Michel-Vincent Brandoin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Michel-Vincent Brandoin
A fashionable man takes his hat off whilst strolling; his ha Wellcome V0019843EL.jpg
Michel-Vincent Brandoin, A fashionable man takes his hat off whilst strolling (vers 1770), caricature.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
VeveyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Michel-Vincent Brandoin, né le à Vevey et mort le dans la même ville, est un peintre et caricaturiste suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel-Vincent Brandoin, dit l'Anglais, est fils d'un avocat réfugié huguenot, originaire du Rouergue, et de Suzanne Cornabé[1]. Après un apprentissage de commerce dans une manufacture de drap à Amsterdam, Brandoin s'établit pour dix ans dans le quartier londonien de Chelsea (1762-1772). Ayant épousé une Anglaise, Anne Bathoe qui lui donnera un fils, il se consacre à la peinture, étudiant notamment chez Paul Sandby, l'un des maîtres de l'aquarelle anglaise.

M. V. Brandoin, Le marché de Bex vers 1770, aquarellem (Bibliothèque nationale suisse)

Rentré avec sa famille à Vevey en 1773, il y vit désormais de son art, œuvrant comme peintre de paysages à l'aquarelle et à la gouache, tout en étant parfaitement à l'aise aussi dans les scènes de genre populaires et traditionnelles, ainsi que dans les caricatures, talent particulier qui lui a valu des succès en Angleterre. Souvent rattaché aux petits maîtres suisses, il joue sans doute un rôle important pour la diffusion du néo-classicisme en Suisse romande[2]. Anglophile établi sur les rives du lac Léman, Brandoin y est en contact avec d'éminents voyageurs britanniques, comme William Thomas Beckford[3] ou Edward Gibbon [4].

On lui demande aussi des projets de monuments, pour le tombeau de la princesse Catherine Orlow à la cathédrale de Lausanne[5], pour des fontaines sophistiquées à Vevey[6], ou encore pour le Monument à Salomon Gessner à Zurich (non réalisé)[7].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Vevey, musée historique : fonds d'œuvres et de carnets de dessins.
  • Berne, Musée national suisse, cabinet des estampes (Coll. Gugelmann)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Andreani 2013, p. 76.
  2. Pierre Chessex, « Brandoin, Michel-Vincent (dit l'Anglais) », sur www.sikart.ch, (consulté le 22 décembre 2017).
  3. Hauptman 1996, p. 30-39.
  4. Hauptman 2010, p. 19-32.
  5. Marcel Grandjean, MAH Vaud IV. Lausanne, villages, hameaux et maisons de l'ancienne campagne lausannoise (Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, 71), Bâle 1981, p. 415.
  6. Andreani 2014, p. 18-25.
  7. Pierre Chessex, « Brandoin, Michel-Vincent » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ..

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Chessex, « Quelques aspects de la vie artistique en Suisse romande à l'époque des Lumières », in Les conditions de la vie culturelle et intellectuelle en Suisse romande au temps des Lumières, Institut Benjamin Constant, 1996, pp. 259-268.
  • William Hauptman, « Beckford, Brandoin, and the 'Rajah' », Apollo,‎ , p. 30-39.
  • William Hauptman, « Brandoin and Gibbon in Lausanne, c1787 », The British Art Journal,‎ , p. 19-32.
  • Pierre Chessex, « Brandoin, Michel-Vincent » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ..
  • Pierre Chessex, « Brandoin, Michel-Vincent (dit l'Anglais) », in Dictionnaire sur l'art en Suisse, version du (http://www.sikart.ch/KuenstlerInnen.aspx?id=4028750Innen.aspx?id=4028750 en ligne).
  • Tiziana Andreani, Autour des carnets de Michel-Vincent Brandoin: le néo-classicisme dans le Pays de Vaud à la fin du XVIIIe siècle, Lausanne, coll. « Mémoire de maîtrise Université de Lausanne, Histoire de l'art, sous la dir. de D. Lüthi », .
  • Tiziana Andreani, « De Londres à Vevey: Michel-Vincent Brandoin à la quête d'un statut d'artiste à la fin du XVIIIe siècle », Revue vaudoise de généalogie et d'histoire des familles,‎ , p. 75-93.
  • Tiziana Andreani, « Les fontaines néoclassiques veveysanes. L'égyptomanie de Michel-Vincent Brandoin », Art + Architecture,‎ , p. 18-25.