Meloe proscarabaeus

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Méloé printanier

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Meloe proscarabaeus, le Méloé printanier, est un insecte coléoptère de la famille des méloïdés.

Description[modifier | modifier le code]

La femelle possède un gros abdomen non couvert par les élytres.
Mâle

Il est de couleur bleu-noirâtre, long d'environ 3 cm maximum, le mâle est plus petit. Les élytres, courts et mous sont légèrement écartés à l'arrière.

Biologie[modifier | modifier le code]

Accouplement (mâle en haut, femelle en bas).

Le cycle vital est complexe : les jeunes stades parasitent des hyménoptères. La femelle pond plusieurs milliers d'œufs dans le sol en les déposant par petits groupes séparés. La ponte a lieu au printemps et les œufs éclosent en larves pourvues de fortes griffes, les triongulins. Ces larves primaires grimpent sur les fleurs et attendent l'arrivée d'un hyménoptère. Celles qui réussissent à se faire transporter jusqu'au nid se détachent et se nourrissent d'un œuf, puis des réserves de pollen et de nectar. Elles subissent des mues[1]. La nymphose a lieu après la période hivernale. L'adulte est phytophage.
L'insecte se rencontre de fin mars à juillet.

Dérangés, les méloés émettent une sécrétion huileuse contenant de la cantharidine (il s'agit d'une saignée réflexe). Cette substance est vésicante lorsqu'elle est appliquée sur la peau, et supposée probablement à tort, mais hélas pour la petite bête, aphrodisiaque.

Répartition[modifier | modifier le code]

Cet insecte est assez courant en Europe en particulier sur les plaines argileuses et calcaires aux sols dégagés et herbeux. Il est protégé en Île-de-France et en Wallonie (Belgique)[2].

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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