Michaël Fœssel

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Michaël Fœssel
Michaël Foessel mars 2014.JPG

Michaël Fœssel en mars 2014.

Naissance
Nationalité
Formation
Principaux intérêts
Philosophie allemande et philosophie politique

Michaël Fœssel[1] est un philosophe français né à Thionville, le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Michaël Fœssel intègre l'ENS de Fontenay Saint-Cloud, en 1995 (rang 1). Il obtient l'agrégation de philosophie deux ans plus tard (rang 1), puis soutient une thèse sur Emmanuel Kant et la question du monde en 2002 à l'université de Rouen[3]. Après avoir été maître de conférences à l'université de Bourgogne et à l'Institut catholique de Paris[4], il est élu en 2013 Professeur de philosophie à l'École polytechnique, où il succède à Alain Finkielkraut[5]. Michael Fœssel est également conseiller à la direction de la revue Esprit et depuis 2014 il dirige la collection l'Ordre philosophique aux éditions du Seuil avec Jean-Claude Monod

Son travail actuel porte sur le sens et les risques de l'expérience démocratique et sur le cosmopolitisme abordé dans une perspective kantienne.

Prises de position et analyses[modifier | modifier le code]

En mai 2012, il attribue la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle aux échecs de la droite et du sarkozysme, ainsi qu'au « gouvernement par le marché qui a fait la preuve de son inefficacité »[6].

Dans une tribune publiée dans Le Monde en avril 2017, il défend Jean-Luc Mélenchon, alors candidat à l'élection présidentielle, contre les attaques le visant et voyant en lui une possible dérive dictatoriale. Au contraire, il pense que : « le devenir autoritaire des Etats où règne une dérégulation économique sans frein est un fait ». Michaël Fœssel considère même que Mélenchon « a au moins le mérite de libérer provisoirement la France du face-à-face entre globalisation heureuse et violence identitaire »[7].

En juin 2017, Michaël Fœssel juge, qu'avec l'inscription des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun, on tend vers un « Etat libéral autoritaire »[8].

Publications[modifier | modifier le code]

Essais
  • Kant et l'équivoque du monde, CNRS, 2008 (ISBN 978-2271066336)
  • La Privation de l'intime, Seuil, coll. « Débats », 2008 (ISBN 978-2020982511)
  • État de vigilance, Éditions Le Bord de l'eau, coll. « Diagnostics », 2010 (ISBN 978-2356870650) ; nouvelle édition, Le Seuil, coll. « Points », 2016
  • Le scandale de la raison. Kant et le problème du mal, Éditions Honoré Champion, coll. Champion Essais, 2010 [2]
  • Après la fin du monde : Critique de la raison apocalyptique, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 2013 (ISBN 978-2021053678)
  • Le Temps de la consolation, Éditions du Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 2015.
  • La Nuit. Vivre sans témoin, Éditions autrement, coll. « Les grands mots », 2017.
Publications collectives et éditions
  • Kant, la religion dans les limites de la simple raison (avec Marc Schweyer), Hatier, coll. « Les Classiques Hatier de la philosophie », 2000 (ISBN 978-2218729683)
  • L’Anthologie Paul Ricœur (avec Fabien Lamouche, Points, coll. « Points Essais », 2007 (ISBN 978-2757803004)
  • Kant (avec Raphaël Enthoven), Librairie Académique Perrin, coll. « Les nouveaux chemins de la connaissance », 2009 (ISBN 978-2262031053)
  • participation à l'ouvrage collectif Qu'est-ce que la gauche ?, Fayard, 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1].
  2. Michael Fœssel, philosophe de l’X, par Éric Aeschimann.
  3. SUDOC 070398836
  4. « Michaël Foessel : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le 5 septembre 2017)
  5. Dossier consacré à Alain Finkielkraut à l'occasion de la publication de L'identité malheureuse dans Le Point, 10 octobre 2013.
  6. Michaël Foessel, « Réconcilier l’égalité et la raison », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  7. « Michaël Fœssel : « Mélenchon a intégré la tradition antitotalitaire » », sur Le Monde.fr (consulté le 1er mai 2018)
  8. « Etat d'urgence : «Une inscription dans le droit commun qui annule toute contestation» », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]