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Michèle Rakotoson

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Michèle Rakotoson
Portrait dessiné de Michèle Rakotoson
Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Activités
Journaliste, écrivaine, dramaturge, professeure de lettresVoir et modifier les données sur Wikidata
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A travaillé pour
Distinctions
Grand prix de la francophonie ()
Prix Orange du Livre en Afrique (Ambatomanga, la douleur et le silence (d)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Michèle Rakotoson, est née le à Antananarivo, à Madagascar, est une écrivaine, romancière, dramaturge, journaliste et militante malgache.

Elle publie une dizaine de romans et des pièces de théâtre en malgache et a été responsable de la partie littéraire de la « Revue Noire[1]»[2].

Michèle Rakotoson naît le à Antananarivo, à Madagascar[3],[4]. Elle est issue de la bourgeoisie protestante[5] de la ville, d'un père journaliste et d'une mère bibliothécaire[6].

Elle se lance plus tard dans le journalisme, la dramaturgie et l'écriture. Ainsi marquée par le protestantisme et les quakers, elle effectue sa scolarité au lycée Jules Ferry d'Antananarivo. Elle devient professeure de lettres et metteuse en scène à Madagascar mais quitte le pays en 1983 pour des raisons politiques[3]. Par la suite, elle arrive à Paris où elle obtient un DEA[5] en sociologie et se retrouve responsable des manifestations littéraires à Radio France internationale[7]. Elle devient alors journaliste pour la radio (RFI et France Culture) mais aussi pour la télévision française (RFO) et internationale[8].

Fin 2010, Michèle Rakotoson est de retour à Madagascar. Elle écrit « qu'elle apprend beaucoup de choses que Paris commençait à lui faire oublier. »[6]. En 2011, en collaboration avec Nicolas Vatomanga et son groupe, elle participe activement à la création d'un concept original : le Projet Slam Jazz[9] (Slamjazz Projekt), une nouvelle forme d'art qui associe le poème improvisé (Slam) avec la musique improvisée (Jazz)[10]. L'écrivaine s'implique avec d'autres artistes dans des projets culturels locaux comme le Projet Slam Jazz ou l'opération Bokiko. Elle devient la marraine d'associations malgaches[11].

En 2013, elle bénéficie d'une résidence à la Maison des auteurs et autrices des Francophonies[12]. En 2016, elle est la marraine de La Dictée francophone organisée chaque année par France-Québec dans le cadre de la Semaine de la langue française[13].

Activité associative

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Pour soutenir les jeunes auteurs malgaches et promouvoir l'édition à Madagascar, Michèle Rakotoson et l'éditeur Manantsoa Raparison créent l'opération Bokiko[14], une association d'acteurs culturels et d'écrivains[15],[16]. Ce projet, qui a débuté en 2008[4], organise des ateliers d'écriture encadrés par des professionnels, publie des œuvres et organise des caravanes de livres pour rapprocher la littérature des habitants[11]. Ce projet soutient les jeunes auteurs malgaches à promouvoir leurs œuvres, mais aussi l'édition à Madagascar. Michèle Rakotoson ajoute lors d'un reportage sur une exposition consacrée à ses œuvres que la clé de l'écriture est la lecture et l'ouverture au monde.

Débarquement du 200e régiment d'infanterie à Madagascar, 1894-1895

Elle est marraine d’associations malgaches, notamment NGM (Nouvelle génération malgache), Hetsika Diaspora et Respir. En 2002, elle dirige l’équipe de communication du CIDDM (comité démocratie à Madagascar)[17]. Elle est également conseillère pour des manifestations malgaches en France[3].

Regards sur l’œuvre

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Michèle Rakotoson se consacre à l'écriture de l'histoire de son pays, et développe la notion de « mal insulaire »[18], une notion qui aborde des thèmes engagés tels que la colonisation ou encore l'esclavage[5] et l'expédition de Madagascar. Thomas C. Spear, du site Île en île, indique qu'elle « revisite les traditions et les coutumes [...] non sans une certaine révolte dans l’évocation des injustices racistes et sociales du pays, et la dégradation de son environnement naturel. »[3]

Karin Schwerdtner, professeure agrégée à l'Université Western Ontario, déclare dans son analyse des entretiens avec Michèle Rakotoson que « Le voyage dans l'espace et la mémoire marque de façon magistrale l'œuvre intégrale de Rakotoson, en particulier ses écrits de prose. ». Schwerdtner note aussi qu'à travers ses récits de voyage, Juillet au pays: Chroniques d'un retour à Madagascar . Chroniques d'un retour à Madagascar et Passeport pour Antananarivo. Tana la belle,[19] Michèle Rakotoson recherche les traces du passé esclavagiste et colonial de Madagascar[20].

