Menica Rondelly

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Menica Rondelly
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Médaillon en marbre sur la tombe de Menica Rondelly
Biographie
Naissance
Décès
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NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Sépulture de Menica Rondelly, Cimetière du Château, Nice.jpg
Vue de la sépulture.

Menica Rondelly, né Francesco-Domenico Rondelly pour son nom de baptême en italien ou François-Dominique Rondelly en français, né le à Nice (alors division de Nice du royaume de Sardaigne) et mort le à Nice (Alpes-Maritimes, France), est un écrivain et poète niçois, un combattant progressiste aux côtés de Garibaldi, et un symbole de l'identité culturelle niçoise étant l'auteur en 1903 de la chanson Nissa la bella l'hymne en nissart de Nice et du pays niçois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francesco-Domenico Rondelly nait dans le vieux-Nice et est baptisé en paroisse Saint-Jacques-le-Majeur (église de Gesu) le , fils de Carolus Rondelly et Anna Maria Antonia Astraudo. Il prendra pour son œuvre le diminutif Menica l'aphérèse correspondant à Dominique en langue niçoise. Il est la neuvième génération de la famille Rondello, originaire de Sanremo en Ligurie, à naître à Nice depuis le seizième siècle et descend ainsi de différentes « vieilles familles nissardes » (Rondello, Bonnaudi, Ballestre, Durante, par son père ; Astraudo, Pin, Bottau, Gastaud, Morraglia, par sa mère). Ses parents sont négociants et Menica Rondelly grandit dans le vieux-Nice.

Tout en défendant la singularité de l'identité niçoise, il s'engage à seize ans dans les troupes de Giuseppe Garibaldi pour soutenir la toute jeune République française et il participe, du 6 au à Dijon, aux combats victorieux de Garibaldi contre les Prussiens. Le , il sera le premier érudit niçois à se rendre à Caprera sur la tombe de Garibaldi, lequel était aussi appelé plus familièrement Pepin par ses compatriotes de Nice. L'année suivante, il écrira le texte « A la mieu bella Nissa » qui deviendra en 1906 la chanson « Nissa la bella » l'hymne du Pais Nissart.

Menica Rondelly a écrit de nombreux textes et chansons en langue niçoise dont plusieurs pour le carnaval de Nice. Il est aussi le fondateur en 1900 du journal La Ratapignata[1], c'est-à-dire « la chauve-souris », animal antinomique de l'aiglon figurant dans les armes de Nice.

En 1911, il fonde le Comité des traditions niçoises dont l’une des plus belles réalisations est le monument honorant l'héroïne niçoise Catherine Ségurane. Il sera également bibliothécaire et conservateur-adjoint du musée d'histoire naturelle de Nice.

Ardent et sincère, Menica Rondelly fut ce que l’on appelle de nos jours un militant de l’identité niçoise et un défenseur de la langue d'oc. Il est enterré au cimetière du château, à Nice.

Sépulture de Menica Rondelly, Cimetière du Château, Nice

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bovari Christine, Un périodique populaire en dialecte nissart : La Ratapignata, collection « Actual », éd. Serre, 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]