Meljac

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Meljac
L'église Saint-Blaise.
L'église Saint-Blaise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Ceor-Ségala
Intercommunalité Communauté de communes du Naucellois
Maire
Mandat
Guy Enjalbert
2014-2020
Code postal 12120
Code commune 12144
Démographie
Gentilé Meljacois(e)
Population
municipale
140 hab. (2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 22″ N 2° 26′ 10″ E / 44.1394444444, 2.4361111111144° 08′ 22″ Nord 2° 26′ 10″ Est / 44.1394444444, 2.43611111111
Altitude Min. 350 m – Max. 608 m
Superficie 9,54 km2
Localisation

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Meljac est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12144.png

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Centrès Rose des vents
N
O    Meljac    E
S
Saint-Just-sur-Viaur Rullac-Saint-Cirq

Site[modifier | modifier le code]

Meljac, commune de 954 hectares à une altitude moyenne de 535 mètres, est traversé par la route départementale 592.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Baraque de Marcillac, Cabrols, Gintou, Grascazes basses, Grascazes hautes, La Bessière, La Pierre blanche, La Tapie, La Tine, La Tourenie, Le cap Fourquet, Le Clot, Le Cluzel, Le Feraldesq, Le Martinesq, Le Pouget, Le Puech Issaly, Le Suc, Le Vergnas, Les Carrals, Mas ricard, Soulages.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Meljac domine une boucle de la vallée du Viaur dont il est séparé par la vallée verdoyante du Céor, petit affluent. Meljac est situé sur le Ségala, région naturelle offrant des paysages contrastés entre vallées encaissées, sauvages et boisées et sommets de plateaux. Ce massif granito-gneissique dont les sols sont généralement acides est une région de polyculture (céréales, fourragères) et d'élevage orientée aujourd'hui vers l'élevage bovin viande de qualité. (Veau de l'Aveyron et du Ségal, Label Rouge). Vallonné, le Ségala s'est vu attribuer le nom de « Pays des 100 vallées » tant son réseau hydrographique est dense. Le Lévézou, proche région naturelle à l'est, dont la "déformation" géologique reste encore inexpliquée, partage avec le Ségala schistes et granites gris argenté.

Climat[modifier | modifier le code]

L'Aveyron est au carrefour d'influences climatiques: Au printemps et en automne, le climat est de type océanique. L’hiver, les rigueurs du climat continental se font sentir mais l’été ouvre ses portes aux influences méditerranéennes. Cependant l’altitude et le relief modifient parfois localement ces données d’ordre général.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On sait que les terres qui correspondent à l'emplacement actuel de Meljac constituaient une ferme gallo-romaine (ou villa), ferme attribuée à un légionnaire dénommé Melius, ainsi qu'il était d'usage dans les armées romaines pour récompenser les plus méritants. Le suffixe "ac" ou "acos" désignant les villas, le lieu fut donc appelé "Meliaco"[1].

La liste des paroisses de la baillie de Cassagnes-Bégonhès en 1341 citée par Auguste Molinier[2] mentionne:

- De Meliaco, 51 feux - Meljac, commune de Saint-Just. (Feu ou Feu fiscal peut désigner un nombre variable d'habitants compris généralement entre 15 et trente personnes.)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Meljac devient effectivement commune en 1791 et le restera, selon les sources, jusqu'en 1801 ou 1929. En 1801 (an IX du calendrier révolutionnaire) une loi régit la réduction des cantons et la suppression des districts au profit des arrondissements.

Par ordonnance du Roi Charles du 20 mai 1829 les communes de Meljac et de Rouet sont distraites de la mairie de Ledergues, canton de Requista, à laquelle elles avaient été adjointes pour l'administration, par un arrêté du préfet du 5 messidor an 8, et sont réunies avec celles de La Bastide, Saint-Just et Castelpers, en une seule et même commune, dont le chef-lieu est fixé à Saint-Just[3].

