Michael McDowell (écrivain)

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Michael McDowell
Description de l'image Michael McDowell (écrivain).jpg.
Nom de naissance Michael McEachern McDowell
Surnom Axel Young
Nathan Aldyne
Preston Macadam
Mike McCray
Naissance
Enterprise, Alabama
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 49 ans)
Boston, Massachusetts
Profession Écrivain
Scénariste
Films notables Beetlejuice
L'Étrange Noël de monsieur Jack

Michael McDowell (de son nom de naissance Michael McEachern McDowell) est un écrivain et scénariste américain, né le et décédé le à Boston, Massachusetts.

Stephen King le décrit comme « le meilleur auteur de livres de poche aux États-Unis à ce jour »[1],[2].

Il est notamment connu pour avoir écrit l'histoire et le scénario du film Beetlejuice de Tim Burton.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Michael McDowell est né en 1950 à Enterprise, dans l'Alabama[3], et a passé sa scolarité au T.R. Miller High à Brewton, Alabama. Il a suivi des études (B.A. et M.A.) à l'Université d'Harvard, et a poursuivi en doctorat (Ph.D.) en anglais à l'Université Brandeis en 1978. Sa thèse s'intitulait "Comportements américains envers la mort, 1825-1865" (American Attitudes Toward Death, 1825-1865)[3]. En même temps qu'il rédige sa thèse, il se rend compte qu'il ne veut pas enseigner, mais devenir écrivain. Son premier roman n'essuie que des refus, mais il se lance dans l'écriture d'un deuxième. Dans son entretien avec Douglas E. Winter, il raconte que la bande annonce de La Malédiction et L'Exorciste l'ont interrogé sur les enfants possédés, ce qui lui a donné de la matière pour l'écriture d'un autre livre.

Il soutient quand même sa thèse et obtient son doctorat, puis trouve un emploi de secrétaire et se consacre pleinement à l'écriture. Sa carrière littéraire sera réellement lancée avec The Amulet, et il peut vivre de son écriture à partir du début des années 1980.

McDowell vécut à Medford, Massachussetts tout en conservant un pied-à-terre à Hollywood avec sa sœur Ann et le réalisateur Peter Lake. Il avait aussi un frère, James. Le partenaire de McDowell était l'historien du théâtre et metteur en scène Laurence Senelick, qu'il avait rencontré en 1969 alors qu'il faisait partie de la distribution de la pièce Bartholomew Fair[4], mise en scène par Senelick. Ils sont restés ensemble pendant trente ans, jusqu'à la mort de McDowell.

McDowell était un grand collectionneur d'objets liés à la mort. Sa collection, vaste et variée, qui comprend plus de soixante-seize boîtes, incluait des objets tels que des broches mortuaires, des photographies et des plaques provenant de cercueils de nourrissons. Après sa mort, la collection a été acquise par la Northwestern University de Chicago, où elle est exposée depuis 2013[5]. Sa riche correspondance, ainsi que tous ses manuscrits sont hébergés à la Bowling Green State University, dans l'Ohio[6].

McDowell a été diagnostiqué comme étant atteint du SIDA en 1994. Après son diagnostic, McDowell a enseigné l'écriture de scénarios à l'Université de Boston et à l'Université Tufts, tout en continuant à écrire des scénarios sur commande. L'un de ses derniers projets, sur lequel il travaillait au moment de sa mort, était une suite de Beetlejuice. Son dernier roman inachevé, Candles Burning, a été complété par la romancière Tabitha King et publié en 2006.

McDowell est décédé le 27 décembre 1999 à Boston, Massachusetts, des suites d'une maladie liée au sida[7].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 1979, après en avoir écrit 6 qui seront refusés et plusieurs scénarios pour le cinéma[8], il publie son premier roman, The Amulet. Il enchaîne avec des romans très variés. Les Brumes de Babylone (Cold Moon Over Babylon) (1980), un roman d’atmosphère sur fond de vengeance surnaturelle, lui vaut rapidement la réputation de jeune auteur d’horreur de premier plan. Cette même année, il dévoile ses talents dans un style plus historique avec Gilded Needles, un thriller psychologique se déroulant dans le New York des années 1870. Puis vient son roman préféré, Cauchemars de sable (The Elementals) (1981), dont les abominations irrationnelles reflètent sa vision sinistre du monde. Il sera suivi d’un deuxième roman d’horreur historique, Katie (1982)[8].

