Merak-Saktenpata

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Merak-Saktenpata
Région d’origine
Région Drapeau du Bhoutan Bhoutan
Caractéristiques
Morphologie Poney
Taille 1,29 m en moyenne
Autre
Utilisation Transport et selle

Le Merak-Saktenpata est une race de poneys originaire du Bhoutan, dont il est indigène. Rare, il ne se trouve que dans le dzongkhag de Trashigang, dans l'Est du pays. Ce poney de taille moyenne est bien adapté à son environnement montagneux.

Histoire[modifier | modifier le code]

La race est originaire de Merak et de Sakten, d'où son nom[1]. Elle est également connue sous celui de yuta trashigang[2]. Elle forme l'une des quatre races locales identifiées par la population du Bhoutan, avec le Yuta, le Boeta et le Jata[3]. Dans les années 2000, une épidémie de la maladie d'Adarukha, maladie causée par la consommation de l'eupatorium adenophorum, décime la population équine du Bhoutan, entre autres dans la région de Trashigang[4].

Description[modifier | modifier le code]

La FAO relève une taille de 1,29 m en moyenne chez les mâles[1], taille reprise dans le guide Delachaux[2]. De type poney, ces animaux sont très proches du Yuta, une autre race indigène du Bhoutan[2]. Il arrive qu'ils soient eux-mêmes nommés « Yuta »[3]. La conformation corporelle est considérée comme bonne. Le tour de poitrine avoisine les 143 cm, pour un tour de canon de 17,3 cm[1]. Les tibias sont fins, et les jarrets habituellement clos[3], caractéristique typique du cheval de montagne[2]. Il est particulièrement bien adapté à son environnement, et montre du courage dans les terrains difficiles[1]. La couleur de robe peut varier[2].

Il est considéré comme mature à l'âge de 30 mois, la puberté survenant entre 24 et 36 mois[1]. Les juments poulinent pour la première fois en moyenne à l'âge de six ans[1]. La durée moyenne entre deux poulinages est de 557 jours[1]. Ces poneys sont généralement autorisés à paître dans les pâturages naturels locaux[1]. Des abris leur sont fournis seulement l'hiver[1]. Ils sont parfois complémentés en nourriture avec du maïs, du blé, du sarrasin et du riz[1]. Il arrive également que les éleveurs donnent de l'huile de moutarde et des œufs aux poneys malades ou faibles, pour stimuler leur endurance et leur vigueur[1].

Comme pour les autres chevaux du Bhoutan, cette population est peu connue. Des études complémentaires sont nécessaires, notamment pour connaître son éventuel niveau de menace[3].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Il est essentiellement employé pour le transport, et de façon secondaire pour la selle. Il peut porter une charge de 30 à 80 kg[1].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

C'est une race indigène du Bhoutan, très locale, ne se trouvant que dans le dzongkhag de Trashigang, dans l'Est du pays[1],[2]. Il n'existe pas de relevé de population ne prenant en compte que le Merak-Saktenpata, mais le nombre total de chevaux indigènes au Bhoutan (incluant les races Boeta, Merak-Saktenpata et Yuta) est situé entre 17 490 et 17 494 têtes en 2010. Ce nombre diminue légèrement d'année en année. Le Merak-Saktenpata est considéré comme rare, il est cependant indiqué comme n'étant pas menacé d'extinction (2018)[1]. d'après CAB International, la population combinée des races Merak-Saktenpata et Yuta compte pour deux-tiers du total des chevaux du Bhoutan en 2010[5].

L'évaluation de la FAO publiée en 2007 classe la race comme locale du Bhoutan, à niveau de menace inconnu[6]. L'étude de l'université d'Uppsala menée pour la FAO en 2010 le liste comme une race asiatique locale dont le niveau de menace est inconnu, sous le nom de « Merak Sakten ta »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m et n DAD-IS.
  2. a b c d e et f Rousseau 2014, p. 335.
  3. a b c et d (en) P.B. Gurung, « Horses », http://www.nbc.gov.bt, (consulté le 23 novembre 2015).
  4. (en) « Spiti - the horse for Bhutan? | Bhutan Observer », sur bhutanobserver.bt (consulté le 23 novembre 2015)
  5. Porter et al. 2016, p. 444.
  6. (en) « Breeds Currently Recorded In The Global Databank For Animal Genetic Resources » [PDF], Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, , p. 10.
  7. (en) Rupak Khadka, « Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status », Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , p. 58 ; 69.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Dorji et al. 2017] (en) Jigme Dorji, Tshering Dorji Tshewang, Sonam Tamang et Tashi Y. Dorji, « Morphological diversity of principal horse (Equus caballus) populations of Bhutan », Bhutan journal of animal science, vol. 22,‎ , p. 22-26 (lire en ligne)
  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107  p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453, lire en ligne), « Bhotia pony », p. 444. Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Rousseau 2014] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Tous les chevaux du monde, Delachaux et Niestlé, , 544  p. (ISBN 2-603-01865-5), « Merak Saktenpata », p. 335Voir et modifier les données sur Wikidata