Meiway

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Meiway
Description de l'image Meiway-184324.jpg.
Informations générales
Surnom Le professeur Awolowoh
Le génie de Kpalèzou, Le dernier des fédérés, Abraham Golgotha, Le 13e apôtre
Nom de naissance Ehui Désiré Frédéric
Naissance
Abidjan
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Activité principale Chanteur, Musicien, Arrangeur, Realisateur,
Genre musical Zoblazo, world music
Instruments Guitare basse, batterie, percussions
Années actives Depuis 1989
Labels Meiway Organisation
Site officiel [www.meiway.ci]

Né le à Abidjan, Meiway est un auteur-compositeur-interprète-arrangeur réalisateur et producteur ivoirien. Surnommé « Le professeur Awolowoh ou le genie de Kpalèzo », il a eu sur la culture musicale de son pays, une influence considérable. Il est l'un des plus grand artiste musicien africain grace a sa constance dans son travail et son talent multidimensionnel. Pionnier du genre musical Zoblazo (la danse des mouchoirs blancs) qu'il crée et de son marketing qu'il contribue à populariser d'abord en Côte d'Ivoire puis à travers le monde, il est considéré comme un artiste africain majeur du XXIe siècle.

Il est perçu par ses fans comme le créateur de la danse et du genre musical qui symbolise le mieux le patrimoine culturel Ivoirien hors de ses frontières.

Il crée un style musical, le Zoblazo, inspiré des rythmes folkloriques du sud de la Côte d'Ivoire qu’il décline tout au long de sa carrière[1]. On lui attribue plusieurs autres surnoms « le dernier des fédérés », « Abrobia star », « Abraham Golgotha », « Le 13e apôtre »,« Le Prophète Esprit Kpokporikpo », « Le génie de Kpalèzou »[2] Il est aussi ambassadeur de la lutte contre le SIDA en Côte d'Ivoire, ambassadeur des Nzima Kotoko et ambassadeur de Grand Bassam patrimoine mondial de l'UNESCO[3],[4],[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, agent commercial dans une entreprise locale, est un accordéoniste amateur et sa mère chante au sein de la chorale Sainte Cécile de la paroisse catholique de Treichville à Abidjan. Tous les deux font aussi partie de plusieurs groupes traditionnels locaux. Tout naturellement, Frédéric est initié très tôt aux chœurs de la chorale.

Sur les bancs du collège de l'Autoroute à Treichville (Abidjan), Il se lie une amitié entre lui et Kopa, le chanteur principal de Pace, le groupe musical de l'établissement . En l'accompagnant régulièrement aux répétitions, il finit par remplacer l'un des choristes et s'initie aux percussions et à la batterie. En 1978 il est classé avec le groupe Pace deuxième à la finale de Podium (émission concours télé des groupes amateurs en Côte d'Ivoire). Le groupe ne survit pas à la répartition de la prime qui s'avère conflictuelle entre les membres. Il fonde par conséquent l'année suivante les Génitaux et le Lynx, groupe avec lequel il est vainqueur de l'édition Piédestal 1980 (émission concours radio). En 1981, sa carrière amateur prend son envol, quand avec son groupe les Génitaux, il décroche le premier prix Podium, très convoité en Côte d'Ivoire.

Pour Frédéric, devenu Meiway, les sollicitations et les récompenses se succèdent. Tournées, galas, concerts, bals de fin d'année, les Génitaux sillonnent tout le pays. C'est l'occasion pour Meiway de semer les premières graines du Zoblazo (son identité musicale) et d'imposer ses compositions.

Meiway vit son adolescence en famille jusqu'au jour où il décide de quitter la Côte d'Ivoire pour la France afin d'y approfondir ses connaissances musicales. Il débarque dès lors à Paris en Septembre 1985. Parallèlement à son apprentissage avec celui qui allait devenir son premier et unique arrangeur Bamba Yang pour son premier album Ayibebou, il crée assez vite un nouveau groupe : Défense d'Ivoire dans la ville de Meaux, avec un rescapé des Génitaux, Kimo le pianiste. Ils décrochent le prix du club Parisien l'Excalibur et fait une petite carrière dans la capitale Française et sa banlieue.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Ayibebou (1989)[modifier | modifier le code]

