Michèle Riot-Sarcey

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Michèle Riot-Sarcey, née en [1], est une historienne française.

Professeur émérite d'histoire contemporaine et d'histoire du genre à l'université Paris-VIII-Saint-Denis, elle est spécialiste du féminisme, de la politique et des révolutions du XIXe siècle. Elle est par ailleurs militante féministe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michèle Riot-Sarcey enseigne au collège La Maillère de Lognes Marne-La-Vallée à la fin des années 1980. Elle soutient sa thèse de doctorat en 1990 sous la férule de Madeleine Rebérioux[2], et son mémoire d'habilitation à diriger des recherches à Paris I le , sous la direction d'Alain Corbin.

Elle a appartenu au comité de rédaction de la revue Futur Antérieur (1990-1998).

Elle participe en 2001 à la fondation du RING (Réseau inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre), devenu en 2009 Fédération RING (Fédération de recherche sur le genre). Elle est co-responsable de ce réseau pluridisciplinaire qui travaille sur le caractère sexué de l’organisation des sociétés humaines et la prise en compte de la construction sociale et symbolique des catégories de sexes et des rapports entre les sexes.

Elle crée en 2005, avec Gérard Noiriel et Nicolas Offenstadt, le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH).

Elle est membre de la société de 1848 et du comité de rédaction de la Revue d'histoire du XIXe siècle (RH19).

Elle anime avec Nathalie Raoux et Maurizio Gribaudi le séminaire « Actualité de Walter Benjamin » à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Elle est auteur de plusieurs ouvrages et articles sur l'histoire politique du XIXe siècle, sur les utopies, sur le féminisme et sur la question du genre.

Elle fut la compagne de Denis Berger (1932-2013), créateur en 1958 de La Voie communiste, militant anticolonialiste collaborateur du FLN, « porteur de valises », rédacteur de nombreux articles dans la revue Critique communiste[3].

Elle est, depuis octobre 2016, membre du comité Français des SHS de l’Unesco.

Michèle Riot-Sarcey a reçu le prix Marianne Jacques France du Grand Orient de France 2017 pour l'ensemble de son œuvre.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Michèle Riot-Sarcey a milité à La Voie communiste, avant d'adhérer brièvement au Parti socialiste unifié (PSU) (en 1971-1972) puis de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) de 1975 à 1985.

En 1995, elle prend l’initiative avec Denis Berger, Henri Maler, Catherine Lévy et Yves Bénot de publier l’appel des intellectuels en faveurs des grévistes[4]. Suite à cet appel Pierre Bourdieu intervient le 12 décembre 1995, à la Gare de Lyon, à Paris[5].

En 2011, elle appelle à voter Front de gauche à l'élection présidentielle[6].

Le 30 novembre 2015, elle est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[7],[8].

Le 2 mai 2017, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, elle cosigne une tribune du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire appelant à voter pour Emmanuel Macron contre le Front national[9].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Notice de Michèle Riot-Sarcey sur le Système universitaire de documentation », sur idref.fr
  2. http://www.sudoc.fr/00856437X.
  3. Denis Berger nous a quittés ce lundi 6 mai 2013, gauche-unitaire.fr, 8 mai 2013.
  4. Denis Berger, « Le champ du possible s'est élargi », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. Hugo GRIMAL-PAOLI, « Discours de Pierre Bourdieu aux cheminots grévistes », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  6. Ils et elles votent Front de gauche, humanite.fr
  7. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  8. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).
  9. Au nom de l'histoire, faisons «front» face à l'extrême droite, tribune, liberation.fr, 2 mai 2017
  10. Lucie Fougeron, « Michèle Riot-Sarcey : « Il faut retrouver le sens premier, émancipateur, du mot liberté » », sur L'Humanité, (consulté le 18 février 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]