Mercure françois

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Frontispice de l'édition de 1611.

Le Mercure françois est une publication périodique, considérée comme la première revue française connue à être rédigée directement en langue française, et non en latin.

Son titre complet est : Le Mercure françois ou la Suitte de l'histoire de la paix commençant l'an 1605 pour suite du Septénaire du D. Cayer, et finissant au sacre du très grand Roy de France et de Navarre Louis XIII.

De parution annuelle et éditée au format in-octavo, elle est fondée à Paris par les imprimeurs-libraires Jean et Estienne Richer au tout début du XVIIe siècle, « rue Saint-Jean-de-Latran à l'enseigne de l'Arbre verdoyant et en sa boutique du Palais sur le Perron Royal vis-à-vis de la Galerie des prisonniers »[1] comme l'indique certains frontispices illustrés d'une gravure, et portant la mention du privilège du roi.

Le « Septénaire du D. Cayer » mentionné dans le titre complet fait référence à Pierre Victor Palma Cayet (ou Cayer) auteur d'une part de la Chronologie septénaire de l'histoire de la paix entre les rois de France et d'Espagne, imprimé à Paris par Jean Richer (de 1605 à 1612), et, d'autre part, de la Chronologie novenaire, contenant l'histoire de la guerre, sous le règne du très chrestien Roy de France et de Navarre, Henri III (Paris, Jean Richer, 1608) qui peuvent être classés parmi les ouvrages de l'histoire et non comme revue.

Dans la « préface au lecteur », Richer écrit : « Je te donne dans ce livre les choses les plus remarquables [...], lesquelles mon messager (que j'appelle Mercure françois) m'a apporté des quatre parties du monde, en diverses langues ».

Se présentant donc à la fois comme la reprise et la continuation des récits de Cayet, le Mercure françois voit son premier volume publié en 1611 et relate annuellement les faits marquants à partir de l'année 1605.

À partir de 1594, commençait de paraître à Cologne deux fois l'an le Mercurius gallobelgicus, l'un des plus anciens périodiques connus, et qui fut le premier à utiliser dans son titre le mot « mercure »[2].

Le titre sera repris en 1638 par Théophraste Renaudot.

Peu à peu, l'édition prend du retard, et le dernier volume sort des presses en 1648 mais porte sur l'année 1644.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire sur le perron du Palais de justice sur l'île de la Cité — cf. « Les marchands du temple. Les boutiques du Palais de justice de Paris aux XVIe-XVIIIe siècles », par Nicolas Lyon-Caen, in: Revue historique 2015/2 (no 674), pp. 323-352, en ligne sur Cairn.info.
  2. « Qu’est-ce que les mercures au temps du Mercure galant ? » par Marion Brétéché et Dinah Ribard, in: Dix-septième siècle, 2016/1 (no 270), pp. 9-22sur Cairn.info.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Jean Richer » par Michel Guillot in Dictionnaire des journalistes. 1600-1789, Lyon, Institut des Sciences de l'Homme - CNRS USR 3385.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]