Meritxell Borràs

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Meritxell Borràs
Illustration.
Meritxell Borràs, en 2016.
Fonctions
Conseillère à la gouvernance, aux administrations publiques et au logement de la Généralité de Catalogne

(1 an, 9 mois et 14 jours)
Président Carles Puigdemont
Gouvernement Puigdemont
Prédécesseur elle-même
Successeur poste vacant
Conseillère à la gouvernance et aux relations institutionnelles de la Généralité de Catalogne

(6 mois et 23 jours)
Président Artur Mas
Gouvernement Mas II
Prédécesseur Joana Ortega
Successeur elle-même
Députée au Parlement de Catalogne
pour la circonscription de Barcelone

(10 ans et 3 mois)
Élection 16 novembre 2003
Réélection 1er novembre 2006
28 novembre 2010
25 novembre 2012
Législature VIIe, VIIIe, IXe et Xe
Groupe politique CiU
Prédécesseur Jaume Camps

(3 ans, 7 mois et 22 jours)
Élection 17 octobre 1999
Législature VIe
Groupe politique CiU
Prédécesseur Andreu Mas-Colell

(3 ans, 8 mois et 19 jours)
Élection 19 novembre 1995
Législature Ve
Groupe politique CiU
Conseillère municipale de l'Hospitalet de Llobregat
Élection 1995, 1999, 2003, 2007, 2011
Biographie
Nom de naissance Meritxell Borràs i Solé
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance L'Hospitalet de Llobregat (Catalogne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PDECAT
Diplômée de Université de Barcelone
Site web http://www.meritxellborras.cat/

Meritxell Borràs i Solé, née le à l'Hospitalet de Llobregat en Catalogne, est une femme politique catalane.

Membre fondatrice de la Joventut Nacionalista de Catalunya (JNC) dans sa ville natale en 1981, elle milite à Convergence démocratique de Catalogne (CDC) à partir de 1982. Elle est conseillère municipale de l'Hospitalet de Llobregat entre 1995 et 2015, et tête de liste de Convergence et Union (CiU) aux élections municipales de 1999, 2003, 2007 et 2011. Elle est également députée au Parlement de Catalogne pendant six législatures entre 1995 et 2015, où elle est reconnue au sein de CiU pour son travail au sein de diverses commissions parlementaires. Elle est notamment porte-parole de CiU à la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Pujol (ca) en 2014. Elle est nommée conseillère à la gouvernance dans le gouvernement d'Artur Mas en 2015, lors du remaniement ministériel suivant la rupture de CiU. Elle exerce les mêmes fonctions dans le gouvernement de Carles Puigdemont à partir de 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Meritxell Borràs i Solé est née le 12 avril 1964 à l'Hospitalet de Llobregat, dans le Barcelonès, en Catalogne[1]. Elle est la fille de Jacint Borràs, membre fondateur de Convergència, conseiller municipal de l'Hospitalet et dirigeant du FC Barcelone dans les années 1970 et en 2007[2].

Elle obtient une licence en pharmacie de l'université de Barcelone (UB) en 1988, et un master en gestion d'entreprise de l'UB en 1990. Elle suit une formation en direction politique à l'Institut d'études supérieures de commerce de Madrid en 2010[1].

Elle travaille pour le laboratoire pharmaceutique Menarini entre 1986 et 1994, puis pour le laboratoire pharmaceutique Almirall entre 1995 et 1996[3].

Jeunesse militante[modifier | modifier le code]

En 1981, Meritxell Borràs participe à la fondation de la Joventut Nacionalista de Catalunya (ca) (JNC) de l'Hospitalet de Llobregat, dont elle devient présidente[1]. Elle adhère à Convergence démocratique de Catalogne (CDC) l'année suivante[3]. Elle devient membre du comité exécutif national de la JNC, en tant que directrice du Bulletin interne entre 1984 et 1986, puis en tant que directrice de l'institut de formation entre 1986 et 1987. Elle démissionne en 1987 pour raisons professionnelles[4]. Entre 1987 et 1992, elle est vice-présidente de l'association Centre d'Estudis Juvenils Lluís Nicolau d'Olwer, créé par la JNC deux ans plus tôt pour organiser des conférences et favoriser les rencontres entre militants de l'organisation[5]. Elle milite à la JNC jusqu'en 1994[3].