S'il est sans doute plus connu pour ses œuvres d'horreur gothique du Sud des États-Unis, Michael McDowell était un styliste accompli et a écrit plusieurs séries de livres présentant des différences marquées en termes de ton, de personnages et de sujets. Ses romans d'époque sont loués pour leur sens aigu de la recherche historique et la précision des détails, et vont de la ville de New York de l'âge d'or à l'Alabama de l'époque de la Grande Dépression.

Michael McDowell a collaboré avec son ami Dennis Schuetz pour écrire quatre romans policiers mettant en scène le détective homosexuel Daniel Valentine et son acolyte Clarisse Lovelace : Vermillion (1980), Cobalt (1982), Slate (1984) et Canary (1986). Les quatre romans ont été publiés sous le pseudonyme de Nathan Aldyne.

Au début des années 1980, Michael McDowell et Dennis Schuetz ont publié deux thrillers psychologiques, Blood Rubies (1982) et Wicked Stepmother (1983) sous le pseudonyme d'Axel Young. Les deux livres étaient des parodies exagérées de romans à suspense à la manière de Sidney Sheldon.

De janvier à juin 1983, Michael McDowell fait paraître chez Avon mois après mois une mini-série de romans autour d'une ville et d'une famille de l'Alabama : Blackwater[9]. Le procédé inspire Stephen King pour la publication de La Ligne Verte. À propos de cette saga, l'auteur et critique Alan Ryan déclare :

« Les points forts de McDowell sont nombreux. Sa prose est riche, allusive et souvent complexe, mais si bien polie qu'elle ne détourne jamais l'attention. »[9]

Dans la préface qu'il signe pour l'édition de Blackwater parue chez Centipede Press en 2014, l'écrivain Poppy Z. Brite déclare :

« La série Blackwater de Michael McDowell est son œuvre la plus étoffée, la plus luxuriante, des brassées de fleurs étranges liées entre elles par une racine certes nourricière mais aussi tordue, celle de la famille – une racine capable de grimper le long d’un chêne d’eau, l’arbre favori d’Elinor Caskey et duquel cette dernière semble tirer sa force. Aux lecteurs découvrant pour la première fois la famille Caskey : savourez ces sombres fruits, leur parfum est entêtant et peut-être toxique, mais doux avec des notes de brise du Sud et d'argile rouge venue du fond de la Perdido. On pourrait s’y noyer… »

Au milieu des années 1980, Michael McDowell a écrit la série de romans policiers "Jack and Susan" pour Ballantine Books, mettant en scène des personnages qui rappellent le film Thin Man. La série comprend Jack and Susan in 1953 (1985), Jack and Susan in 1913 (1986) et Jack and Susan in 1933 (1987). Les livres relatent les aventures d'un couple éternellement jeune et de leur chien. McDowell s'était engagé à en écrire un pour chaque décennie du siècle, mais il s'est retiré du contrat après trois volumes.

Style[modifier | modifier le code]

Patrick Marcel, traducteur en français de Toplin, décrit le ton de Michael McDowell dans ses livres comme "détaché, ironique et légèrement cynique"[10].

Un écrivain commercial[modifier | modifier le code]

Michael McDowell est l'un des dix-sept écrivains d'horreur britanniques et américains contemporains interviewés par Douglas E. Winter dans son livre d'entretiens Faces of Fear : Encounters with the Creators of Modern Horror (Berkley Books) en 1985[8]. Dans cet interview, Michael McDowell dit à propos de son écriture :

« Je suis un écrivain commercial et j'en suis fier. J’aime être publié en livre de poche. Et je suis un artisan. Je suis très impliqué dans cette notion d’artisanat, dans le fait d’améliorer mon écriture, de la rendre claire, concise et de dire exactement ce que je veux dire, exactement ce que je pense, d’améliorer ma plume et de faire de mon mieux dans le genre dans lequel j’écris. J'écris des choses qui seront mises en vente dans une librairie le mois prochain. Je pense que c'est une erreur d'essayer d'écrire pour la postérité. J’écris pour que des gens puissent lire mes livres avec plaisir, qu’ils aient envie d’attraper un de mes romans, qu’ils passent un bon moment sans avoir à lutter. »

Une écriture visuelle[modifier | modifier le code]

L’une des forces de Michael McDowell en tant qu’auteur sont les images visuelles saisissantes qu’il emploie. Le cinéma a eu une influence majeure sur lui, en particulier l’œuvre d’Erich von Stroheim :