En dépit de son succès avec le groupe Défense d'Ivoire, Meiway travaille dans une station service pour assurer ses fins de mois. Il en devient gérant et décide par sa solvabilité de solliciter un prêt bancaire pour financer en 1989 son tout premier album, Ayibebou (Rouler les reins en Nzima). Cet opus contient les prémices du Zoblazo, un style musical qu'il invente en s'inspirant des rythmes traditionnels de Grand Bassam d'où il est originaire. Brassage de différents folklores du groupe ethnique Akan, le Zoblazo se veut un rythme dansant basé sur des percussions, agrémenté par des instruments de musique moderne comme la guitare, la basse, la batterie, le synthétiseur, les cuivres, les violons etc... Il puise ses influences dans sa propre ethnie, le N'Zima (communément appelé Apollo), mais également dans d'innombrables autres rythmes folkloriques de la Côte d'Ivoire ou de pays voisins comme le Ghana. On y trouve des éléments de Fanfare, de Gros Lot, de Sidder, d'Abissa ou d'Abodan. Cette synthèse musicale inédite est habillée de sons modernes et se danse avec un mouchoir blanc en signe de paix, de joie et de pureté... Meiway en devient l'emblème absolu et le succès est immédiat. Il est meilleur chanteur de Côte d'Ivoire en 1990 et revient donc sur sa terre natale en vedette et tourne dans toute la Côte d'Ivoire et la sous région occidentale Africaine.

200 % Zoblazo (1991), Jamais 203 (300% Zoblazo) 1993, Appolo 95 (400% Zoblazo) 1995 et Les génies vous parlent (500 % Zoblazo) 1997[modifier | modifier le code]

1991 : Avec le deuxième album en 1991, « 200 % Zoblazo », le style du même nom prend résolument forme. Meiway est désigné meilleur artiste homme au premier « Africar Music Award » en Côte d'Ivoire. Il devient un artiste confirmé et sillonne en tournée l'Afrique, l'Europe.

1993 : Désormais, avec une grande régularité dans leur titre en pourcentage, dans leur fréquence et dans leur succès, ses albums sortent tous les deux ans. En 1993, c'est la sortie de l'album « Jamais 203 - 300 % Zoblazo ». Dans la même année, Meiway créé son orchestre le « Zo gang international » à l'occasion du premier MASA (Marché des Arts et du Spectacle Africain), son fan club et son propre Label « Meiway organisation ». Il est de loin, l'artiste le plus en vue de Côte d'Ivoire avec Alpha Blondy dans un autre genre : le reggae...Il franchit une nouvelle étape en se produisant pour la première fois en Amérique du nord (Canada et Etats Unis).

1995 : Il sort son quatrième album « Appolo 95 (400 % Zoblazo) », titre inspiré du nom de son groupe ethnique. Sur la fiche technique, on trouve de nombreux invités dont le Guadeloupéen Jacob Desvarieux du groupe « Kassav » et King Mensah du Togo. Sur la pochette de cet opus, il pose avec ses filles Sarah et Astrid. Une longue tournée africaine débute en mai 1996, « L'Appolo Tour 96 ». Cette année, Meiway est présent en vedette sur de nombreuses scènes à travers le monde. Le 21 juin, il participe à la Fête de la musique à Paris à la place des invalides, puis il entreprend une tournée américaine en juillet. Enfin, à la fin de l'été, il reçoit le prix du meilleur artiste Ouest Africain lors des premiers trophées Kora Music Awards de la musique africaine à Johannesburg en Afrique du Sud.

1997 : « Les génies vous parlent » (500 % Zoblazo) L'album des 3 Koras... Cette fois, après le High-life Ghanéen de l'album précédent, Meiway s'attaque au M'balax Sénégalais sur le titre Mbalax groove. Il intègre en outre des violons et des cuivres à son orchestration. Quant au message, souvent présent dans son travail, il évoque l'enfance, les thèmes d'actualité de l'époque et les traditions ancestrales. Plus mature et plus Zoblazo que jamais, le style de Meiway s'impose sur le continent africain. Cet album reçoit tout naturellement en septembre 1998 trois prix lors de la cérémonie des Kora Music Awards à Sun City en Afrique du sud : meilleur artiste d'Afrique de l'ouest, meilleur arrangeur, et meilleur clip vidéo.