En 1995, elle fait partie de la minorité du conseil national de Convergència à s'opposer à une alliance entre Convergence et Union (CiU) et le Parti populaire espagnol pour soutenir le gouvernement espagnol de José María Aznar[6].

Candidate de CiU à l'Hospitalet[modifier | modifier le code]

Meritxell Borràs est élue conseillère municipale de l'Hospitalet de Llobregat pour Convergence et Union (CiU) aux élections municipales de 1995. La même année, elle est députée à la députation provinciale de Barcelone. Elle devient cheffe du groupe politique municipal de CiU en 1998[1].

Aux élections municipales de 1999, elle conduit la liste de CiU à l'Hospitalet, qui est un bastion du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), qui gouverne sans discontinuer depuis le rétablissement de la démocratie[7]. La liste obtient trois conseillers. L'année suivante, le groupe éclate lorsque l'unique conseiller d'Unió, Jordi Petit, accepte l'offre de la majorité de le nommer commissaire du programme municipal de lutte contre le sida, une fonction jugée incompatible avec le statut de conseiller d'opposition par Convergència. Cette dernière l'exclut du groupe de CiU[8].

Aux élections municipales de 2003, Meritxell Borràs est à nouveau tête de liste de CiU à l'Hospitalet[9].

Aux élections municipales de 2007, elle est tête de liste de CiU à l'Hospitalet pour la troisième fois[10]. CiU obtient trois conseillers municipaux. Le PSC conserve la majorité absolue, et son candidat Celestino Corbacho est élu maire pour la quatrième fois[11].

Aux élections municipales de 2011, elle se présente à la mairie de l'Hospitalet pour la quatrième fois, avec un programme électoral centré sur la création d'emplois et le renforcement de la sécurité[12]. CiU obtient ses meilleurs résultats avec quatre conseillers municipaux, et le PSC perd sa majorité absolue, mais CiU ne parvient pas à entrer au gouvernement municipal[13].

Elle ne se présente pas aux élections municipales de 2015. Jordi Monrós (ca) lui succède comme tête de liste de CiU[14].

Députée au Parlement de Catalogne[modifier | modifier le code]

Premiers mandats[modifier | modifier le code]

Meritxell Borràs est élue députée au Parlement de Catalogne lors des élections législatives du 19 novembre 1995 dans la circonscription de Barcelone. Au cours de la Ve législature, elle est membre de la commission d'étude sur le sida, de la commission de l'industrie, de l'énergie, du commerce et du tourisme, de la commission de la politique sociale, de la commission de contrôle de la CCMA, et de la commission sur le Síndic de Greuges[15].

Aux élections législatives du 17 octobre 1999, elle occupe le 33e rang de la candidature de Convergence et Union (CiU) dans la circonscription de Barcelone. La liste obtient 31 sièges, et elle n'est pas élue. En janvier 2000, trois députés démissionnent du Parlement pour se consacrer à d'autres fonctions. Meritxell Borràs remplace Andreu Mas-Colell, qui est sur le point d'être nommé conseiller à la recherche et aux universités au gouvernement[16]. À son retour au Parlement, elle est nommée vice-présidente de la commission d'étude sur la situation de la jeunesse en Catalogne, et secrétaire de la commission d'étude sur le sida. Pendant la VIe législature, elle est également membre de la commission permanente de législature sur le processus d'égalisation femme-homme, de la commission de l'industrie, de l'énergie, du commerce et du tourisme, de la commission de la politique sociale, et de la commission de contrôle de la CCMA[17].

Son action parlementaire lui donne accès à des responsabilités plus importantes au sein de Convergència. En mai 2001, elle est nommée membre du comité exécutif national[18]. Elle fait partie du secteur souverainiste du parti. En octobre 2001, lors du congrès extraordinaire qui décide de poursuivre la fédération Convergence et Union (CiU), elle est signataire d'un manifeste dans le journal Avui qui réclame une alliance entre CiU et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC)[19],[20].