« À cause de son idée tordue de la morale et de ses tableaux vivants si révélateurs et maîtrisés. Je pense notamment à Folies de femmes, La Veuve joyeuse et La Symphonie nuptiale. Et des films japonais tels que Onibaba, Kuroneko et Double Suicide à Amijima ont vraiment changé ma façon de voir les choses, et plus particulièrement en ce qui concerne l’horreur. Pour ce qui est des films d’horreur américains, ou plutôt occidentaux – j’aime les films de série Z : I Eat Your Skin, Wrestling Women vs. The Aztec Mummy, Enfer mécanique, Drive-In Massacre. Plus ils sont cheap, mieux c’est. »

Michael McDowell souligne la différence fondamentale entre les films d'horreur et la littérature d'horreur, qui se situe au niveau de la temporalité de l'action. Son métier de scénariste fait qu'il maîtrise les scènes très visuelles, qu'il incorpore à ses romans pour créer des effets presque cinématographiques :

« Réfléchissez un peu à la différence entre les films d’horreur et la littérature d’horreur. Les films se déroulent en temps réel, il est donc possible d’avoir des événements soudains – une main qui surgit par une porte le fera en direct. Mais dans un livre, ça ne se passe pas comme ça. Alors comment ralentit-on un lecteur, comment le fait-on accélérer et comment le fait-on lire rapidement ? Ce sont des choses qu’il faut apprendre, mais c’est difficile. Stephen King est très doué dans ce domaine, et je crois que moi aussi je le suis. Ces effets, grosso modo, on les obtient avec des mots longs, des mots courts, des phrases longues, des phrases courtes, la sonorité des mots – des mots abrégés ou des mots étirés – c’est une des choses qu’on apprend en écrivant beaucoup. Certaines personnes n’y parviennent jamais, peu importe combien de temps elles écrivent, mais les bons écrivains si. »

C’est ce genre d’imagerie très visuelle plus que l’histoire qui stimule son imagination et anime son œuvre. Il déclare :

« Je ne ressasse pas les histoires qui ont influencé ma vie, mais je ressasse les tableaux vivants qui l’ont fait. Comme Max Schreck dans Nosferatu, à peine quelques images vues dans mes films préférés. J’aime cette impression d’intégrer un tableau dans un livre, de créer une simple planéité avec des personnages collés dessus. On peut commencer de cette manière, puis mettre de la profondeur avec des dialogues et des descriptions. C’est généralement ainsi que j’écris mes scènes – comme une photo prise au téléobjectif. Le résultat semble d’abord très plat, puis tout à coup l’image prend de la profondeur et permet de voir ce qui se passe vraiment. Bizarrement, c’est ainsi que je conçois les dialogues et le discours. J’aime quand les dialogues sont clairement délimités. »

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Les sources d'inspiration de Michael McDowell sont multiples. Comme Lovecraft, il imprègne son œuvre de ses racines, le lieu où il a grandi : l'Alabama.

« J’ai adopté le Sud comme équivalent de sa Nouvelle-Angleterre, et ça fonctionne très bien pour moi. Il m’a aussi appris à me servir des sens, notamment ceux que l’on n’associe normalement pas à l’écriture, comme l’odeur – surtout l’odeur, chez Lovecraft. Et l’ouïe également. Ce principe esthétique est essentiel pour moi. Certes, il écrit dans un style ampoulé, mais il m’a fait comprendre – car il est évident que c’est ce qu’il faisait – que la sonorité d’une phrase peut être aussi porteuse de sens que les mots derrière ces sons. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a cinquante façons différentes d’écrire “un coup de feu retentit” tout en transmettant cette même information, mais il n’y en a qu’une qui convienne. Dans un paragraphe en particulier, on peut décider de prendre deux secondes à l’esprit du lecteur ou seulement un dixième de seconde, il faut faire un choix. On peut vouloir que cela figure dans un paragraphe à part, pour avoir plus de blancs de chaque côté. C’est le genre de choses auxquelles pensera un bon écrivain[1].

Michael McDowell ressent également l'influence d'une autrice :

« Eudora Welty – je ne suis pas sûr que cela lui fasse plaisir. Une grande partie de l’extravagance dans la façon de parler de mes personnages vient de Welty, à force de la voir faire dans ses livres.

