Mescoules

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Mescoules
Mescoules
Vignes et église de Mescoules.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bergeracoise
Maire
Mandat
Emmanuel Guichard
2020-2026
Code postal 24240
Code commune 24267
Démographie
Gentilé Mescoulois
Population
municipale
179 hab. (2018 en augmentation de 4,07 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 40″ nord, 0° 25′ 53″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 166 m
Superficie 4,85 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bergerac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sud-Bergeracois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Mescoules
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Mescoules

Mescoules est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'Escourou à sec en limite de Mescoules (à gauche) et Saint-Julien-d'Eymet.

Située en Bergeracois, dans le quart sud-ouest du département de la Dordogne et dans l'aire urbaine de Bergerac[1], la commune de Mescoules s'étend sur 4,85 km2. Elle est arrosée au sud par l'Escourou — un affluent du Dropt — qui lui sert partiellement de limite territoriale et au nord-est par la Mescoulette, un affluent de la Gardonnette.

L'altitude minimale avec 83 mètres se trouve localisée à l'extrême nord-ouest, près du lieu-dit Foncaussade, là où la Mescoulette quitte la commune et entre sur celle de Sigoulès-et-Flaugeac (territoire de Sigoulès). L'altitude maximale avec 166 mètres[2] est située à l'est, près du lieu-dit les Granges. Au niveau géologique, le sol se compose principalement de calcaire et de molasse oligocènes, hormis la vallée de l'Escourou recouverte d'alluvions holocènes[3].

À proximité immédiate de la route départementale (RD) 933 (l'ancienne route nationale 133, l'axe Bergerac-Marmande, le petit bourg de Mescoules se situe en distances orthodromiques, neuf kilomètres au nord-nord-est d'Eymet et douze kilomètres au sud-sud-ouest de Bergerac.

La commune est également desservie au nord par la RD 15.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2018, année précédant la création des communes nouvelles de Saint-Julien-Innocence-Eulalie et Sigoulès-et-Flaugeac, Mescoules était limitrophe de quatre autres communes. En 2019, elle n'est plus entourée que par ces deux nouvelles communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Mescoules est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bergerac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Mescoules proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[8] :

  • le Courby
  • Foncaussade
  • le Grand Champ
  • la Grande Pleyssade
  • les Granges
  • les Ourmeyroux
  • les Ourmeyroux[Note 3]
  • le Petit Bout
  • la Petite Pleyssade
  • le Peyret
  • le Pilot
  • la Pleyssade
  • les Renautoux
  • les Vergnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, Parochia Sancti Martini de Mescola, date de l'an 1131, dans le cartulaire de l'abbaye Sainte-Marie de Saintes[9], altérée en Moscola en 1365[10].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Mescoule[11].

Le nom de Mescoules semble unique sur le territoire national et son origine, obscure, pourrait avoir un rapport avec la libellule (mescola en occitan[12]), ou encore correspondre au nom d'un domaine gallo-roman[10].

En occitan, la commune porte le nom de Mescola[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est connu depuis au moins le XIIe siècle, mentionné alors pour sa paroisse Saint-Martin[9].

Au Moyen Âge, Mescoules dépendait de la châtellenie de Puyguilhem[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Mescouls est rattachée au canton de Cunèges qui dépend du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[14]. Le chef-lieu du canton étant transféré de Cunèges à Sigoulès en 1817, le canton se nomme alors canton de Sigoulès.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[15]. La commune est alors rattachée au canton du Sud-Bergeracois, dont le bureau centralisateur se trouve à Eymet.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Mescoules intègre dès sa création la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès. Celle-ci fusionne avec l'ancienne communauté d'agglomération bergeracoise au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[16],[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2020.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001[18] juillet 2020 Roger Lapouge SE[19] Cadre
juillet 2020 En cours Emmanuel Guichard    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Mescoules relève[20] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage avec Trisobbio.

La commune de Mescoules est jumelée avec la commune italienne de Trisobbio.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Mescoules se nomment les Mescoulois[21].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2018, la commune comptait 179 habitants[Note 4], en augmentation de 4,07 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251271279245269293298290271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243235238261236211199180204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
196185195184170175165190185
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
180155150135144141155157159
2013 2018 - - - - - - -
172179-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[25], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 90 personnes, soit 53,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (sept) a augmenté par rapport à 2010 (trois) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 7,6 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte vingt établissements[26], dont dix au niveau des commerces, transports ou services, cinq dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux dans la construction, deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et un dans l'industrie[27].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur agroalimentaire, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la Cave de Sigoulès (vinification), implantée à Mescoules, se classe 18e avec 6 451 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul de Chadois (1830-1900), militaire et homme politique, inhumé au cimetière de Mescoules[33].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Deux lieux-dits du même nom, l'un à l'extrême sud de la commune, à l'ouest de la route départementale (RD) 933, l'autre à l'est de la RD 933, 800 mètres au nord-est du précédent.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aire urbaine de Bergerac (109), Insee, consulté le 24 octobre 2020.
  2. « 166 » sur Géoportail (consulté le 24 octobre 2020)..
  3. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  4. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  8. « Mescoules » sur Géoportail (consulté le 24 octobre 2020).
  9. a et b Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), article « Mescoules », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 24 octobre 2020.
  10. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 219-220.
  11. « Mescoule » sur Géoportail (consulté le 22 octobre 2020)..
  12. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 24 octobre 2020.
  13. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), article « Puy-Guilhem », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 24 octobre 2020.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 24 octobre 2020).
  16. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 5 septembre 2020.
  17. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 22 octobre 2020.
  18. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 22 août 2014.
  19. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 25.
  20. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 12 décembre 2020).
  21. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 22 octobre 2020.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Dossier complet - Commune de Mescoules (24267) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 1er décembre 2018.
  26. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 1er décembre 2018).
  27. Dossier complet - Commune de Mescoules (24267) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 1er décembre 2018.
  28. « Agroalimentaire », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 34.
  29. Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie, Emmanuel du Chazaud, préface d'André Chastel, Le Périgord des chartreuses, Pilote 24 édition, Périgueux, mai 2000, (ISBN 2-912347-11-4), p. 238
  30. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 216.
  31. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 195.
  32. Paul Moisson, « Une véritable arche de Noé », Sud Ouest édition Dordogne, 17 août 2020, p. 18-19.
  33. Violette Rausa, « En mémoire du colonel De Chadois », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 24.