Michèle Cournoyer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Michèle Cournoyer
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Michèle Cournoyer est une animatrice, réalisatrice, scénariste, décoratrice et directrice artistique canadienne née le 14 novembre 1943[1] à Saint-Joseph-de-Sorel (Canada).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'homme politique Gérard Cournoyer, diplômée des écoles de beaux-arts de Québec et de Montréal, elle étudie le graphisme et réalise des sérigraphies en séquences tout en participant comme costumière, décoratrice, scénariste et directrice artistique à plusieurs films réalisés dans les années 70 au Québec : La vie rêvée et L'arrache-coeur de Mireille Dansereau en 1972 et 1979 ; La mort d'un bûcheron de Gilles Carle en 1973. Surtout peintre au départ, elle vient au cinéma un peu par accident en créant son premier film d'animation, L'homme et l'enfant, sur une musique d'Éric Satie en 1970. Ce premier film est soutenu par le Conseil des arts du Canada. Plusieurs autres films suivent : Alfredo en 1972, Spaghettata en 1976 - qui donne lieu à un happening mémorable ou l'art se marie à la cuisine de spaghetti - Toccata en 1977 et Old Orchard Beach, P. Q. en 1982. Inspirée par le dadaïsme et le surréalisme, elle utilise la technique du photomontage en jouant sur les mots et les images par le collage, la juxtaposition et la métamorphose. Elle utilise la technique de la rotoscopie classique, dans Dolorosa et La Basse cour, puis numérique avec son film Une artiste. Elle abandonne cette technique et passe au dessin cru a l'encre noire sur papier pour Le Chapeau, une exploration très intime du thème de l'inceste[2]. Elle enchaîne avec Accordéon, sélectionné en compétition au Festival de Cannes, Robe de guerre, qui comme Le chapeau remporte le prix Jutra du meilleur court métrage d'animation, et Soif. Ces quatre films, dessinés à l'encre monochrome sur papier, sont construits sur l'enchaînement virtuoses de métamorphoses visuelles. Ils abordent sur un ton très personnel des thèmes forts (agression sexuelle, dépendance, terrorisme) d'un point de vue résolument féminin et féministe[3].

En 1989, elle a été lauréate du 9e concours « Cinéaste recherché » du Studio Animation et Jeunesse du Programme français de l'Office national du film du Canada[4]. En 2017, Michèle Cournoyer est lauréate d'un prix du Gouverneur général en arts médiatiques[5] et du prix Albert-Tessier.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Prix du Québec - la récipiendaire Michèle Cournoyer », sur www.prixduquebec.gouv.qc.ca (consulté le 12 décembre 2017)
  2. Michel Coulombe et Marcel Jean, Le dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Boréal, , 815 p. (ISBN 2-7646-0427-0), p. 174
  3. André Lavoie, « L’ivresse des métamorphoses », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  4. « Artisans de l’ONF », sur Office national du film (consulté le 22 mars 2010)
  5. Bureau du secrétaire du gouverneur général, « Le gouverneur général du canada » (consulté le 16 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]