Michel-Étienne Turgot

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Michel-Étienne Turgot,
marquis de Sousmont
Michel Etienne Turgo by Van Loo 1739.jpg
Portrait par Louis-Michel Van Loo. 1739.
Fonctions
Conseiller d'État
à partir de
Prévôt des marchands de Paris
-
Nicolas Lambert (d)
Félix Aubery (d)
Titre de noblesse
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
(à 60 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Conjoint
Madeleine-Françoise Martineau de Brétignolles (1698-1764)
Enfants
Autres informations
Membre de

Michel-Étienne Turgot, marquis de Sousmont, seigneur de Bons, Ussy, Brucourt, est un magistrat français né le et mort le . Il est prévôt des marchands de Paris de 1729 à 1740. Son nom est attaché à l'un des plus célèbres plans de Paris : le plan de Turgot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Étienne est le fils de Jacques-Étienne Turgot de Sousmont (1670-1722), maître des requêtes, intendant en Lorraine, et de Marie-Claude Le Peletier de Sousy (1671-1711). Entré dans la magistrature du Parlement de Paris en 1711, il devient président à la deuxième chambre des enquêtes en 1717.

Le , Louis XV le nomme prévôt des marchands de Paris. Le choix doit être ratifié par les échevins et, au moment du vote, ils déposent, comme de coutume, un bulletin conforme à la décision royale. Lors de son élection, il refuse le don coutumier de quarante mille livres destiné à rembourser ses frais[1]. Il est réélu jusqu'au 16 août 1740, où il est remplacé par Félix Aubry de Vatan[2].

Si la municipalité parisienne est soumise aux rois de France, elle peut néanmoins œuvrer au quotidien pour améliorer la voirie, embellir et approvisionner la ville. À ce titre, Turgot est responsable de l’approvisionnement de la ville, des travaux publics, de l’assiette des impôts et du commerce fluvial.

On accorde à Turgot – l’exigeant Voltaire le premier – une gestion dynamique et saine des finances de Paris et plusieurs réalisations heureuses :

Turgot nomme en outre Pierre Nicolas Bonamy à la charge d’historiographe de la ville et, en mars 1735, l’abbé Jean Delagrive à celle de géographe ordinaire de la ville. Ce dernier vient d’exposer le projet d’un cadastre urbain de Paris qui est réalisé entre 1746 et 1754. En juillet 1737, Turgot fait acheter par la municipalité le plan dit de la « Tapisserie » (plan en élévation de 1570). Le nouvel édile s’intéresse autant à la connaissance ancienne de Paris qu’au sort de ses administrés. Cependant, son nom reste essentiellement attaché au plan en perspective cavalière dit Plan de Turgot dont il commande le dessin à Louis Bretez.

Nommé conseiller d'État par semestre en 1737, il passe ordinaire en 1744. En 1741, il devient président au Grand Conseil. L’Académie des inscriptions et belles-lettres l’admet, en 1743, au nombre de ses membres honoraires, en remplacement du cardinal de Fleury.

Michel-Étienne Turgot épouse en 1718 Madeleine-Françoise Martineau de Brétignolles (1698-1764) fille de Pierre Guillaume Martineau et Madeleine Françoise de Montault.

Ils ont trois fils :

Et une fille :

Michel-Étienne et Anne Robert Jacques Turgot sont tous deux enterrés dans la chapelle de l'hôpital des Incurables (Laennec) à Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Boutier, Les plans de Paris des origines (1493 à la fin du XVIIIe siècle, étude, cartobibliographie et catalogue collectif, Paris, BNF, 2002, notice 219, p. 252-256.
  • Jean-Yves Sarazin, Le Paris des Lumières d’après le plan de Turgot (1734-1739), avec Alfred Fierro, Paris, RMN, 2005, 144 p.
  • Le plan de Paris dit de Turgot, Edition 2005, fac-similé, Paris, RMN-Chapitre.com, accompagné d’une notice de 16 p. cosignée Jean-Yves Sarazin et Laure Beaumont-Maillet.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Beaumont, Armorial de la Ville de Paris (1741) ; réédition Paris, Contrepoint, 1977, préface de René Héron de Villefosse. Page XVII.
  2. Beaumont, Armorial (1977), pages 177-179.