Menetou-Râtel

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Menetou-Râtel
Menetou-Râtel
Panorama.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire Corinne Lelièvre
Code postal 18300
Code commune 18144
Démographie
Population
municipale
466 hab. (2020 en diminution de 4,9 % par rapport à 2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 07″ nord, 2° 45′ 24″ est
Altitude Min. 242 m
Max. 377 m
Superficie 28,01 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Satur - Sancerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sancerre
Législatives Première circonscription
Localisation
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Menetou-Râtel

Menetou-Râtel [mɛnətu] est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la zone de transition entre le bocage du Pays-Fort au nord, la plaine de la Champagne berrichone au sud-ouest et le vignoble sancerrois au sud-est, Menetou-Râtel se trouve à environ 200 km au sud de Paris, soit environ deux heures vingt par la RN 7. Elle se situe aussi à 48 km au nord-est de Bourges et à 15 km de Sancerre.

Le point culminant de la commune se situe au nord-ouest, à 375 m d'altitude au lieu-dit La Montagne des Marnes. De plus, trois ruisseaux prennent leur source sur le territoire de la commune : la Balance, le Couët (qui alimente l'étang éponyme et parcourt le lieu-dit) et la Salereine. Plusieurs mares et lavoirs sont visibles un peu partout dans ce hameau.

Cette commune est composée de plusieurs hameaux : La Forêt Gasselin, Les Champions, Maubois, La Vauvise, La Brosse, Les Rossignols, Couët, Le Petit Poisson, Le Grand Poisson.

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Menetou-Râtel est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Satur - Sancerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,3 %), prairies (44,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), forêts (1,9 %), cultures permanentes (1,7 %)[6].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Menetou-Râtel est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Menetou-Râtel.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[9]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 87,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 331 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 301 sont en en aléa moyen ou fort, soit 91 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[10],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Menetou-Ratel vient du nom ratel, qui désigne un animal ressemblant à un blaireau. Le nom des habitants est Monastéliens et Monastéliennes en raison du clocher et du presbytère qui abritait anciennement un monastère.

Les fouilles archéologiques de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle ont mis au jour les vestiges d'une occupation importante du territoire à l'époque gallo-romaine, comme le moulin de Couët, la Grenouillère, et Outreville.

Plusieurs siècles plus tard, ce sont les archives de 1107 (bulle pontificale) qui mentionnent pour la première fois la paroisse de Menetou (Monastellione) dédiée à saint Martin et dépendante du monastère bénédictin de La Charité-sur-Loire. Le prieuré, attesté en 1194, est également sous la tutelle de l'abbaye. Au XIIIe siècle (1249), après différents pillages et exactions commis par Eudes II de Sully, seigneur de Beaujeu et ses hommes, une transaction et un suivi de paiement d'indemnités ont lieu entre Eude et Jean (prieur de La Charité à cette époque) pour permettre de répartir officiellement les droits de justice sur les terres des uns et des autres.

Un siècle après, la guerre de Cent Ans apporte son cortège de destructions.

Au XVIIe siècle, le nom du village était Mentouratel et celui-ci dépendait de la justice de Concressault (sauf pour les lieux-dits du Poisson et du Rossignol qui dépendaient de la juridiction de Sancerre).

Le XVIIIe siècle apportera une hausse sensible de la population autour de l'église. La configuration du paysage amène à Menetou-Râtel la création d'une trentaine de lieux-dits. Ceux-ci se composent quasiment tous de fermettes ou de maisons disposant d'un jardin potager ou d'un verger.

En effet, au XIXe siècle, les cultures sont essentiellement à dominante vivrière, avec quelques parcelles consacrées à l'agriculture viticole. La main-d'œuvre et la demande d'emploi augmentent et permettent au village l'accroissement de sa démographie (environ 1 452 habitants entre 1841 et 1872). En 1896, 95 % des terres sont classées « terre arable », ce qui garantit la fertilité des terres et une aisance économique plus élevée que les villages voisins à dominante viticole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 mars 2008 Pierre Raffestin    
mars 2008 mars 2017 Michel Desreaux[11] DVD Agriculteur retraité
mars 2017 janvier 2022 Emmanuel Chêne   Agriculteur sur moyenne exploitation

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2020, la commune comptait 466 habitants[Note 3], en diminution de 4,9 % par rapport à 2014 (Cher : −3,01 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0351 0239539841 0041 0771 0551 1441 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3541 3411 4241 4521 3761 3271 3371 2551 195
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1801 1481 104913871831820720677
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
641594526506483480496490487
2014 2019 2020 - - - - - -
490467466------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, XIIe, XIIIe siècle, 1886.
  • Prieuré Notre-Dame, XIVe siècle.
  • Château de Couet, 1875.
  • Plaque commémorative des juifs tués au village pendant la Seconde Guerre mondiale, XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Menetou-Râtel », sur Géorisques (consulté le )
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  9. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  10. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  11. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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