Meljac redevient en 1906 commune à part entière à partir de la "division" de la commune de Saint-Just qui deviendra Saint-Just-sur-Viaur en 1919[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1875 François Calmes    
1876 1884 Hippolyte Maffre    
1885 1888 François Enjalbert    
1892 1896 Joseph Albinet    
1896 1901 Hippolyte Maffre (Révoqué)    
1901 1901 Louis Féral    
1901 1908 Jean-Pierre Enjalbert    
1908 1917 Auguste Bousquet    
1919 1922 Jean-Baptiste Panis    
1922 1945 Auguste Enjalbert    
1945 1971 Urbain Bousquet    
1971 1977 Claude Alary    
1977 1983 Norbert Enjalbert    
1983 2001 Bernard Gaubert    
2001 en cours Guy Enjalbert    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
395 383 650 534 492 444 411 436 384
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
362 328 281 250 233 217 155 145 144
2012 - - - - - - - -
140 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est en baisse constante en particulier parmi les agriculteurs. L'installation de nouveaux ménages n'est pas facilitée par le prix des terrains, le relatif isolement géographique de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Saint-Blaise:
    • Le 3 février, pèlerinage à saint Blaise en l'église de Meljac, saint « guérisseur » invoqué pour protéger ou guérir des maladies aussi bien des hommes que des animaux.
    • Fête votive du village le week-end suivant: Le samedi, dès le lever du jour, les jeunes garçons et filles se réunissent et visitent chaque maison de la commune pour offrir l'aubade à tous les habitants, perpétuant la marche des conscrits que les jeunes hommes effectuaient dans leur village avant de partir pour le service militaire obligatoire. Pour les gens de la commune, cela offre l'occasion de voir grandir les jeunes qu'ils n'ont pas tous l'occasion de côtoyer régulièrement. Le bal clôture cette première journée de fête.
    • Le lendemain les habitants iront aider les membres du comité des fêtes à servir le déjeuner aux tripoux.
  • Repas des aînés en juin
  • Feux de la Saint-Jean en juin
  • Réveillon en décembre
  • Excursions nombreuses avec les aînés.

Plus petite ville de la Communauté, Meljac est aussi la plus informatisée en particulier sous l'impulsion de l'association Meljac.net qui compte plus d'adhérents qu'il n'y a d'habitants dans le village.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

La pluviométrie est favorable à l'herbe, les sols limoneux-sableux et acides faciles à travailler. Les pentes occupent un part importante des surfaces agricoles et sont valorisées grâce aux prairies permanentes. L'activité est donc en essentiellement agricole, avec 22 exploitations, liées à l'élevage bovin viande et lait, ovin viande et lait, caprin, à la culture du blé, quoique le nombre d'exploitations a diminué de moitié en 30 ans. En viande de bovin, la mise en place de la filière “Veaux d'Aveyron et du Ségala”[7] permet la production d'animaux jeunes et finis. Les démarches Label Rouge et IGP assurent la valeur ajoutée sur les produits commercialisés. La majorité des troupeaux est en race pure Limousine, quelques troupeaux sont en Blonde d'Aquitaine[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Blaise date de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Elle renferme une statue en bois de Saint Blaise, des retables du XIXe siècle et des chandeliers en laiton du XVIIIe siècle.

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Croix[modifier | modifier le code]

Quantité de croix, dont une vingtaine d'ouvrages de ferronnerie, sur la commune et aux alentours, dont les origines sont parfois perdues.

Croix de Saint-Jean de Castelpers

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Puits de Meljac[modifier | modifier le code]

Construction datée de 1786 et de taille imposante particulièrement bien restauré.

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Dolmen[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte de Barrau cite un dolmen sur le plateau du Caucar, entre le Viaur et le Séor, près de Meljac, dans les Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron 1843, Tome quatrième, page 679.
  • Située sur la place de l'église, une pierre forme un dolmen. Ancien seuil de maison avec toute la symbolique qui s’attache au seuil de maison, elle fut offerte en 1975 au village par Ernest Émile Molinier, de la Pierre Blanche. Cette pierre fut franchie une dernière fois et sans retour par son fils, Maurice Molinier, mort pour la France à Texenna en Algérie le 24 avril 1957 et dont le nom est gravé ainsi que celui de bien d'autres enfants de Meljac sur le Monument aux Morts. Lieu de mémoire, ce Dolmen de Meljac est aujourd’hui aussi lieu de rencontre, lieu de rassemblement et d’échanges des meljacois qui y prennent volontiers le frais, les soirs d’été.
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Maisons[modifier | modifier le code]

Les maisons traditionnelles de Meljac sont grandes, généralement adaptées à l'activité agricole. Elles ont souvent plus de 150 ans et constituent un patrimoine en péril en raison de la baisse de la démographie. Elles sont bâties selon des traditions locales avec de larges murs en pierre de couleur ocre, comblés de terre, des escaliers extérieurs, des puits couverts.

