Michèle Marchand

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Michèle Marchand
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
Nationalité
Activités

Michèle Marchand (plus connue sous le nom de Mimi Marchand), née en mars 1947, est une femme d'affaires française à la tête de plusieurs entreprises, journaliste, qui travaille pour de nombreux titres de presse dont Gala, Paris Match, Public, Closer et Voici, depuis le début des années 1990.

Carrière[modifier | modifier le code]

Origine et activités entrepreneuriales[modifier | modifier le code]

Michèle Marchand est la fille de coiffeurs de Vincennes, qui furent des résistants communistes. À 16 ans, elle fugue, se marie et tombe enceinte avant sa majorité, quitte son conjoint, reprend des études de mathématiques et commence à travailler chez un équipementier automobile puis dans des garages parisiens. Dans les années 1980, elle part aux États-Unis, où elle rénove des maisons puis créé un commerce automobile, récupérant des voitures françaises à la casse, les transférant outre-Atlantique où elle les répare avant de les revendre, ce qui lui vaut un certain succès. Deux de ses anciens maris ont fait de la prison. Un temps poursuivie (les enquêteurs espérant la faire parler), elle a été relaxée en 1990. Elle a aussi travaillé dans une revue pour amateurs d'armes[1]. Elle fut également responsable d'établissements de nuit à Paris dans les années 1980[2].

Presse people[modifier | modifier le code]

Elle rejoint Voici en 1996 en tant que « pigiste internalisée ». Elle se rend vite indispensable (constituant un dossier sur chaque célébrité[1]), et va jusqu'à fournir « 90 % des sujets français » selon d'anciens membres de la rédaction[3].

Après un procès perdu par Voici, Mimi Marchand ayant, a tort, révélé une rencontre avec l'un des gardes du corps de Diana avant son tragique accident, elle quitte le magazine en 1998 et créé dans un immeuble voisin la société Shadow & Co, qui continue de fournir de nombreux scoops à Voici. En 2003, elle est placée en détention provisoire dans le cadre d'une enquête portant sur des doubles facturations sur une même information, polémique qui implique de nombreuses célébrités de l'époque, par exemple pour des sujets posés. Elle est relaxée en 2008. Entre temps, elle créé une nouvelle agence, travaillant notamment avec son compagnon, un homme des RG (avec qui elle s'est mariée en 2015) ou encore Laurence Pieau. Elle est à l'origine de la photographie de Ségolène Royal en maillot de bain, prise à l'été 2006, alors qu'elle est candidate à l'élection présidentielle ; Michèle Marchand rompt là une règle tacite qui voulait que la presse people ne s'attaque pas aux personnalités politiques[1].

Fin 2007, elle participe au lancement du site PurePeople (Webedia), premier site pure player d'informations consacrées aux célébrités, notamment grâce au scoop de la liaison entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni et obtenant l'autorisation d'introduire un photographe au mariage de Cécilia Sarkozy et Richard Attias. Le site est un succès (20 millions de visiteurs à l'époque), privilégiant les belles photos aux scandales. L'influence et la notoriété de Michèle Marchand grandissent. En 2010, elle vend pour 500 000 euros ses parts dans PurePeople, tout en restant prestataire extérieure[1]. En 2011, elle créé Bestimage, une des trois plus importantes agences françaises de photos de célébrités[3] surnommée une « écurie de paparazzis »[4]. Alors que le secteur de la presse people est en difficulté, Michèle Marchand poursuit son activité, fournissant une information clef en main, photos et textes compris. À Monaco, elle obtient de réaliser les clichés de la famille Grimaldi, gérant ensuite leur diffusion dans la presse écrite et Internet[1].

Elle est soupçonnée[1], ce dont elle se défend farouchement, d'être à l'origine des révélations de Closer en janvier 2014 concernant la liaison supposée de François Hollande avec Julie Gayet.

« Disposant d'un carnet d'adresse inégalé dans la profession », elle est une « source majeure d'un grand nombre de magazines » selon L'Express[4] ou Libération[5]. « Familière du Tout-Paris », « la Mata Hari de la presse people[5] » comme on la surnomme est à l'origine de la photo de Zahia en couverture de Paris Match, des fausses images volées de Rachida Dati accompagnée de Vincent Lindon publiées dans Closer, ou des premières photos du couple Hollande-Trierweiler à la plage[4].

Politique[modifier | modifier le code]

Elle a possédé la carte de grand donateur de l'UMP et, soutien de Nicolas Sarkozy, a été assise au premier rangs de certains de ses meetings jusqu'à la primaire de 2016[1].

En 2017, elle se positionne comme l'une des communicantes de la campagne médiatique du couple Brigitte Macron et Emmanuel Macron pour sa campagne présidentielle[2],[1],[6], après avoir été présentée au couple Macron par Xavier Niel, au printemps 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Sophie des Déserts, « Mimi les bons tuyaux », Vanity Fair n°45, avril 2017, pages 80-89.
  2. a et b « Derrière Brigitte et Emmanuel Macron, "Mimi" Marchand, reine de la presse people », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Marion Van Renterghem, « Michèle Marchand, la Mimi des paparazzi », sur Le Monde, (consulté le 21 février 2014)
  4. a, b et c Renaud Revel, « Closer côté cuisines », L'Express, Groupe Express-Roularta, no 3266,‎ , p. 80 à 83 (ISSN 0014-5270)
  5. a et b Isabelle Hanne, Paparazzis : comment mitonner un bon ragot 10 novembre 2009 sur liberation.fr
  6. « De puissants relais dans les médias et les milieux culturels », Le Figaro Magazine, semaine du 23 juin 2017, page 52.

Articles connexes[modifier | modifier le code]