Aux élections législatives du 16 novembre 2003, elle est candidate en 28e place sur la liste de CiU dans la circonscription de Barcelone, une position considérée comme éligible[21]. CiU perd les élections, n'obtient que 25 sièges dans la circonscription, et Meritxell Borràs n'est pas réélue. En avril 2005, elle revient au Parlement en remplacement de Jaume Camps (ca) qui démissionne après avoir été élu membre du Consell Consultiu de la Generalitat[22]. Députée pendant la dernière année de la VIIe législature, elle est membre de la commission de l'immigration, de la commission de contrôle de la CCMA et de la commission de la politique sociale[23].

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Meritxell Borràs est progressivement reconnue au sein de Convergence et Union (CiU) pour son travail parlementaire efficace. Son expérience dans des domaines divers comme l'économie, l'audiovisuel, la protection sociale et l'immigration fait d'elle l'une des députées les plus importantes du groupe parlementaire[24].

Aux élections législatives du 1er novembre 2006, elle est présentée au 4e rang sur la liste de CiU dans la circonscription de Barcelone par le président de Convergència, Artur Mas. Elle précède des candidats plus expérimentés comme Irene Rigau (ca), Antoni Fernández i Teixidó (ca), et Francesc Homs. Cette promotion inattendue suscite alors la perplexité chez les militants de Convergència[25]. Au Parlement, elle fait partie des plus proches collaborateurs d'Artur Mas[26]. Elle est nommée porte-parole de CiU à la commission de contrôle de la CCMA. En 2009, elle provoque une polémique dans les médias après avoir ouvertement critiqué le présentateur de l'émission El matí de Catalunya Ràdio (ca), Manel Fuentes (ca)[27]. Au cours de la VIIIe législature, elle est participe successivement à la commission de l'environnement et du logement, la commission de la protection sociale et de l'immigration, la commission du travail, de l'industrie, du commerce et du tourisme, la commission de l'économie, des finances et du budget, et la commission de la santé[28].

Aux élections législatives du 28 novembre 2010, elle est à nouveau candidate en quatrième position sur la liste de CiU dans la circonscription de Barcelone[29]. CiU remporte les élections, ce qui permet à Artur Mas de former son gouvernement après sept années passées dans l'opposition[30]. Pendant la IXe législature, Meritxell Borràs est membre de la commission de contrôle de la CCMA, de la commission de la santé, de la commission du règlement et de la commission de l'entreprise et de l'emploi[31]. Au congrès de Convergència à Reus en mars 2012, elle est nommée présidente de la commission nationale de la politique sectorielle nouvellement créée[32].

Aux élections législatives du 25 novembre 2012, elle est placée au sixième rang de la liste de CiU dans la circonscription de Barcelone[33]. Pendant la Xe législature, elle est membre de la députation permanente, de la commission de contrôle de la CCMA, et de la commission de l'entreprise et de l'emploi[34]. Elle est l'une des députées les plus importantes de Convergència, considérée comme le bras droit du président du groupe parlementaire de CiU, Jordi Turull. Elle est chargée de toutes les questions liées à l'emploi et au travail, et notamment de conduire la réforme du service de l'emploi de Catalogne[35],[36]. En mars 2013, elle est nommée présidente de la commission d'enquête parlementaire sur la santé[37]. En juillet 2014, lorsque la direction de Convergència est recomposée après la démission d'Oriol Pujol, elle demeure présidente de la commission nationale de la politique sectorielle, et fait partie, à ce titre, des dix plus hauts dirigeants du parti[38].

En décembre 2014, elle est nommée porte-parole de CiU à la commission d'enquête parlementaire sur la fraude et l'évasions fiscales et les pratiques de corruption politique, dite « commission Pujol ». Il s'agit de l'une des tâches les plus délicates qui lui ait été confiée au Parlement, qui témoigne de la confiance que lui porte la direction du parti. La commission enquête sur l'affaire Pujol (ca), une affaire de fraude fiscale impliquant l'ancien président de la Généralité et de Convergència, Jordi Pujol, et sa famille. Meritxell Borràs est chargée d'affronter les accusations de l'opposition au nom de CiU[39].

