Mesnil-Bruntel

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Mesnil-Bruntel
Mesnil-Bruntel
Allée de l'église bordée de trognes de tilleul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Somme
Maire
Mandat
Jean-Dominique Payen
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80536
Démographie
Gentilé Les Mesnilois
Population
municipale
291 hab. (2015 en diminution de 3,64 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 51″ nord, 2° 57′ 34″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 85 m
Superficie 7,31 km2
Localisation

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Mesnil-Bruntel est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Péronne Doingt Cartigny Rose des vents
Éterpigny N Estrées-Mons
O    Mesnil-Buntel    E
S
Brie (Somme)

À l'est du département de la Somme, dans le canton de Péronne, Mesnil-Bruntel fait partie de la région naturelle du Santerre. Le village est situé en lisière de marécages dont les fossés s'écoulent lentement dans le fleuve dormant de la Somme.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Mesnil », toponyme très répandu en France, à partir de Mansionem, le bas latin a créé un nouveau terme dérivé du mot latin mansionile[1], diminutif de mansio, demeure, habitation, maison. Devenu en français médiéval maisnil, mesnil, « maison avec terrain »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une histoire ancienne peut encore se deviner à travers la toponymie du nom des lieux. Mais, pour les vestiges, il ne reste plus rien d'avant la Grande Guerre (1914-1918). Le village sur la ligne du front allemand fut entièrement détruit par les tirs nourris de l'artillerie des alliés située sur la rive sud de la Somme à Eterpigny. Seuls une écurie et un portail sont restés debout.

Les nombreuses invasions dont cette région fut le théâtre, depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge, ont fini par faire disparaître l'habitat dispersé qui jalonnait le terroir. Ainsi, le village d'origine Emme n'a laissé aucune trace (il reste une chapelle Notre-Dame d'Emme reconstruite pour témoigner du lieu). Mesnil, Mesnilium, Mensionile, désignait un hameau. Le village actuel n'est donc pas le bourg d'origine. Bruntel correspond à la seule ferme isolée qui demeure à l'extérieur du village. Ce lieu-dit correspond au château de Brunnetel (ce mot viendrait du celtique brunnen qui désignait une fontaine).

Vers 539, sainte Radegonde alors prisonnière de Clotaire Ier dans le village voisin d'Athies, aurait été rattrapée sur le site d'Emme en tentant de s'enfuir vers Péronne. Mariée par l'évêque Médard de Noyon à Soissons, elle devint bientôt la quatrième épouse du roi des Francs.

En 974, le roi Lothaire de France, sur les instances de son épouse Emma d'Italie et de l'archevêque Adalberon de Reims, accorde différentes possessions dont l'église d'Emme à l'abbaye de Saint-Thierry. Il est probable que l'impératrice Emma avait des droits particuliers sur ce domaine auquel elle a donné son nom.

Au XIIIe siècle, on peut penser que le village d'Emme fut ruiné. Le domaine seigneurial a été transféré à Brunnetel et la paroisse (instituée en 1076) au village actuel de Mesnil.

En 1636, le château de Brunnetel fut assiégé et détruit par les Espagnols commandés par Jean de Wert et le cardinal-Infant Ferdinand d'Autriche (1609-1641).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Dominique Payen   Réélu pour le mandat 2014-2020[3],[4]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 291 habitants[Note 1], en diminution de 3,64 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324364382423445436441450434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
429461476442430424428426395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
375376377245270278283288293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
280259277326341329306302291
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un syndicat intercommunal scolaire (SISCO) regroupe les communes de Doingt-Flamicourt et Mesnil-Bruntel.

En 2015, les cinq classes du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) qui ne forment qu’une seule école sont installées sur trois sites : Flamicourt (deux classes), Doingt (deux classes) et Mesnil (une classe)[9].


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les reconstructions après la Grande Guerre vers 1922-1924 ont utilisé pour une part des architectures d'emprunt à la région parisienne (selon disponibilité des maîtres-d'œuvre). Les marécages, autrefois ressources de bois et de tourbe, forment aujourd'hui un espace naturel de proximité pour les pêcheurs, chasseurs et promeneurs.

  • Chapelle Notre-Dame d'Emme, du nom d'un ancien village disparu, propriété de saint Radegonde[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
  2. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Site communal de Doingt.
  10. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 262 (ASIN B000WR15W8)