Extraterrestre (1999) et Eternel (2001)[modifier | modifier le code]

1999 : l'Ivoirien refait surface avec un nouvel album, « Extraterrestre », qui célèbre ses 10 ans de carrière. Entouré entre autres de la légende de la musique africaine Manu Dibango, de Jacob Desvarieux, de Jean-Claude Naimro du groupe « Kassav » et d'Angelo Dogba, Meiway décline à nouveau le Zoblazo, cette fois à une sauce fortement latino car les violons et les cuivres sont assurés par une section cubaine dirigée par José-Luis Cortes El Tosco.

2001 : Exploitant un filon décidément porteur, Meiway sort fin 2001 « Eternel » (700 % Zoblazo). L'album, très dansant, revisite deux anciens titres, son premier succès continental « 200 % Zoblazo » et « M'mapa » composé pour son père décédé en 1988 un an donc avant la sortie de son premier opus. Mais on retient de cet album le tube mythique Miss lolo, composé pour magnifier les rondeurs de la femme africaine, qui fait bouger hommes et femmes sur toutes les pistes de danse du monde.

Golgotha (2004) et 9e commandement (2006)[modifier | modifier le code]

2004 : Le titre « 800 % Zoblazo » démarre le huitième album de Meiway , « Golgotha ». L’Ivoirien creuse son sillon sans relâche avec des invités prestigieux, Koffi Olomidé, Lokua Kanza, Kojo Antwi, et des clins d’œil aux danses à la mode en Côte d’Ivoire, la « prudencia » et le « coupé-décalé ». Sur scène, Meiway et le Zo gang international restent une des attractions majeures du showbiz Africain. Le concert du 5 juillet à la troisième édition du « Festivoire » à Abidjan est inoubliable... sa tournée mondiale est un triomphe. Le titre Bami power inspiré de la culture Bamiléké de l'ouest du Cameroun sur ce même album, lui accorde une reconnaissance nationale dans ledit pays. Point d'orgue à la reconnaissance de son talent, Meiway est récompensé en 2005 aux « Kundé d'or » au Burkina Faso, aux « Tamani » au Mali, au « Tiercé gagnant » et aux « Top d'or » en Côte d'Ivoire. Il est élu encore une fois meilleur artiste de la Côte d'Ivoire.

2006 : Au fil des années, son succès ne fait que croître en suivant l'inflation pour atteindre « 900 % Zoblazo ». C'est donc en décembre 2006, qu'est lancé sur le marché Ivoirien « 9e commandement », son neuvième album. Chrétien, Meiway rappelle son engagement pour la paix, la reconnaissance pour son père et sa mère recommandée dans les 10 commandements de Dieu (9e commandement) et pour la lutte contre le sida (Pitié). Pour autant, il ne délaisse pas les pistes de danse et balance quelques tubes potentiels comme cet hymne à la femme, Emeraude, ou dans une version plus hot, « Feu de camp » un duo avec le rappeur Alibi Montana, évocation drolatique d'une émission de télé-réalité « l'île de la tentation ».

M20 (2009), Professeur (2012) et Illimitic (2016)[modifier | modifier le code]

2009 : À l'occasion de la célébration de ses 20 ans de carrière, le génie de Grand-Bassam[non neutre] sort son 10e album baptisé M20 avec des sonorités variées et une musique très relevée. Cet album a enregistré la participation de "guest stars" de prestige comme Passi pour le titre Dedans et Lynnsha pour Mami. Meiway à l'occasion de cet anniversaire, a été honoré et fait commandeur dans l'ordre du mérite culturel Ivoirien et ambassadeur de Grand-Bassam patrimoine mondial de l'UNESCO... Ces distinctions s'additionnent en outre à celles notamment d'ambassadeur des Nzima Kotoko, ambassadeur pour la lutte contre le VIH sida, chevalier et officier dans l'ordre du mérite culturel Ivoirien.