Littérature jeunesse

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  • Dolorosa (vidéo-danse de Dorris Haron Kasco, chorégraphie de Massadi Adiatou, groupe N'Soleh), Revue Noire (no 19) (lire en ligne)

Distinctions

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Références

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  1. « Revue Noire 26 | Revue Noire », sur www.revuenoire.com (consulté le )
  2. « Michèle Rakotoson », sur Africultures (consulté le )
  3. 1 2 3 4 Thomas C. Spear, « Michèle Rakotoson », sur Île en île, (consulté le )
  4. 1 2 « Michèle Rakotoson », sur TV5 Monde (consulté le )
  5. 1 2 3 Claire Riffard, « Michèle RAKOTOSON - Dictionnaire créatrices » Accès limité, sur www.dictionnaire-creatrices.com, (consulté le ), p. 3591-3592
  6. 1 2 « Michele Rakotoson », sur aflit.arts.uwa.edu.au, Jean-Marie Volet, (consulté le )
  7. « RAKOTOSON Michèle », sur Parlement des Ecrivaines Francophones (consulté le )
  8. « RAKOTOSON Michèle », sur Salon du Livre Africain de Paris (consulté le )
  9. Maminirina Rado, « Madagascar: Slam Jazz Project - Paroles et musique en combiné », L'Express de Madagascar, (lire en ligne)
  10. « Michèle Rakotoson (Madagascar) – Rentrée Littéraire » (consulté le )
  11. 1 2 MpiharyRazafindrabezandrina, « Opération Bokiko : Ressusciter le livre », sur nocomment (consulté le )
  12. « Bienvenue à la Maison des écrivains et de la littérature », sur www.m-e-l.fr (consulté le )
  13. « Rakatoson Michèle », sur Les Francophonies - Des écritures à la scène, (consulté le )
  14. « Relancer l’édition à Madagascar : l’opération “Bokiko” | CNLJ - La joie par les livres », sur cnlj.bnf.fr (consulté le )
  15. « Madagascar: une exposition consacrée aux œuvres de l'écrivaine Michèle Rakotoson », sur RFI, (consulté le )
  16. Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, « La refondation des contours d’une francophonie littéraire depuis l’océan Indien : le cas de Raharimanana », Revue internationale des francophonies, no 11, (ISSN 2556-1944, DOI 10.35562/rif.1455, lire en ligne, consulté le )
  17. « Michèle Rakotoson », sur Île en île, (consulté le )
  18. « Google Search », sur www.google.com (consulté le )
  19. Karin Schwerdtner, « Tana la belle de Michèle Rakotoson : véhicule et trace du « voyage » », dans La lettre trace du voyage à l’époque moderne et contemporaine, Presses universitaires de Paris Nanterre, coll. « Chemins croisés », , 217–236 p. (ISBN 978-2-84016-448-7, lire en ligne)
  20. Karin Schwerdtner, « « Voyager, aller vers les autres » Entretien avec Michèle Rakotoson, juillet 2014 », Women in French Studies, vol. 2018, , p. 362–376 (ISSN 2166-5486, lire en ligne, consulté le )
  21. Kidi Bebey, « Romans : les sept coups de cœur du « Monde Afrique » en 2022. Ambatomanga, le silence et la douleur , de Michèle Rakotoson », Le Monde, (lire en ligne)
  22. 1 2 Tatiana Randriamanakajasoa, « Michèle Rakotoson - « Ambatomanga, le silence et la douleur » », sur L'Express de Madagascar, (consulté le )
  23. Michèle Rakotoson, Tovonay, l'enfant du Sud, Éd. Sépia, coll. « Sépia poche », (ISBN 978-2-84280-159-5)
  24. 1 2 « Michèle Rakotoson », sur Les Archives du Spectacle (consulté le )
  25. « L'Académie Française décerne 65 prix », Livres Hebdo, (lire en ligne).
  26. « Michèle Rakotoson reçoit le 5e Prix Orange du Livre en Afrique », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  27. « Ordre des Arts et des Lettres : Michèle Rakotoson faite Chevalière par la France », sur Newsmada

Bibliographie

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  • Marie Jaozandry, Papa Samba Diop, Romuald Fonkoua, Liliane Ramarosoa, Les femmes africaines en immigration (Calixthe Beyala, Leïla Sebbar et Michèle Rakotoson) (thèse), Université Paris-Est, (OCLC 801062875, lire en ligne)
  • Christiane Achour, Corinne Blanchaud, Bernard Cerquiglini et Jean-Marc Moura, Martine Mathieu Job, « Michèle Rakotoson » dans Dictionnaire des écrivains francophones classiques Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, Paris, H. Champion, coll. « Champion les dictionnaires », , 472 p. (ISBN 9782745321268 et 2745321269, OCLC 708366995, lire en ligne), p. 378-382
  • Buata Malela et Cynhia Parfait, « Ethos de la conteuse dans le discours littéraire de Michèle Rakotoson et Scholastique Mukasonga », Rivista Internazionale di Studi Culturali, Linguistici e Letterari, n°8, Università degli Studi di Messina, no 8, , p. 272-307 (lire en ligne)

Liens externes

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