Élue au Parlement depuis vingt ans en 2015, elle est l'une des plus anciennes députées de la chambre[40].

Lors des élections plébiscitaires du 27 septembre 2015, elle n'est pas candidate sur la liste d'union indépendantiste de Junts pel Sí (JxSí), en raison de l'alliance de Convergència avec Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et de l'inclusion de nombreux candidats indépendants[41].

Conseillère à la gouvernance[modifier | modifier le code]

Deuxième gouvernement d'Artur Mas[modifier | modifier le code]

En juin 2015, la rupture de Convergence et Union (CiU) conduit au départ des trois ministres d'Unió du gouvernement d'Artur Mas. Meritxell Borràs est nommée conseillère à la gouvernance et aux relations institutionnelles le 22 juin 2015. Elle succède à la vice-présidente du gouvernement, Joana Ortega (ca), à la tête de son départemental ministériel, tandis que la conseillère au bien-être social et à la famille, Neus Munté, est promue vice-présidente du gouvernement[42]. Elle fait partie du secteur proche du président Artur Mas au sein de Convergència[43].

Les principaux projets mis en œuvre au cours de ses six mois de participation au gouvernement sont la création de 1230 postes de fonctionnaires, et la participation au développement de l'Agence tributaire de Catalogne (ca) pour en faire une structure du futur État catalan[39]. Elle est également chargée de l'organisation des élections au Parlement de Catalogne de 2015, qui sont notamment marquées par la polémique sur les difficultés rencontrées par les résidents à l'étranger pour exercer leur droit de vote, dénoncées par le gouvernement catalan auprès des autorités espagnoles[44].

Gouvernement de Carles Puigdemont[modifier | modifier le code]

En janvier 2016, Meritxell Borràs est nommée conseillère à la gouvernance, aux administrations publiques et au logement dans le nouveau gouvernement de Carles Puigdemont. Elle est l'une des rares membres du précédent gouvernement à conserver son ministère[24]. Le périmètre de son département ministériel est modifié par rapport à la précédente mandature : il intègre les compétences en matière de logement, qui appartenaient auparavant au département du territoire et de la durabilité, tandis que les compétences en matière de relations institutionnelles et de transparence sont transférées au nouveau département des affaires extérieures dirigé par Raül Romeva[45].

L'un des sujets majeurs de son mandat est la persistance de la crise du logement consécutive à l'augmentation de la pauvreté depuis la crise économique de 2008. La loi de mesures urgentes sur le logement et la précarité énergétique du 29 juillet 2015, issue d'une initiative législative populaire et adoptée à l'unanimité par le Parlement pendant la législature précédente, avait introduit des mesures de protection des personnes vulnérables contre les expulsions de logement. Elle s'est heurtée à l'opposition du gouvernement espagnol, qui a décidé en avril 2016 de contester la loi devant le Tribunal constitutionnel[46]. Le recours devant le Tribunal constitutionnel a suscité l'indignation générale en Catalogne, et le président Carles Puigdemont a réuni en mai 2016 un sommet politique et social avec le gouvernement, les partis politiques, les municipalités et les entités sociales, pour défendre la loi contestée. Il a annoncé que le gouvernement présenterait un nouveau projet de loi pour « laisser sans effets pratiques la suspension » en remplaçant les articles contestés[47]. La conseillère Meritxell Borràs est chargée de la rédaction du nouveau texte, en concertation avec les municipalités et les entités sociales. Le projet de loi est élaboré en temps record et approuvé par le conseil exécutif en octobre 2016, avant d'être transmis au Parlement en procédure d'urgence[48]. La loi de mesures de protection du droit au logement est adoptée à l'unanimité par le Parlement en décembre 2016, moins de six mois après son annonce[49].

