monte qui dicitur Tomba atteste ainsi de la pratique du pèlerinage. De même qu'une démarche similaire, entreprise au VIIIe siècle par le comte Vulfoald pour fonder une nouvelle abbaye, Saint-Mihiel, près de Verdun (alors en Austrasie), qui se trouve relatée par le Chronicon Sancti Michaelis in pago Virdunensi, écrit au XIIe siècle[20].

D'autres sites michaéliques furent créés par la suite en Europe qui témoignent de la vivacité de la dévotion à saint Michel comme Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra di San Michele) au sommet du Mont Pirchiriano dans le Piémont en Italie, dont l'abbaye fut fondée entre 983 et 987 ou Saint-Michel d'Aiguilhe, au sommet d'un piton volcanique près du Puy en Velay en Auvergne-Rhône-Alpes en France, dont l' église fut achevée en 961.

L'historiographie révèle par ailleurs que parmi les pèlerins de toute origine et classe sociale qui se rendirent dans les différents sanctuaires michaéliques, figurent des personnages illustres, tels Otton III du Saint-Empire (999), en expiation de sa cruauté, Léon IX en 1049, François d'Assise vers 1216 ou Brigitte de Suède au XIVe siècle. En France, presque tous les rois jusqu'à la fin du XVIe siècle se rendirent au Mont-Saint-Michel en Normandie ou à Saint-Michel d'Aiguilhe en Auvergne, tels Charles VII, Louis XI et Charles VIII.

Pèlerinages d'enfants au Mont-Saint-Michel en Normandie[modifier | modifier le code]

Evènements hors du commun, des pèlerinages d'enfants (garçons de 7 à 18 ans) ont eu lieu de façon ponctuelle aux XIVe et XVe siècles vers le Mont-Saint-Michel en Normandie. Ils venaient de « pays lointains » en 1333; de l'Est (Troyes) ou du Sud de la France (Avignon, Montpellier) en 1393 puis en 1441 et 1442 (Millau, Villefranche-de-Rouergue). La cause de ces pèlerinages reste à ce jour inexpliquée mais certains auteurs font le rapprochement avec la peste ou autre maladie contagieuse qui frappait plusieurs de ces villes à cette époque[21].

Plus phénoménale encore est relatée la vague de pèlerinages d'enfants qui eut lieu au milieu du XVe siècle. Ces groupes d'enfants, venus essentiellement de villes allemandes, suisses et alsaciennes convergèrent vers le Mont normand entre 1456 et 1459. Plus de cinquante sources répertoriées à ce jour attestent de ces mouvements de jeunes pèlerins, appelés miquelets ou pastoureaux, qu'il s'agisse du témoignage de chroniqueurs de l'époque, de traités, sermons et lettres de religieux, des comptes des villes qui leur offraient le gîte et le couvert ou des récits d'auteurs célèbres, tels Denys le Chartreux, Gallus Kemli ou encore Geiler von Kayserberg. Etonnament, les sources relatent parfois leur prise en charge par quelques adultes, le soutien des villes qu'ils traversaient et surtout leur retour, sain et sauf, à leur point de départ. Aucune source n'avance de raisons à ces mouvements de milliers d'enfants, partis « sans que leurs parents le sachent et contre leur volonté »[22]. Cependant, toutes sont unanimes sur le caractère spontané de ces rassemblements. Dans ses traités sur le phénomène, l'Église hésite entre approbation et condamnation.

Certains auteurs ont noté que l'observation de la comète de Halley, avérée en 1456, coïncide avec le début des pèlerinages d'enfants. Cette apparition était perçue comme le signe annonciateur de maladies et de conflits. C'est aussi cette année-là qu'eut lieu l'invasion des Turcs en Hongrie. Les auteurs notent par ailleurs que « l'apparition des comètes est parfois mise en relation avec la fête de Saint-Michel, le 29 septembre », ce qui les amène à conclure qu' « il ne serait pas incongru de penser que les apparitions dans le ciel soient liées avec les départs des jeunes pèlerins, voire à leur origine »[21].

Compagnies italiennes[modifier | modifier le code]

À partir de l'époque moderne, le phénomène des « compagnies » a commencé à se diffuser pour perdurer jusqu'à nos jours et jouer un rôle important dans le pèlerinage au Mont Gargan, qu'elles organisèrent depuis les villes et villages de l'Italie centre-méridionale [20]. Selon un rituel bien établi, les pèlerins s'arrêtaient à environ une vingtaine de kilomètres du site, près d'une fontaine où ils se lavaient pour se purifier de leurs péchés. Puis ils s'acheminaient vers le sanctuaire, deux par deux, récitant et chantant des prières et des cantiques propres à chaque compagnie pour monter pieds nus ou à genoux jusqu'à la statue de l'archange[23].