Motifs récurrents[modifier | modifier le code]

La famille[modifier | modifier le code]

La famille est l'un des motifs récurrents de l’œuvre de Michael McDowell. C'est une thématique qui le fascine et autour de laquelle est par exemple centrée sa saga Blackwater. Pourtant, il déclare ne pas vouloir de famille :

Cela ne me dit rien d’avoir une famille à moi, mais il faut pourtant qu’il y ait des familles – c’est juste que je n’ai aucune envie d’avoir quoi que ce soit à faire avec elles. Je les trouve violentes, oppressantes, manipulatrices – et pour toutes ces raisons, elles sont aussi intéressantes. Je n’ai pas de famille en ce moment – j’en ai en Alabama, mais pas près de moi. J’ai des amis avec moi, mais les amis ont tendance à être plus ou moins du même âge ou de la même génération. Et même si vous avez des amis de vingt-deux ans et d’autres qui en ont cinquante-cinq, il s’agit en général de relations horizontales.

A l'inverse des relations choisies, qu'il décrit comme horizontales, Michael McDowell voit les liens familiaux comme verticaux, et c'est précisément ce qu'il trouve intéressant :

On est en contact avec des enfants, des parents, des grands-parents, des nièces, des neveux, et toutes ces relations sont verticales. Je pense que les relations verticales sont plus intenses que les relations horizontales. Il est toujours possible de mettre un frein à ces dernières, de les repousser. Mais les relations verticales vous touchent au plus profond. Elles sont comme des poutres plantées en vous, et il y a plus de possibilités de drames dans des relations auxquelles vous êtes attaché ainsi comme à un tuteur. Et c’est pour cette raison que j’écris sur des familles.

Patrick Marcel le confirme : "Les familles, chez McDowell, sont monstrueuses."[10]

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Comme l'écrit le poète et journaliste Lloyd Schwarz dans le Boston Phoenix, Michael McDowell a commencé sa carrière cinématographique sur un coup de chance :

Un jour, alors qu'il ne s'y attendait pas du tout, McDowell reçoit un appel du bureau de George Romero. Le réalisateur de La Nuit des morts-vivants avait aussi une série télévisée "Histoires de l'autre monde". Au téléphone, on demande à Michael s'il écrit des scénarios. Michael admet qu'il ne le fait pas encore, mais qu'il peut vite apprendre. À la fin de la conversation, Michael, curieux de savoir comment le bureau de Romero avait entendu parler de lui, demande à ses interlocuteurs lesquels de ses livres ils ont lu. Mais les titres qu'ils mentionnent ont en fait été écrits par un autre Michael McDowell ! Embarrassé, l'assistant de Romero lui demande si lui aussi écrit des histoires d'horreur. Quand Michael entend à nouveau parler de Romero, il a lu ses livres, les a adorés et veut travailler avec lui.[4]

Ses épisodes les plus connus des Histoires de l'autre monde sont un conte de Noël troublant avec E.G. Marshall, "Seasons of Belief", qu'il a également réalisé, et "The Cutty Black Sow", avec Deborah Harry. Stephen King était un fan incontesté de Michael McDowell (qui a écrit le scénario de son film La Peau sur les os), tout comme Steven Spielberg, pour qui il a travaillé sur la série Histoires fantastiques. Il a écrit des épisodes pour la reprise d'Alfred Hitchcock Presents, notamment "Le Bocal" (1986), avec Ray Bradbury.

Pour le cinéma, on lui doit notamment Beetlejuice (1987) dont il est à l'origine[11] et dont il coécrira le scénario pour Tim Burton. Il sera chargé d'écrire celui de L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993), mais la collaboration n'ira pas jusqu'au bout. Il signera le scénario de La Peau sur les os (1996), adapté du roman de Stephen King. Michael McDowell a également écrit la novélisation du film Clue en 1985. Le film était basé sur le jeu de société et comportait trois fins différentes ; cependant, la novélisation était basée sur le scénario du tournage et comprenait une quatrième fin qui a été coupée du film.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • 1979 : The Amulet. Réédité en 2013 par Valancourt Books, avec une nouvelle introduction de Poppy Z. Brite.

Lorsque les citoyens de Pine Cone, en Alabama, commencent à mourir de manière choquante et macabre, Sarah Howell soupçonne qu'un étrange bijou est le lien entre les décès, et que sa belle-mère Jo, haineuse et vindicative, est derrière tout cela.

  • 1980 : Cold Moon Over Babylon. Réédité en 2015 par Valancourt Books, avec une nouvelle introduction de Douglas E. Winter. Publié en français sous le titre Les Brumes de Babylone, traduit de l'anglais (Etats-unis) par Gérard Coisne, Presses Pocket, 1990.

La disparition mystérieuse d'une jeune fille dans la tranquille Babylon, en Floride, réveille une horreur dans la rivière Styx qui entraîne les familles Larkin, Redfield et Hale dans une tourmente surnaturelle de meurtre et de folie.