Par ailleurs, la conseillère Meritxell Borràs annonce en mars 2016 que le gouvernement prépare une loi sur les baux pour 2017, afin de mieux réguler le marché locatif[50].

Un autre chantier important du gouvernement est l'introduction du vote électronique des Catalans résidant à l'étranger, afin de faciliter l'exercice de leur droit de vote[51]. En octobre 2016, le conseil exécutif approuve le projet de loi sur le vote électronique des Catalans résidant à l'étranger préparé par la conseillère Meritxell Borràs[52]. Le projet est débattu par le Parlement en novembre 2016[53].

Elle entre en prison le après avoir déclaré devant l'Audience nationale le matin, accusée des délits de rébellion, sédition et malversation de fonds publics[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (ca) « Meritxell Borràs, la veterana de la comissió Pujol, a Governació », El Periódico, 22 juin 2015.
  2. (ca) « Meritxell Borràs, consellera bregada en el municipalisme i veterana diputada », Nació Digital, 14 janvier 2016.
  3. a b et c (es) « Meritxell Borràs i Solé », ABC, 10 mai 2011.
  4. (ca) Josep Lluís Martín i Berbois, Història de la Joventut Nacionalista de Catalunya (1980-2003), Universitat Autònoma de Barcelona, 2010, pp. 260-262.
  5. (ca) Josep Lluís Martín i Berbois, Història de la Joventut Nacionalista de Catalunya (1980-2003), Universitat Autònoma de Barcelona, 2010, p. 50.
  6. (ca) Josep Lluís Martín i Berbois, Història de la Joventut Nacionalista de Catalunya (1980-2003), Universitat Autònoma de Barcelona, 2010, p. 196.
  7. (ca) « Meritxell Borràs, farmacèutica, consellera i pròxima a Mas, en Governació i Habitatge », EuropaPress, 13 janvier 2016.
  8. (es) « CDC expulsa del grupo municipal de L'Hospitalet al único concejal de Unió », El País, 18 mars 2000.
  9. (ca) « Meritxell Borràs repeteix com a candidata de CiU a l’Alcaldia », LHdigital, 24 février 2003.
  10. (ca) « Meritxell Borràs repeteix com a alcaldable de CiU per tercer cop », LHdigital, 7 décembre 2006.
  11. (ca) « Corbacho inicia el seu quart mandat a l'Hospitalet amb majoria absoluta », El Periódico, 16 juin 2007.
  12. (ca) « La regidora de CiU Meritxell Borràs presenta la seva candidatura a l'alcaldia de l'Hospitalet », LHdigital, 31 mars 2011.
  13. (ca) « Meritxell Borràs tanca una etapa de gairebé vint anys a l'Ajuntament », LHdigital, 25 juillet 2014.
  14. (es) « Meritxell Borràs deja paso a Jordi Monrós como candidato CiU en L'Hospitalet », La Vanguardia, 29 janvier 2015.
  15. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, Ve législature, Parlement de Catalogne.
  16. (es) « Trias, Espadaler y Mas-Colell dimiten como parlamentarios », El País, 26 janvier 2000.
  17. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, VIe législature, Parlement de Catalogne.
  18. (ca) « Meritxell Borràs escollida membre del Comitè Executiu Nacional de CDC », LHdigital, 7 mai 2001.
  19. (es) « Esquerra pregunta a los soberanistas de CDC dónde estaban cuando Pujol pactó con el PP », El País, 31 octobre 2001.
  20. (ca) Josep Lluís Martín i Berbois, Història de la Joventut Nacionalista de Catalunya (1980-2003), Universitat Autònoma de Barcelona, 2010, p. 184.
  21. (es) « Mas renueva la lista de CiU al Parlament con más jóvenes, mujeres y dirigentes locales », La Vanguardia, 27 juillet 2003.
  22. (ca) Meritxell Borràs torna al Parlament de Catalunya, LHdigital, 24 avril 2005.
  23. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, VIIe législature, Parlement de Catalogne.
