Messanges (Landes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Messanges.

Messanges
Messanges (Landes)
Plage de Messanges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Marensin-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud
Maire
Mandat
Hervé Bouyrie
2014-2020
Code postal 40660
Code commune 40181
Démographie
Gentilé Messangeots, Messangeotes
Population
municipale
961 hab. (2015 en diminution de 2,34 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 59″ nord, 1° 22′ 39″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 60 m
Superficie 34,00 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Landes

Voir sur la carte administrative des Landes
City locator 14.svg
Messanges

Géolocalisation sur la carte : Landes

Voir sur la carte topographique des Landes
City locator 14.svg
Messanges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Messanges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Messanges

Messanges est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans la forêt des Landes en Marensin, station balnéaire de la Côte d'Argent (Messanges -Plage) possédant deux plages surveillées sur l'océan Atlantique.

Plage de Messanges (Landes)
Plage de Messanges (Landes)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Messanges[1]
Moliets-et-Maa Léon
Océan Atlantique Messanges Azur
Vieux-Boucau-les-Bains Soustons

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pas de formes anciennes disponibles.

Messanges est nommée Massanye ou Messandyes en gascon, le ye  étant mouillé.

Albert Dauzat et Charles Rostaing identifient le nom de personne latin ou gaulois Mettius, suivi du suffixe latin -anicum[2].

Effectivement, le suffixe -anicum / as aboutit à -ange(s) en phonétique française. cf. granica > grange. Il a par ailleurs donné les terminaisons -argue(s) et -ergue(s) dans le sud-est, selon une évolution phonétique propre à cette région. En outre, Le suffixe -anicum ou -anicas (sous-entendu fundus ou terras) a formé des derivés qui seront, plus tardivement, à l'ablatif-locatif pluriel en -anids[3], ce qui est conforme aux formes gasconnes citées plus haut.

L'analyse du premier élément s'avère plus ardue, car A. Dauzat et Ch. Rostaing parlent à la fois d'un anthroponyme « latin » Mettius, que l'on retrouverait également dans Messeux (Charente, de Messunio 1250), et d'un nom de personne « gaulois » Mettius, à qui les lieux du type Messac Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, Meyssac, Messei, Messé, etc. doivent leur initiale Me(y)ss-.

En revanche, selon les mêmes auteurs[4], suivis par Ernest Nègre[5], Messanges (Côte-d'Or, Mainzangiae 1023) remonterait à un nom de personne germanique suivi du suffixe germanique -ing(as).

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle dit du littoral, Messanges était une halte connue des pèlerins dont le nom apparut très tôt sur les cartes (dès le XIIIe siècle).

Vers 1310, à l'occasion d'une terrible tempête, l'Adour qui sortait à Capbreton fut repoussée dans les terres, elle divagua jusqu'au Plecq, modeste quartier de Messanges, qu'elle élit pour sa nouvelle embouchure.

L'embouchure de l'Adour en ce temps-là était large de 1 200 mètres et profonde de 30 faisant de Port d'Albret le meilleur abri du sud de l'Aquitaine, au grand désespoir des Bayonnais qui contrôlaient avec jalousie cet avant-port naturel de l'Adour. Cette embouchure si importante fut en fait entretenue par un bassin qui s'était formé entre le Plecq et Messanges. Ce bassin, fonctionnant comme une chasse d'eau, empêchait tout ensablement de la passe.

Lorsque l'Adour fut détournée à Bayonne en 1578 par les travaux de Louis de Foix, l'embouchure s'ensabla inexorablement et l'importante ville de Port-d'Albret fut progressivement abandonnée : elle perdit jusqu'à son nom pour devenir "vieux boucau", la vieille embouchure. Les maisons furent peu à peu détruites et les pierres de nombreux bâtiments incinérées pour produire de la chaux.

Le souvenir du détournement de 1578 est resté dans le nom de Moïsan. Le Moïsan était un navire qui se trouvait à l'ancre au fond du bassin, près de Messanges, le jour même où l'Adour fut détournée. Il se trouva prisonnier d'un lac d'eau de mer et dut être abandonné sur place. Le lac de Moïsan est un vestige de l'immense rade "anglaise" d'où appareillèrent les navires "basques" et "gascons" qui rejoignirent Terre-Neuve dès 1392, selon la tradition, soit un siècle avant le premier voyage de Christophe Colomb. La commune, tout comme Capbreton, était célèbre pour ses vignes de vin de sable qui faisaient l'objet d'une culture très particulière afin de fixer les sables du littoral ; si ce mode de culture (dite "probagne" en gascon), qui consistait à enterrer chaque année le cep dans le sable au point que les parties souterraines de la vigne faisaient un réseau impressionnant de racines, a disparu, le vignoble se perpétue vaille que vaille et contribue à garder la célébrité locale du "vin de sable" (cépages rouges : cabernet et, pour le blanc, "tite de cabre" (chenin de la Loire) et cépage rare "cruchen" qui fut planté avec succès par des vignerons de Messanges en Afrique du Sud au XIXe siècle pour donner un vin blanc rappelant le riesling). C'est la récolte et le commerce de la résine obtenue depuis la vaste pinède de la commune (plus de 2 000 ha), ainsi que l'exploitation des chênes lièges dans de petits ateliers à Vieux-Boucau qui firent la richesse de Messanges : il subsiste encore les bâtiments de ce qui fut une importante distillerie de térébenthine. Désormais, cette commune rurale vit pour l'essentiel du tourisme, avec la présence proche du complexe de "Port d'Albret" réalisé autour d'un lac marin sous écluse, nouveau quartier jailli du sable dans les années 1970 aux portes du bourg de Vieux-Boucau sur les vestiges de l'estuaire de l'Adour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1996 en cours Hervé Bouyrie PS Chef d'entreprise
Conseiller général du Canton de Soustons (2008-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2015, la commune comptait 961 habitants[Note 1], en diminution de 2,34 % par rapport à 2010 (Landes : +4,92 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
442356321404452455430463504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482478535552537534537532522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510512509468429416409379360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
362362431507521647885919953
2013 2015 - - - - - - -
955961-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La gare de Messanges, désaffectée.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune produit du vin de sable issu du vignoble des sables de l’océan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre-François de Neurisse (1731-1794), lieutenant général de la sénéchaussée des Lannes, était seigneur de Messange. Il présida les États généraux pour les villes de Dax, Saint-Sever et Bayonne.

Patrick Péchambert, arbitre de Top14 de rugby, y tient le bar-restaurant Chez Péchou

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 453.
  3. Marie-Thérèse Morlet, Jean Germain, Jean-Marie Pierret, et Müller, Wulf, Die einzelnen romanischen Sprachen und Sprachgebiete von der Renaissance bis zur Gegenwart / Les différentes langues romanes et leurs régions d’implantation de la Renaissance à nos jours, Edited by Holtus, Günter, Metzeltin, Michael, and Schmitt, Christian, Berlin, New York (DE GRUYTER) 2010, Originally published 1990. eBook (ISBN 978-3-11-096609-1), Print (ISBN 978-3-484-50235-2), Pages 549–571
  4. Op. cité.
  5. Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes, Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 789.
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 6 décembre 2017.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Étape précédente
Moliets-et-Maa
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Voie de Soulac
Étape suivante
Vieux-Boucau-les-Bains