  • 1980 : Gilded Needles. Réédité en 2015 par Valancourt Books, avec une nouvelle introduction de Christopher Fowler.

Lorsqu'un ennemi de son passé déclenche involontairement la destruction de sa famille et de son gagne-pain, la rusée génie du crime Lena Shanks, qui dispose désormais du pouvoir et des ressources nécessaires pour se défendre, prépare sa vengeance.

  • 1981 : The Elementals. Réédité en 2014 par Valancourt Books, avec une nouvelle introduction de Michael Rowe. Publié en français sous le titre Cauchemars de sable, traduit de l'anglais (Etats-unis) par Jacques Guiod, Presses Pocket, 1991.

Les familles Savage et McCray cherchent leurs maisons d'été victoriennes dans la ville isolée de Beldame, en Alabama, pour ce qu'elles espèrent être des vacances relaxantes sur la côte du Golfe. Mais une troisième maison, abandonnée et lentement consumée par le sable, recèle une horreur qui les tourmente depuis des générations, et la jeune India McCray l'a réveillée.

  • 1982 : Katie. Réédité en 2015 par Valancourt Books.

Un appel à l'aide de son grand-père éloigné met la jeune Philomena Drax sur le chemin dangereux des méchants John et Hannah Slape et de leur fille Katie, une voyante meurtrière.

Une inondation désastreuse à Perdido, en Alabama, laisse derrière elle une nouvelle arrivante mystérieuse, Elinor Dammert, qui se marie bientôt à la riche famille Caskey. Mais Elinor partage un lien secret et surnaturel avec la rivière Blackwater qui détermine à la fois la subsistance et le destin de Perdido. Au cours des 50 années suivantes, l'influence d'Elinor apporte prospérité, animosité, mort et réconciliation aux Caskey[12].

  1. La Crue
  2. La Digue
  3. La Maison
  4. La Guerre
  5. La Fortune
  6. Pluie

Les livres 1 à 3 et 4 à 6 de la série Blackwater ont été rassemblés dans deux recueils publiés en 1983, immédiatement après la publication originale en série.

En 2014, la série a été rééditée par Tough Times Publishing sous forme d'e-books des volumes individuels originaux et d'un seul recueil, Blackwater : The Complete Caskey Family Saga. En 2015, une autre publication grand format de la série complète, avec des illustrations de Patrick Loehr et une introduction de l'auteur Poppy Z. Brite, est sortie en édition limitée chez Centipede Press. La série a été rééditée en 2017 par Valancourt Books, avec une nouvelle introduction de Nathan Ballingrud.

En avril 2022 la maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture publie une traduction en français de La Crue[13], premier tome de la série Blackwater. Le texte restait jusque là inédit en français. L'éditeur annonce la publication d'un nouveau tome toutes les deux semaines à partir du 7 avril [14] jusqu'au 17 juin 2022[15].

  • 1985 : Toplin (Toplin). Réédité en 2017 par Valancourt Books.

Publié en français sous le titre Toplin, (suivi de) Miss Mack ; Au déclin de Halley traduit de l'anglais (Etats-unis) par Patrick Marcel, Editions Gréco, "Hantises", 1989.

Un jeune homme complètement dément voit sa vie dévier vers la folie et le meurtre après qu'un événement apparemment innocent l'a convaincu d'une vaste conspiration visant à détruire son monde ordonné.

  • 1985 : La série Jack and Susan. Tous les romans de cette série ont été réimprimés en 2013 par Felony & Mayhem Press.
  1. 1985 : Jack and Susan in 1953
  2. 1986 : Jack and Susan in 1913
  3. 1987 : Jack and Susan in 1933
  • 2006 : Candles Burning. Achevé par Tabitha King après la mort de McDowell. Publié en français sous le titre Calliope, la voix des femmes, traduit de l'anglais (Etats-unis) par Claudine Richetin, Télémaque, 2009.

Calliope "Callie" Dakin, une enfant qui entend les morts, se voit obligée de percer le mystère du meurtre horrible de son père afin de se libérer des griffes d'une conspiration de femmes qui veulent utiliser ses pouvoirs pour leur propre bénéfice.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • "Miss Mack" dans Halloween Horrors (septembre 1986, Ed. Alan Ryan, Doubleday), réédité dans The Valancourt Book of Horror Stories, Vol. 1 (octobre 2016, Valancourt Books).
  • "Halley's Passing" dans The Year's Best Science Fiction : Fifth Annual Collection (mai 1998, St. Martin's Press)

En tant qu'Axel Young (avec Dennis Schuetz)[modifier | modifier le code]

  • Blood Rubies (1982), réédité en 2017 par Valancourt Books.

