Mercedes-Benz 300 SLR

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La Mercedes-Benz 300 SLR dans une épreuve « retro » en 1986

La Mercedes-Benz 300 SLR est une voiture de course engagée par Mercedes-Benz dans les épreuves « sport » de la saison 1955. Son nom reste associé au drame des 24 Heures du Mans 1955.

Contrairement à ce que son appellation trompeuse laisse penser, la Mercedes-Benz 300 SLR n'est pas dérivée de la Mercedes-Benz 300 SL[1]. Il s'agit en réalité de la version « sport » (et donc biplace et carénée) de la fameuse Mercedes-Benz W196 qui domina le championnat du monde de Formule 1 en 1954 et 1955. La SLR en reprenait notamment le moteur 8 cylindres en ligne, avec une cylindrée toutefois portée de 2 500 cm³ à 3 000 cm³. Ce moteur utilise une commande desmodromique de fermeture des soupapes

Aux mains de Juan Manuel Fangio et de Stirling Moss, elle domina le Championnat du monde des voitures de sport 1955, permettant à Mercedes-Benz d'obtenir son premier titre mondial constructeur dans la discipline des Sportscars, en remportant alors des victoires dans des épreuves aussi prestigieuses que la Targa Florio (deuxième Fangio/Kling), le RAC Tourist Trophy (l'américain John Fitch étant alors associé à Moss, Mercedes obtenant le triplé avec les équipages Fangio/Kling deuxièmes, et Wolfgang von Trips/Simon/Kling troisièmes), ou encore les Mille Miglia (co-pilote de Stirling Moss, le journaliste britannique Denis Jenkinson livra à l'époque un récit épique de la victoire dans cette dernière course, où Fangio termina deuxième aussi pour Mercedes).

Toujours en 1955, Fangio gagna également en mai l'Eifelrennen Nürburgring (deuxième Moss), ainsi que le Grand Prix routier de Suède en août.

La Mercedes-Benz 300 SLR de Rudolf Uhlenhaut est estimée entre 70 et plus de 100 millions d'euros, par le directeur du Musée Mercedes-Benz de Stuttgart.

Le Mans 1955[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 24 Heures du Mans 1955.
La Mercedes-Benz 300 SLR de Rudolf Uhlenhaut.

La domination des 300 SLR fut pourtant entachée par le drame des 24 Heures du Mans de 1955. Surpris au début de la ligne droite des stands par une manœuvre de Lance Macklin, lui-même piégé par une manœuvre de Mike Hawthorn, le vétéran français Pierre Levegh (incorporé de dernière minute à l'équipe d'usine Mercedes) s'écrasa violemment contre un talus et fut tué sur le coup. Sa Mercedes se désintégra littéralement et des éléments (tel le moteur, le train avant et le capot) furent projetés dans le public, tuant 82 personnes[2]. La direction de Mercedes décida quelques heures plus tard de retirer de la course les 300 SLR encore en lice, et notamment celle de l'équipage star Fangio-Moss alors en tête de l'épreuve.

À la suite de ce drame, Mercedes honora ses engagements jusqu'à la fin de saison (que ce soit en « sport » ou en Formule 1), avant de se retirer des épreuves internationales sur circuit pendant plus de 30 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La version SL débuta en 1952, remportant cette année-là le Grand Prix de Berne avec Karl Kling, puis surtout en novembre la Carrera Panamericana avec Kling et Klenk)
  2. (en) The Deadliest Crash: the Le Mans 1955 Disaster - BBC Four

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