Confréries de Saint-Michel en France[modifier | modifier le code]

Apparues au Moyen Âge, elles se sont particulièrement développées aux XVIIe et XVIIIe siècles. A la différence des compagnies italiennes, elles ont un statut et sont des associations pieuses à caractère paroissial ou professionnel placées sous la protection de l'archange. Il en subsiste encore, comme celle de Toulouse. Celle de Paris, créée en 1877, a été opérante jusqu'aux années 1950.

Archiconfrérie universelle de Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Etablie au Mont-Saint-Michel le , la confrérie a été approuvée et enrichie d'indulgences par Pie IX le , élevée au rang d'archiconfrérie le et étendue à toute la France le . Elle a enfin reçu de Léon XIII le titre et les privilèges d'archiconfrérie universelle par un bref du [24].

Cette archiconfrérie n'organise pas le pèlerinage mais a pour but d' « honorer les saints Anges et particulièrement saint Michel », de combattre le Mal sous la bannière de l'archange et d'obtenir son intercession. Les membres de cette archiconfrérie sont appelés Zélatrices et Zélateurs. Les conditions d'admission sont d'âge (plus de 10 ans) et de libre consentement (personne n'est validement inscrit s'il ne le sait et n'y consent). L'offrande est facultative au moment de l'inscription[25].

Iconographie[modifier | modifier le code]

L'iconographie chrétienne ancienne présente traditionnellement l'archange Michel de plusieurs manières :

  • Ange psychostase tenant la balance avec laquelle il va peser les âmes des défunts.
  • Ange terrassant un dragon (qui est Satan, d'après l'Apocalypse) le
  • Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan.
  • Ange revêtu des habits militaires de l'empereur et plus tardivement d'une armure.
  • Ange revêtu de l'himation ou pallium.

Ange psychostase tenant la balance[modifier | modifier le code]

La plus ancienne représentation de l'archange Michel dans le domaine occidental (IXe siècle) est un bas-relief taillé dans le sanctuaire souterrain de Monte Sant'Angelo, qui le représente avec une balance pesant les âmes (Pesée des âmes).

Un autre bas relief d'environ 1140 le représente également pesant les âmes dans le tympan du Jugement dernier de la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun.

Le Musée d'Art Catalan de Lérida, conserve de même le pan d'un retable du XIVe siècle où l'on voit saint Michel pesant les âmes, et les âmes qui n'ont pas satisfait à la pesée être englouties dans la gueule d'un diable[26].

Ange en armure, terrassant un dragon[modifier | modifier le code]

Dans l'iconographie médiévale occidentale et les siècles suivants, Saint-Michel est représenté le plus souvent terrassant un dragon[27] qui symbolise Satan, et non pas un simple démon.

D'après l'Apocalypse, en effet, le Dragon est l'un des noms de Satan : Ap. 12, 9 : « Ainsi fut culbuté le grand Dragon, le Serpent primitif, appelé Diable et Satan. » ; Ap. 20, 2 : « Je vis encore un ange descendre du ciel : il tenait à la main la clef de l'abîme et une grande chaîne. Il maîtrisa le Dragon, le serpent primitif, qui n'est autre que le Diable et Satan. »

Toutefois si l'iconographie médiévale, dans ses représentations de Saint Michel, le représente le plus souvent terrassant le dragon[28], le dragon y représente Satan et cela n'a rien de commun avec les saints chasseurs de dragons comme Saint Georges, Saint Géry et d'autres.

Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan[modifier | modifier le code]

Souvent, la figure sur laquelle se dresse l'archange a perdu sa forme de dragon et revêt celle plus anthropomorphe d'un être hideux avec quelques griffes et écailles rappelant le dragon. C'est le cas par exemple dans certaines icônes russes, dans les enluminures des Recognitiones de Saint Clément, un des plus anciens manuscrits du Mont Saint-Michel[29] ou pour le Saint-Michel de Bruxelles.