  24. a et b (ca) « Meritxell Borràs, la fidel escudera de l'Hospitalet », El Periódico, 12 janvier 2016.
  25. (ca) « Meritxell Borràs, gran sorpresa de la llista de CDC », El Periódico, 29 août 2006.
  26. (ca) « CiU ratifica la llista per a les eleccions autonòmiques », El Periódico, 24 juillet 2010.
  27. (ca) « Meritxell Borràs, la consellera que va tocar el crostó a Manel Fuentes », El Món, 9 septembre 2015.
  28. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, VIIIe législature, Parlement de Catalogne.
  29. (es) « Mas promociona a Oriol Pujol y a Recoder en las listas de CiU », El País, 21 juillet 2010.
  30. (es) « CiU fulmina al tripartito », El Periódico, 29 novembre 2010.
  31. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, IXe législature, Parlement de Catalogne.
  32. (ca) « El 71% de les bases de CDC demanen un Estat propi per a Catalunya », El Periódico, 23 mars 2012.
  33. (ca) « Els hospitalencs Celestino Corbacho, Meritxell Borràs i Anna Simó, als primers llocs de PSC, CiU i ERC a les autonòmiques », El Periódico, 17 octobre 2012.
  34. (ca) H. Sra. Meritxell Borràs i Solé, Xe législature, Parlement de Catalogne.
  35. (ca) « Meritxell Borràs, veterana a la cambra catalana i persona de confiança de CiU », NacióDigital, 22 juin 2015.
  36. (ca) « Meritxell Borràs, consellera de Governació i Relacions Institucionals », 324, 22 juin 2015.
  37. (es) « Meritxell Borrás presidirá la comisión de investigación sobre la sanidad », Redacción Médica, 20 mars 2013.
  38. (ca) « Meritxell Borràs formarà part de la nova directiva de CDC », El Far, 31 juillet 2014.
  39. a et b (es) « Meritxell Borràs, farmacéutica, consellera y próxima a Mas, en Gobernación y Vivienda », La Vanguardia, 13 janvier 2016.
  40. (ca) « La poltrona del Parlament », El Periódico, 18 juillet 2015.
  41. (es) « La lista de Mas y Junqueras deja sin escaño a 'pesos pesados' de CDC y ERC », Crónica Global, 21 août 2015.
  42. (es) « Meritxell Borràs, una veterana convergente que llega al Govern », La Vanguardia, 22 juin 2015.
  43. (ca) « Els homes i les dones d’Artur Mas per controlar el nou Partit Demòcrata Català », Crític, 11 juillet 2016.
  44. (ca) « Meritxell Borràs, una figura polivalent de CDC que va entrar al Govern per la ruptura amb Unió », La Vanguardia, 14 janvier 2016.
  45. (ca) « La nova estructura de Governació incorpora Habitatge i traspassa a Afers Exteriors Relacions Institucionals », VilaWeb, 19 janvier 2016.
  46. (ca) « El Tribunal Constitucional suspèn part de la llei catalana contra la pobresa energètica », El Periódico, 31 mai 2016.
  47. (es) « La Generalitat impulsa una nueva ley de pobreza energética para evitar al TC », La Vanguardia, 3 mai 2016.
  48. (ca) « El Govern aprova la llei antidesnonaments que esquiva la suspensió del TC », La Vanguardia, 4 octobre 2016.
  49. (es) « El Parlament aprueba la ley antidesahucios que esquiva la suspensión del TC », La Vanguardia, 22 décembre 2016.
  50. (es) « La Generalitat prevé aprobar en 2017 su propia Ley de arrendamientos », El País, 17 mars 2016.
  51. (es) « El Govern avanza en el voto electrónico para los catalanes en el extranjero », La Vanguardia, 26 juillet 2016.
  52. (ca) « El Govern aprova el vot electrònic per al catalans residents a l'estranger », Ara, 11 octobre 2016
  53. (ca) « Els catalans a l'estranger podran votar electrònicament al referèndum », El Món, 30 novembre 2016.
  54. (es) « La juez manda a la cárcel a ocho exconsellers de la Generalitat. », sur elpais.com, (consulté le 2 novembre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]