Séparées dès la naissance par la mort violente de leur mère, les jumelles Katherine et Andrea possèdent chacune une paire de boucles d'oreilles en rubis. Bien qu'ignorant l'existence de l'une et de l'autre, une série de tragédies macabres semble conspirer pour réunir les deux sœurs.

  • Wicked Stepmother (1983), réédité en 2017 par Valancourt Books.

Louise, méchante et avide, épouse un vieux millionnaire puis l'assassine, mais pour conserver sa fortune et s'en sortir, elle doit faire face à ses trois enfants méfiants et, peut-être, les éliminer.

En tant que Nathan Aldyne (avec Dennis Schuetz)[modifier | modifier le code]

  • Les romans policiers Valentine et Lovelace, tous réédités en 2014 par Felony & Mayhem Press.
  1. Vermillion (1980) : Le meurtre d'un jeune arnaqueur malchanceux attire l'attention non désirée d'un politicien bigot sur la communauté gay très soudée de Boston. Daniel Valentine, barman à la tête froide, et sa meilleure amie Clarisse Lovelace, courageuse et téméraire, se retrouvent involontairement impliqués dans la chasse au tueur.
  2. Cobalt (1982) : Une escapade estivale tranquille pour Daniel et Clarisse est interrompue lorsque le corps d'un beau playboy local est découvert sur la plage, et il y a beaucoup trop de gens qui voulaient sa mort.
  3. Ardoise (1984) : Daniel et Clarisse ont enfin réalisé leur rêve d'ouvrir leur propre bar gay. Tout va bien jusqu'à ce qu'un homme mort apparaisse sur la piste de danse et que Daniel doive laver son nom.
  4. Canary (1986) : Lorsqu'un tueur en série se met à jeter des corps près du bar de Valentine, Daniel et Clarisse craignent que la prochaine victime soit Daniel lui-même.

En tant que Preston Macadam[modifier | modifier le code]

  • Michael Sheriff, The Shield: African Assignment (1985)
  • Michael Sheriff, The Shield: Arabian Assault (1985)
  • Michael Sheriff, The Shield: Island Intrigue (1985)

En tant que Mike McCray[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs titres dans la série "Black Beret" (1984-1987)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Scénariste

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste
Réalisateur

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Douglas E. Winter, Faces of fear : encounters with the creators of modern horror, Berkley Books, (ISBN 0-425-07670-9 et 978-0-425-07670-5, OCLC 13047131, lire en ligne)
  2. (en) Christopher Fowler, « Forgotten authors No. 36: Michael McDowell », The Independent,‎ .
  3. a et b Chris Morgan, « Grocer's Gothic », Los Angeles Review of Books,‎ .
  4. a et b « Michael McDowell », sur bostonphoenix.com (consulté le )
  5. « Collection: Michael McDowell Death Collection | Archival and Manuscript Collections », sur findingaids.library.northwestern.edu (consulté le )
  6. (en-US) « PCL MS 138 Michael M. McDowell Collection », sur lib.bgsu.edu (consulté le )
  7. Oliver, Myrna (January 18, 2000). "Michael McDowell, Horror Writer Dies". Bangor Daily News. p. B6. Retrieved June 14, 2015.
  8. a b et c Will Errickson, « Too Much Horror Fiction: Michael McDowell Interview, 1985 », sur Too Much Horror Fiction, (consulté le )
  9. a et b (en-US) « Screenwriter Michael McDowell Dies », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  10. a et b Patrick Marcel, « Les Masques de Michael McDowell », Manticora, vol. 8,‎ , p. 2-7
  11. (en) « This Alabamian Wrote Beetlejuice », sur youtube
  12. Edgar Alexander Mearns, List of birds collected on San Clemente Island, Southern California, August 23 - August 28, 1894, [s.n.], (lire en ligne)
  13. « “Blackwater”, la saga qui a inspiré Stephen King, arrive enfin en France », sur Télérama, (consulté le )
  14. «Blackwater» : le fabuleux destin du livre-feuilleton du créateur de «Beetlejuice», sur leparisien.fr, (consulté le )
  15. « La première publication française de “Blackwater” (Michael McDowell), aux éditions Toussaint Louverture », sur club-stephenking.fr, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]