Ainsi à Bruxelles, au sommet de la tour de l'hôtel de ville, la statue en cuivre de Saint-Michel représente, sous les pieds du saint, un être difforme anthropomorphe, avec une expression diabolique et des écailles, représentant Satan. À Coventry au Royaume-Uni, la statue moderne sur la cathédrale montre Saint-Michel avec Satan dans une forme humaine.

Ange revêtu de l'himation ou pallium ou des habits militaires impériaux[modifier | modifier le code]

L'archange Michel peux être représenté en vêtement de l'antiquité, debout, revêtu d'une tunique ou chiton, drapé dans un himation ou pallium. Il est reconnaissable à ses ailes déployées et à sa lance souvent crucifère. Il est également souvent représenté en armure d'Empereur romain / Légion romaine, ou médiévale.

Archange Michel dans l'héraldique et la sigillographie[modifier | modifier le code]

Représentation de l'archange en héraldique, sceaux et phaléristique.

Patronages[modifier | modifier le code]

Saint Michel est le saint patron des Gaules, de la France, de l'Allemagne, de la Normandie, de la Cité du Vatican et des villes de Bruxelles, de Dumfries, de Kiev en Ukraine (monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or), et d'Arkhangelsk en Russie.

Il est aussi le saint patron de plusieurs corps de métiers anciens, comme les épiciers, les escrimeurs, les manœuvriers, les policiers, les soldats, les bateliers, les boulangers, les pâtissiers, les tonneliers ou plus récents comme les parachutistes (il est d'ailleurs l'emblème du 9e régiment de chasseurs parachutistes) et, plus généralement, des forces armées de l'air, tels que les commandos parachutistes de l'air. Cette tradition remonte à la Seconde Guerre mondiale lorsque l'aumônier militaire du 2e régiment des chasseurs parachutistes /4e régiment du spécial air service remit le à chacun des hommes une petite médaille de saint Michel, en prévision de leur parachutage du 6 juin en Bretagne occupée. L'idée de placer tous les parachutistes sous le haut patronage de l'archange s'est par la suite imposée et la première Saint-Michel a été célébrée le en la cathédrale d' Hanoï (Viêt Nam) devant les hommes du 3e bataillon colonial de commandos parachutistes, du 1er régiment de chasseurs parachutistes et du 1er bataillon étranger de parachutistes [30].


Saint Michel fut très populaire parmi les Lombards d'Italie, qui découvrirent son sanctuaire au Mont Gargan au VIe siècle lors de leurs incursions dans les Pouilles[20] et qui le considéraient comme leur saint protecteur : leurs rois et princes illustraient souvent leurs monnaies à son effigie.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Le songe de saint Aubert d'Avranches.

Il est fêté avec les archanges Gabriel et Raphaël par l'Église latine, le 29 septembre[31].

En Allemagne, la fête religieuse de la moisson tombe souvent à la Saint Michel[32]. Jadis en France, le 29 septembre est la date à laquelle fermiers et métayers payaient leurs fermages après la récolte ; c'est aussi la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d’où l'expression « à la Saint-Michel, tout le monde déménage. »

Dans l'Église orthodoxe, le 8 novembre est la fête « des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel, et des autres Puissances célestes et incorporelles »[33]

L'Église orthodoxe célèbre aussi le 6 septembre le « Miracle de l'Archange Michel à Colosses »[34]: Saint Michel sauve un saint personnage, Archippe, persécuté par des païens et réfugié dans une église dédiée à l'archange. Pour tuer Archippe, les païens déclenchent une grosse inondation en ouvrant les écluses du barrage sur un cours d'eau. Une vague déferlante menace d'engloutir l'église et son réfugié en prière, mais saint Michel la détourne, sauvant l'homme et le sanctuaire.

Dans le passé le 8 mai on célébrait aussi l'apparition de l'archange Michel au pape saint Grégoire Ier le Grand en 590. La grande peste ravage Rome, des processions de pénitence et de rogations sont organisées dans toute la ville et saint Michel apparaît au pape et aux Romains à la fin d'une de ces processions, au sommet du château du mausolée d'Hadrien, remettant son épée au fourreau, montrant par la fin de l'épidémie que leurs prières sont exaucées . Pour commémorer l'événement, on édifie une chapelle et une statue de l'archange au sommet de la forteresse qui prend alors l'appellation de château Saint-Ange. Ce même jour on célébrait la mémoire de l'apparition, vers 493, de saint Michel au Mont Gargan dans les Pouilles, sous le pape Gélase 1er[35]. Cette fête a été supprimée dans la révision du calendrier romain général de 1960. Il existe aussi localement une fête de saint Michel le 16 octobre, fête de la "manifestation de saint Michel au mont Tombe" (le mont Saint-Michel).

