Mesure (informatique)

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La mesure, en informatique comprend plusieurs aspects :

Mesure en génie logiciel[modifier | modifier le code]

Mesure sur le code On peut distinguer par exemple :

  • mesure textuelle : elle porte sur le vocabulaire utilisé et le nombre d'occurrences des éléments du vocabulaire dans le texte du programme (mesure d'Halstead).
  • mesure sur le graphe de contrôle du programme, par exemple :
    • « mesure de McCabe » qui utilise le nombre cyclomatique (nombre de chemins linéairement indépendants dans le programme) + 1 (afin de tenir compte qu'un programme n'est pas modélisé par un graphe fortement connexe). La théorie sous-jacente est critiquable : ne tient pas compte de l'ordre des instructions !
    • sur la structure du programme analysé en termes de structures de contrôle de base (séquence, alternative, itérative) : profondeur de nichage, etc.
  • mesure sur le graphe d'appel

Mesure sur les spécifications

Nous citerons les mesures faites sur des développements avec preuve. Par exemple, lors des développements faits avec la méthode B, on compte le nombre de preuves automatiques, interactives. On calcule le rapport entre nombre de lignes de spécification et nombre de lignes de code exécutable généré.

Qualité système[modifier | modifier le code]

Pour ce qui concerne le logiciel, on parle aujourd'hui de "qualité du logiciel", de "certification de logiciel", "d'évaluation de sécurité ou de sureté de logiciel" et plus de "métrologie du logiciel" (c.f. Programmes d'accréditation du COFRAC dans le domaine du logiciel

Sur les serveurs informatiques, on parle de qualité système, ce qui recouvre plusieurs notions:

  • la mesure de la charge instantanée du serveur (charge processeur, mémoire, réseau...)
  • la mesure de la capacité du serveur à assurer dans de bonnes conditions le fonctionnement d'une ou plusieurs applications

Dans ce dernier cas la notion se rapproche du Capacity planning où l'enjeu est de faire évoluer les ressources (ajout mémoire par exemple) pour satisfaire l'augmentation de consommation des applications liée par exemple à un nombre croissant d'utilisateurs. La métrologie dans ce cas consiste à relever des indicateurs, prévoir leur évolution dans le temps et anticiper les adaptations nécessaires de l'infrastructure informatique.

Les constructeurs informatique utilisent des mesures relatives de puissance pour comparer les systèmes entre eux, soit des systèmes propriétaires (par exemple le rPerf chez IBM), soit normalisé par des organismes indépendants (par exemple le TPC)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Habrias H. , La mesure du logiciel, nouvelle édition, Tekenea, Toulouse, 1995

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]