Michael Stolleis

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Michael Stolleis
Zedler 2009 Michael Stolleis DSCF8427.jpg
Michael Stolleis lors de la remise de la médaille Zedler en 2009.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Erich Stolleis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université Goethe de Francfort-sur-le-Main, Max-Planck-Institut für europäische Rechtsgeschichte. Francfort-sur-le-Main, Allemagne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Directeur de thèse
Sten Gagnér (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Michael Stolleis, né le à Ludwigshafen, est un juriste et historien du droit allemand. Jusqu'en 2006 il fut professeur de droit public et d'histoire du droit à l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main. De 1991 à 2009, il fut également directeur de l'Institut Max Planck pour l'histoire européenne du droit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michael Stolleis est le fils d'Erich Stolleis, maire de Ludwigshafen entre 1937 et 1942. Après son baccalauréat en 1960, il entreprit des études de droit, de littérature allemande et d'histoire de l'art à l'université de Heidelberg et à l'université de Wurtzbourg. En 1965 il passa le premier, puis en 1969 le deuxième « examen d'État » [Staatsexamen]. Il fit une thèse sous la direction de Sten Gagnér à l'université de Munich, publiée en 1972 sous le titre Raison d’État : droit et morale dans les textes philosophiques de la fin du XVIIIe siècle [Staatsraison, Recht und Moral in philosophischen Texten des späten 18. Jahrhunderts][1].

Après une courte période comme assistant de Axel Freiherr von Campenhausen Stolleis obtint son habilitation en 1973 à Munich avec une recherche sur "Les formules sur le bien commun dans le droit national-socialiste" [Gemeinwohlformeln im nationalsozialistischen Recht] publiée en 1974. La même année il fut appelé à une chaire de droit public et d'histoire du droit à l'université de Francfort-sur-le-Main. En 1991 il fut le lauréat du prestigieux Prix Gottfried Wilhelm Leibniz décerné par la Deutsche Forschungsgemeinschaft. La même année il fut nommé directeur de l'Institut Max Planck pour l'histoire européenne du droit [MPIER] à Francfort-sur-le-Main. En 2006 il fut émérite comme professeur de l'université de Francfort et comme directeur du MPIER, mais il fut à nouveau directeur par intérim de 2007 à 2009[2].

Michael Stolleis est membre de nombreuses académies scientifiques dans différents pays et fait partie du comité éditorial de nombreuses revues et collections.

En 2011, il est considéré comme le plus éminent représentant de l'histoire du droit en Allemagne[3]. En reconnaissance de la qualité de l'ensemble de ses travaux et de ses recherches, ainsi que de son engagement bénévole exemplaire, il a été décoré le 5 mai 2010 de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne[4]. Et en 2014 il fut le récipiendaire de l'ordre Pour le Mérite pour les sciences et les arts.

Récompenses et décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Staatsraison, Recht und Moral in philosophischen Texten des späten 18. Jahrhunderts (= Monographien zur philosophischen Forschung. Bd. 86). Hain, Meisenheim 1972, (ISBN 3-445-00907-4) (thèse, Université de Munich, 1967).
  • Gemeinwohlformeln im nationalsozialistischen Recht (= Abhandlungen zur rechtswissenschaftlichen Grundlagenforschung. Bd. 15). Schweitzer, Berlin 1974, (ISBN 3-8059-0349-9) (Habilitation, Université de Munich, 1973).
  • Pecunia nervus rerum: Zur Staatsfinanzierung in der frühen Neuzeit. Klostermann, Frankfurt am Main 1983, (ISBN 3-465-01590-8).
  • Geschichte des öffentlichen Rechts in Deutschland. 4 Bände. C. H. Beck, München 1988–2012, (ISBN 978-3-406-63388-1).
    • Band 1: Reichspublizistik und Policeywissenschaft 1600–1800. 1988, (ISBN 3-406-32913-6). [traduction française par Michel Senellart: Histoire du droit public en Allemagne, 1600-1800, Paris, PUF, « Fondements de la politique », 1998]
    • Band 2: Staatsrechtslehre und Verwaltungswissenschaft 1800–1914. 1992, (ISBN 3-406-33061-4). [traduction française par Marie-Ange Maillet et Marie Ange Roy: Histoire du droit public en Allemagne. 1800-1914, Paris, Dalloz, « Rivages du droit », 2014]
    • Band 3: Staats- und Verwaltungsrechtswissenschaft in Republik und Diktatur 1914–1945. 1999, (ISBN 3-406-37002-0).
    • Band 4: Staats- und Verwaltungsrechtswissenschaft in West und Ost 1945–1990. 2012, (ISBN 978-3-406-63203-7).
  • Staat und Staatsraison in der frühen Neuzeit: Studien zur Geschichte des öffentlichen Rechts. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1990, (ISBN 3-518-28478-9).
  • Recht im Unrecht: Studien zur Rechtsgeschichte des Nationalsozialismus. Suhrkamp, Frankfurt am Main 1994, (ISBN 3-518-28755-9). [traduction française par Christian E. Roques et Marie Ange Roy: Le droit à l'ombre de la croix gammée, Lyon, ENS Editions, 2016]
  • Konstitution und Intervention: Studien zur Geschichte des öffentlichen Rechts im 19. Jahrhundert. Suhrkamp, Frankfurt am Main 2001, (ISBN 3-518-29126-2).
  • Geschichte des Sozialrechts in Deutschland: Ein Grundriss. Lucius und Lucius, Stuttgart 2003, (ISBN 3-8282-0243-8) (online).
  • Das Auge des Gesetzes: Geschichte einer Metapher. C. H. Beck, München 2004, (ISBN 3-406-51679-3). [traduction française par Sylvie Hürstel: L’œil de la loi. Histoire d’une métaphore, Paris, Fayard, 2006].
  • Sozialistische Gesetzlichkeit. Staats- und Verwaltungsrechtswissenschaft in der DDR. C. H. Beck, München 2009, (ISBN 978-3-406-59207-2)[5].
  • Ausgewählte Aufsätze und Beiträge (= Studien zur europäischen Rechtsgeschichte. Bd. 265). Herausgegeben von Stefan Ruppert und Miloš Vec. 2 Bände. Klostermann, Frankfurt am Main 2011, (ISBN 978-3-465-04137-5).
  • Öffentliches Recht in Deutschland. Eine Einführung in seine Geschichte. 16.–21. Jahrhundert. C. H. Beck, München 2014, (ISBN 978-3-406-65943-0).
  • Nahes Unrecht, fernes Recht. Zur Juristischen Zeitgeschichte im 20. Jahrhundert. Wallstein, Göttingen 2014, (ISBN 978-3-8353-1401-6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. Christoph Gusy, "M. Stolleis. Rechtsgeschichte schreiben. Rekonstruktion, Erzählung, Fiktion? (compte rendu), In: JoJZG, 2011, no 1
  4. « Minister der Justiz, für Integration und Europa, Jörg-Uwe Hahn, überreicht das Bundesverdienstkreuz 1. Klasse an Herrn Prof. em. Dr Dr h. c. mult. Michael Stolleis »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Land Hessen, 5. Mai 2010.
  5. Rosemarie Will: Warum die DDR kein Rechtsstaat war. In: Forschung Frankfurt. 1/2010, S. 81, de:hebis:30-80544.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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