Tropaires et prières à saint Michel[modifier | modifier le code]

Dans la confession catholique, plusieurs prières (et non pas une seule) sont destinées à saint Michel. Ces suppliques diffèrent en fonction de l'intention, c'est-à-dire qu'elles dépendent de la nature de la demande du croyant priant lorsque ce dernier implore l'intercession de l'archange. Saint Michel est ainsi appelé au secours en étant explicitement placé dans l'un ou l'autre des nombreux rôles qu'il est censé jouer, dans telle ou telle des multiples fonctions qu'il est appelé à assumer.

Ainsi, la prière catholique générale à saint Michel archange, celle que récite le chrétien catholique pour solliciter l'intervention de saint Michel archange en ce qu'il est, premièrement, celui qui instruit sur la foi en Dieu, soit le chemin à suivre en vue du salut de l'âme (référence à la lumière, synonyme du Bien, antonyme du Mal), en second lieu, celui qui protège préventivement (notamment en cachant sous ses ailes protectrices les personnes qui s'en remettent à lui, les rendant pour ainsi dire invisibles à l'ennemi, c'est-à-dire à Satan et ses suppôts) ou, enfin, celui qui, face à toute adversité, contre toute forme d'atteinte à leur intégrité, aussi bien morale que physique, combat à la tête des milices célestes en faveur de ses protégés (référence à son épée, à son armure militaire dans l'iconographie)[réf. nécessaire].

Jusqu'à l'an 1965 une prière à saint Michel, introduite par le pape Léon XIII en 1884, était prononcée après la messe basse :

« Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. ».

Elle n'a été jamais incluse dans le Missel romain[36],[37],[38].

Abel-Anastase Germain, évêque de Coutances et d'Avranches de 1876 à 1897, a composé une prière à saint Michel, qui se trouve exposée sur l'autel dédié à l'archange en l'Église Notre-Dame-des-Champs d'Avranches dans la Manche en Normandie.

En voici le texte : « Ô grand Prince du Ciel, gardien très fidèle de l'Église, Saint Michel Archange ; je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat particulier et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie afin que jamais je n'offense les yeux très purs de Dieu. Défendez-moi contre les tentations du démon et à l'heure de la mort, obtenez paix à mon âme et introduisez-moi dans l'éternelle patrie. Ainsi soit-il ! ».

Les Litanies de saint Michel et tropaire de saint Michel sont également très populaires dans cette tradition religieuse.

Un hymne à saint Michel, composé dans les années 50, est chanté et joué par les régiments parachutistes de l'armée française lors de la fête de leur saint patron, tous les 29 septembre [39].

Dictons relatifs à saint Michel[modifier | modifier le code]

  • « À la Saint-Michel la neige est au ciel ; à la Saint-Luc elle est au sud ; à la Toussaint elle descend ; à la Saint-Martin ouvre la porte elle est ici. »
  • « À la Saint-Michel regarde le ciel, s'il se baigne l'aile, il pleut jusqu'à Noël » ou « Pluie de Saint-Michel sans orage, d'un hiver clément est le présage. »
  • « À la Saint-Michel, départ d'hirondelles » ou « Les hirondelles à la Saint-Michel, l'hiver s'en vient après Noël. »
  • « À la Saint-Michel, la chaleur remonte au ciel » ou « Saint-Michel emporte le goûter au ciel, Saint-Mathias (24 février) le redescend. »
  • « Bise à la Saint-Michel, octobre sec » ou « Quand le vent est au nord le jour de la Saint-Michel, le mois d'octobre est au sec. »
  • « De Saint-Michel à la Toussaint, laboure grand grain » et « Entre Saint-Michel et Saint-François (4 octobre), prends ta vendange quelle qu'elle soit », « À la Saint-Michel, cueille ton fruit tel quel. »
  • « Pour la Saint-Michel, goûte ton miel » et « À la Saint-Michel sème ton seigle. »
  • « De Sainte-Croix (14 septembre) à la Saint-Michel, la pluie va dévaler du ciel » ou « Toutes les pluies perdues sont à la Saint-Michel rendues. »
  • « Les beaux jours de Saint-Michel sont l'été de Saint-Michel. »
  • « Telle Toussaint, tel Noël, tel jour de Saint-Michel, Pâques au pareil[40]. »
  • « Et par saint Michel, vive les paras ! », conclusion de l'homélie prononcée en 1948 par le Père Jego, aumônier des troupes aéroportées, lors d'une messe devant un bataillon parachutiste en partance pour l'Indochine [30], devenue depuis cri de ralliement.

Culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://tv.catholique.fr/foi-et-spiritualite/6671-le-pape-consacre-le-vatican-a-saint-michel-et-saint-joseph/
  2. Isaïe chap.14; Apocalypse chap.12, versets 7 à 9.
  3. a b et c Malek Chebel, Dictionnaire des symboles musulmans, Albin Michel, (ISBN 9782226200754, lire en ligne), p. 39
  4. « مَنْ كَانَ عَدُوًّا لِلَّهِ وَمَلَائِكَتِهِ وَرُسُلِهِ وَجِبْرِيلَ وَمِيكَالَ فَإِنَّ اللَّهَ عَدُوٌّ لِلْكَافِرِينَ » : « [Dis : ] "Quiconque est ennemi d'Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël... [Allah sera son ennemi] car Allah est l'ennemi des infidèles » ; http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/2.html
  5. Diane Steigerwald, L'islâm: les valeurs communes au judéo-christianisme, Médiaspaul, (ISBN 9782894203903, lire en ligne), p. 209
  6. Malcolm Clark et Malek Chebel, L'Islam Pour les Nuls, First, (ISBN 9782754026031, lire en ligne), p. 125
  7. Seyyed Hossein Nasr, « Cosmographie en l'Iran pré-islamique et islamique, le problème de la continuité dans la civilisation iranienne », dans George Makdisi (éd.), Arabic and Islamic Studies in Honor of Hamilton A. R. Gibb, Brill, , p. 517
  8. a et b (en) A. G. Muhaimin, The Islamic Traditions of Cirebon: Ibadat and Adat Among Javanese Muslims, ANU E Press, (ISBN 9781920942311, lire en ligne), p. 41
  9. Anne Claude Dero-Jacob, Introduction à l'Islam: pratiques, sectes et mystiques, U.L.B. Institut de Sociologie, Centre de Sociologie de l'Islam, (lire en ligne), p. 27
  10. Djameleddine Feliachi, Les préceptes fondamentaux de l'islam, t. I : Les vertus de la Foi, Lulu.com (ISBN 9781291337525, lire en ligne)
  11. Jean Croiset, Les vies des saints pour tous les jours de l'année, t. Ier, Lyon, Frères Bruyset, , p. 509
  12. Jules comte de Douhet, Dictionnaire des légendes du christianisme, Paris, J.-P. Migne Éditeur, , p. 357 à 359
  13. « Michalitki - Saint Michel », sur Blog français de la Congrégation des sœurs de saint Michel (consulté le 29 mars 2016)
  14. http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/146.htm
  15. voir le site Apparitions et interventions de saint Michel dans l'histoire
  16. Colette Beaune (dir.), Les Lieux de mémoire, vol. 1, t. La nation, « Les sanctuaires royaux », p. 76
  17. Olivier Mignon, À la découverte du Mont-Saint-Michel, Siloë, , p. 67
  18. Ces formations géologiques, monts, pics, et aiguilles ayant été elles-mêmes la plupart du temps rebaptisées du nom de l'archange, ainsi que les villes et bourgades qui s'y sont installées.
  19. Il existe une diagonale reliant différents lieux consacrés à Saint-Michel et Jérusalem à travers l'Europe (Irlande, Grande-Bretagne, France, Italie et Grèce).
  20. a b et c Angela Laghezza (Actes des 5e Rencontres historiques des Chemins du Mont-Saint-Michel, 8 mai 2012), Pèlerins, pratiques et souvenirs de Saint-Michel du Monte Gargano, du Moyen-Âge à l'époque contemporaine, Imprimerie moderne de Bayeux, (ISBN 978-2-9519988-5-8)
  21. a et b Ilona Hans-Collas (Actes des 6èmes Rencontres historiques des Chemins du Mont-Sant-Michel, 8 mai 2014), Les pèlerinages d'enfants au Mont-Saint-Michel : l'apport d'une image astrologique, Bayeux, Imprimerie moderne de Bayeux, (ISBN 978-2-9-9519988-8-2 (édité erroné), notice BnF no FRBNF45056701), p. 29 à 48
  22. Chronique de Bâle, traduction du texte allemand par Konrad Schmitt
  23. Giovanni Tancredi, Folclore Garganico, Monte San'Angelo, , p. 32-41
  24. http://surlespasdessaints.over-blog.com/article-36463765.html
  25. https://www.pelerin-montsaintmichel.org/le-sanctuaire-mont-saint-michel/inscriptions-a-larchiconfrerie
  26. Abondante iconographie recueillie par : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42. Nombreux clichés publiés
  27. Lire : Michel de Waha, "Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin", dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  28. M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301, ainsi que : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381 et : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  29. Saint-Michel terrassant le dragon à figure humaine, 966-991 (Avranches, Bibliothèque Municipale ; Ms 50 f° I ; toutefois dans une enluminure du Commentaire de saint Augustin sur les Psaumes, aussi du scriptorium du Mont Saint-Michel (Avranches, B.M. ms. 76 f° A v°) c'est bien un dragon qu'il écrase (reproductions dans : Saint-Michel et sa symbolique, op. cit.
  30. a et b https://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/et-par-saint-michel-vive-les-paras
  31. Service National de la Pastorale Liurgique et Pastorale, Le 29 septembre et le 2 octobre : fête des anges
  32. Voir le site Tourisme en Allemagne
  33. Calendrier Orthodoxe : novembre
  34. Calendrier Orthodoxe : septembre
  35. Moréri 1759, p. 526
  36. Les prières léonines après la Messe basse
  37. Philippe Laguérie, "Récréation liturgique", 14 mars 2010
  38. Instruction Inter oecumenici du 26 septembre 1964, 48 j
  39. http://musique-militaire.fr/parachutistes/hymne-a-saint-michel
  40. Anne-Christine Beauviala, Météo et dictons régionaux, Éd. Christine Bonneton, 2010.
  41. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=11759.html
  42. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134196.html
  43. http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-126738/biographie/