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Divers[modifier | modifier le code]

  • Porche de ferme ancien à la Tapie.
  • Corps de ferme du Clot de Meljac à l'architecture vernaculaire.
  • Château de Meljac. Fief de la famille de Crespon, bâti au près de l'église, il fut pillé le 12 février 1790[9]. Vendu le 24 mai 1795 sur folle enchère comme bien d'émigré, il est mentionné en 1857 comme ayant perdu ses tours. Selon l'association Meljac.net, la bâtisse fut rasée pour faire place à une habitation moderne. Il ne subsiste aucun vestige apparent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Bousquet, né à Meljac, est le créateur de l'entreprise MELJAC qui conçoit et fabrique des appareillages électriques haut de gamme. Parmi les références de l'entreprise : le Château de Versailles, le Musée du Louvre, le Musée Horta à Bruxelles, l’hôtel Four Season George V, le Meurice, le Royal Monceau..., le Mandarin Oriental à Marrakech, l’Intercontinental de Genève, l’hôtel Danieli à Venise…[10]
  • Jean-Paul Massol., né à Meljac en 1943, fils et petit-fils de forgeron, crée une entreprise de réparation de machines agricoles dans son village natal en 1966. Il passe rapidement à la construction des bétaillères puis des bennes en tout genre. Il développe sa marque Bennes JPM et son entreprise à l'échelon national puis international, regroupe ses activités à Naucelle, village voisin. En 2007 il revend Bennes JPM qui continue sa progression. Ce constructeur-carrossier pour véhicules utilitaires légers produit 500 bennes par mois et emploie 120 personnes[11].
  • Blason de Crespon
    Crespon (de) Seigneurs de Meljac, de Vignes et de la Raffinie. Noble François de Crespon vivait en 1318. Cette famille habitait auparavant la Normandie, et a joué un rôle distingué à la cour du duc Guillaume II le Conquérant, depuis roi d'Angleterre. Elle s'établit en Rouergue vers la fin du XVe siècle, à Cassagnes, puis se divisa en deux branches dont l'une eut le château de Meljac et l'autre La Raffinie. De nombreux descendants sont nés à Meljac dont: Jean-Gervais-Augustin baron de Crespon, né à Meljac en 1768, capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il émigra en 1791 et se rangea sous la bannière des Princes, frères de Louis XVI ; il fit dix campagnes avec honneur et distinction dans une compagnie de la Noblesse française commandée par son altesse sérénissime monseigneur le prince de Condé[12]. Armes: De sinople au lion d'or, le chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Naucèla : Cabanés, Camjac, Centres, Maljac, Quins, Sent-Just, Tauriac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Naucèla, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-11-4, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678769)
  • Association Meljac.net, Meljac 2012, la mémoire de demain, Meljac 12120, Meljac (Mairie, 12120),‎ , 128 p. (ISBN 9782954601908, notice BnF no FRBNF43707533, présentation en ligne), p. Le livre « MELJAC 2012 LA MEMOIRE DE DEMAIN » est l’aboutissement de la démarche initiée en juin 2012 qui visait à construire pour les générations meljacoises du futur, une sorte « d’arrêt sur image » de ce que fut Meljac en 2012. 128 pages, plus de 190 photos, pas moins de 400 personnes dénombrées sur les seules 73 photos de famille réalisées. Voilà qui témoigne avec force de l’attachement des meljacois à leur village.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri d'Arbois de Jubainville, Bibliothèque de l'école des chartes, année 1886, volume 47 p. 633-636
  2. Bibliothèque de l'école des chartes, année 1883, volume 44 p. 482
  3. Duvergier, Jean-Baptiste, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du Conseil d'État... de 1788 à 1824... [continuée depuis 1824 et formant un volume chaque année], Paris,‎
  4. Journal Officiel de la République Française, Paris (no 169),‎ , Loi du 22 juin 1906
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  7. IRVA
  8. INST inst-elevage.asso.fr [PDF]
  9. Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles du Rouergue dans les temps anciens et modernes, t. Trois, Rodez,‎ , 804 p.
  10. « André Bousquet, à la lumière de Meljac », sur Aveyron Expansion,‎ (consulté le 7 janvier 2015)
  11. Conseil général de l'Aveyron, « Jean Paul Massol, de la bétaillère à la benne », Magazine du Conseil général de l'Aveyron, no 182,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  12. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, Paris, Bureau du nobiliaire de France,‎ , 118 p.