Memmelshoffen

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Memmelshoffen
Blason de Memmelshoffen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Wissembourg
Intercommunalité C.C. du Soultzerland
Maire
Mandat
Georges Eschenmann
2014-2020
Code postal 67250
Code commune 67288
Démographie
Population
municipale
326 hab. (2012)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 39″ N 7° 52′ 14″ E / 48.9608, 7.870648° 57′ 39″ Nord 7° 52′ 14″ Est / 48.9608, 7.8706
Altitude Min. 158 m – Max. 218 m
Superficie 1,82 km2
Localisation

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Memmelshoffen

Memmelshoffen est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans les collines sous-vosgiennes de la Hardt, adossé aux massifs du Hochwald et du Langenberg, le village est localisé au nord du département du Bas-Rhin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Déjà en 1274, au temps de Saint Louis, les sires de Fleckenstein et le Puller de Hohenbourg possèdent le village. En 1351, le village passe en copropriété aux sires de Dahn et de Fleckenstein-Bickenbach (Cleebourg). En l’an de grâce 1435, les Lichtenberg transmettent leur possession à Memelshoffen à Wirich von Hohenburg, vassal de l’archevêque de Cologne. De 1543 à 1550, les Fleckenstein, autres vassaux de l’archevêque de Cologne, vont introduire la Réforme. Ils seront propriétaires du village jusqu’en 1720. En 1693, la religion catholique réapparaît. En 1720, à l’extinction de la lignée des Fleckenstein, la baronnie de Soultz passe aux Rohan-Soubise. En 1789 est rédigé le premier livre du conseil municipal de Memmelshoffen.

Dès 1798, le village devient une commune autonome, conséquence de la Révolution française de 1789. De 1940 à 1945, ce sera l’ultime incorporation allemande. Le village y perdra son autonomie et sera rattaché d’office à Keffenach.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Memmelshoffen

Les armes de Memmelshoffen se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'azur à l'étoile de six rais d'or, au second de sinople aux trois fasces d'argent. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Jean Schillinger    
1965 1989 Emile Huchler    
1989 2001 Paul Batt    
mars 2001 mars 2008 Georges Eschenmann    
mars 2008 en cours Georges Eschenmann[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
235 274 353 367 421 391 383 372 383
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
330 326 324 311 311 329 315 306 293
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 311 304 315 293 297 317 296 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
300 300 279 273 263 317 322 323 326
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au centre du village se dresse le monument aux morts construit en 1960.

L'église, construite en 1780 sur une précédente construction quasiment en ruine, est rénovée et agrandie en 1861. Construite en grès, sa couverture est faite de tuiles plates, d’ardoises. Le tableau de sainte Catherine qui orne l'église depuis 1850 est rénové une première fois en 1932 et une deuxième fois en 2000.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Franz Anton Brendel : évêque jureur de la Constitution. Son père Mathias Brendel est né le 23 juin 1699 à Walthüren (Ostfranken), il a épousé Johanna Franziska Wilk originaire de Walschbronn en Lorraine. Son fils Franz-Anton est né à Lohr am Main le 4 octobre 1735. Il a grandi à Memmelshoffen, alors que son père était contrôleur du Prince de Hessen Darmstadt. Il étudia pendant un an à Öwisheim (Pays de Bade) puis a fréquenté de 1750 à 1754 le collège de Haguenau. Ensuite il apprit le français à Pont-à-Mousson et étudia la théologie au séminaire de Strasbourg. Il fut vicaire pendant six mois à Huttenheim et ensuite curé à Soultz-sous-Forêts en 1761. Il devint prédicateur à la Cathédrale de Strasbourg en 1765 et enseigna le droit canon à l’université épiscopale à partir de 1769. Brendel participa aux assemblées politiques lors de la Révolution et prêta serment le 20 février 1791, bien qu’il ait signé une déclaration avec les religieux de Strasbourg contre la constitution civile. Après son élection en tant qu’évêque constitutionnel, il obtint la consécration le 13 mars 1791 des mains de l’évêque Gobels à Paris. Le 20 novembre 1793, la Cathédrale fut transformée en Temple de la Raison, Brendel se retira et fut assigné à résidence à l’Université. Après sa libération en 1794, découragé, il transmit sa démission et devint archiviste du département du bas-Rhin. Il mourut le 3 prairial de l’an 8 (23 mai 1799), à 64 ans. Ses funérailles furent célébrées par des prêtres constitutionnels dans l’église Saint Pierre le Jeune de Strasbourg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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