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1759 : Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique : ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, t. 7, Paris, Les libraires associés, , 982 p., p. 526
  • 1898 : Wilhelm Lueken, Michael. Eine Darstellung und Vergleichung der jüdischen und der morgenländisch-christlichen Tradition vom Erzengel Michael, Göttingen, 1898.
  • 1922 : O. Rojdestvensky, Le culte de saint Michel et le Moyen Âge latin, Paris, 1922.
  • 1937 : M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301.
  • 1938 : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381.
  • 1967 : M. Grazia Mara, Michele, arcangelo. (Santo), dans : Bibliotheca sanctorum, tome IX, Rome, 1967, colonnes 410 à 446.
  • 1971 : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  • 1971 : G. Weill, Le culte de saint Michel à Saint-Mihiel, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 325 à 328.
  • 1977 : J. P. Rohland, Der Erzengel Michael, Artz und Feldherr. Zwei Aspekte des vor-und frühbyzantinischen Michaelkultes, Leyde, 1977.
  • 1979 : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42.
  • 1979 : Michel de Waha, Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  • 1979 : Mina Martens, Symbolisme du culte, dans sa conjonction du sacré et du profane, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 119 à 166.
  • 2003 : Pierre Bouet (dir.), Culte et pèlerinages à Saint-Michel en Occident. Les trois monts dédiés à l'archange, Collection de l'Ėcole française de Rome, vol. 316, Rome, École française de Rome, 2003.
  • 2012 : Saint Michel, prières et neuvaines, Émilie Bonvin, Collection Prières et Neuvaines, 2012, (ISBN 9782848911045)
  • 2012 : Autour de l'Archange saint Michel, Actes du colloque tenu à Aiguilhe (Haute-Loire) en octobre 2009. Édition des Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy en Velay.
  • 2012 : Jean-Raphaël Eglin, Saint Michel, conduis-nous au Christ !, éditions Tequi, 2012, Paris, (ISBN 978-2-7403-1755-6)
  • 2014 : Esther Dehoux, Saints guerriers : Georges, Guillaume, Maurice et Michel dans la France médiévale (XIe-XIIIe siècles), Rennes, PUR, 2014.
  • 2014 : O.Stéphane, Archange Michaël, Qui est comme Dieu, éditions Bussière , 2014 , Paris.
  • 2015 : François Eiximenis, Saint Michel Archange, traduit du catalan et préfacé par Patrick Gifreu, Éditions de la Merci, 2015 , Perpignan, (ISBN 979-10-91193-07-8).

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