2012 : À l'heure ou la Côte d'Ivoire semble s'engager résolument sur la voie de la paix après une crise politique sans précédent, Meiway revient avec Professeur son onzième album aux rythmes incandescents, comprenant quinze titres dont deux duos avec Black Kent et Soum Bill. Il reste fidèle à sa marque de fabrique : paroles incisives qui interpellent et musiques dansantes pour faire la fête et conquérir les pistes de danse.

2016 : L'album Illimitic, 12e de sa discographie, démontre par son titre, le métissage, la variété et la coloration illimitée de sa musique le Zoblazo...16 titres pour lesquels il a souhaité de façon insolite faire des Featurings avec des grands musiciens plutôt qu'avec des chanteurs de renom : Étienne M'Bappé (Cameroun), Nicolas Gueret (France), Christian Martinez (France), Philippe Henry (France), Donguy (Côte d'Ivoire), Amen Viana (Togo), Olivier Tshimanga (RDC), Frank Nelson (Haïti/France), Juhan Ecare (Côte d'Ivoire/Finlande), Thomas Guei (Côte d'Ivoire), Michel Bass (RDC). Cette nouvelle réalisation est le fruit de thèmes abordés sans tabou, d'une musique d'ouverture sans frontières, d'arrangements à la fois pleins d'émotions et très rythmés pour vous faire danser sur une cadence illimitée.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Illimitic
  • 2012 : Professeur (M23)
  • 2009 : M20 (1000 % Zoblazo)
  • 2006 : 9e commandement (900 % Zoblazo)
  • 2004 : Golgotha (800 % Zoblazo)
  • 2001 : Eternel (700 % Zoblazo)
  • 2000 : Le Procès (Zo Gang International)
  • 1999 : Extraterrestre (600 % Zoblazo)
  • 1998 : Hold-up (Zo Gang International)
  • 1997 : Les génies vous parlent (500 % Zoblazo)
  • 1995 : Appolo 95 (400 % Zoblazo)
  • 1993 : Jamais 203 (300 % Zoblazo)
  • 1991 : 200 % Zoblazo
  • 1989 : Ayibebou

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Trophée du meilleur artiste de Côte d'Ivoire
  • 1991 : Meilleur artiste Afro-Caraïbes (African Music Awards)
  • 1994 : Meilleur prestation scénique (African Music Awards)
  • 1995 : Wembélé d'or (Nuit du Poro)
  • 1996 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Kora Music Awards)
  • 1997 : Coupe de l'excellence (Prix national des arts et de la culture en Côte d'Ivoire)
    • Meilleur album "Les génies vous parlent" (Nuit des As)
    • Prix du cœur d'or (Cœur en action)
  • 1998 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest, Meilleur arrangeur, Meilleur clip vidéo Africain (Kora Music Awards)
    • Super clip d'or "Les génies vous parlent" (Radiodiffusion télévision Ivoirienne)
    • Meilleur artiste live (Nuit des As)
    • Meilleur clip vidéo Africain (African Music Awards)
  • 2003 : Prix de l'intégration Africaine (Kundé d'or au Burkina Faso)
  • 2005 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Tamani d'or au Mali)
    • Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Kundé d'or au Burkina Faso)
    • Meilleur artiste Ivoirien tiercé d'or (Tiercé gagnant)
    • Meilleur artiste homme, Meilleur artiste de variétés, Top des tops d'or (Top Visages Côte d'Ivoire)
  • 2006 : Meilleur artiste Ivoirien (Ivoire Diaspora Awards)
  • 2010 : Meilleur artiste Africain (Tamani d'or au Mali)
  • 2017 : Prix spécial Canal d'or (Cameroun), EMY Awards Ghana (Executive Men of the Year)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Meiway », sur RFI Musique (consulté le 12 mars 2016).
  2. « Trace TV », sur Trace TV (consulté le 12 mars 2016).
  3. « Africahit - Abissa 2007 - Meiway, ambassadeur des N’Zima Kôtôkô », sur www.africahit.com (consulté le 12 mars 2016).
  4. « Distinction : Meiway fait ambassadeur de bonne volonté - News http://www.live.ci », sur www.live.ci (consulté le 12 mars 2016).
  5. « Reconnaissance : Meiway désigné Ambassadeur par l’Ong Well Africa #Lutte contre la pauvreté - Le Point Sur », sur Le Point Sur (consulté le 12 mars 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]