Meiway

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Meiway
Description de l'image Prof.jpg.
Informations générales
Surnom Professeur Awolowoh (1992–1995), Genie de Kpalèzo (1995–2001), Abraham Golgotha (2001–2005), 13ème apôtre (2005–2016)
Nom de naissance Désiré Frédéric Ehui
Naissance (56 ans)
Grand-Bassam, Sud-Comoé, Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Activité principale

Chanteur, auteur-compositeur-interprète, producteur

producteur exécutif
Genre musical Zoblazo, world music
Années actives Depuis 1989
Labels Meiway Organisation, Lusafrica, JPS Production, X-Pol Music, Musicast, Sonodisc
Site officiel « Site officiel »

Meiway, de son vrai nom Désiré Frédéric Ehui[1], né le à Grand-Bassam, Sud-Comoé, est un chanteur, auteur-compositeur-interprète, musicien et producteur ivoirien. Fils d'un musicien accordéoniste et issu d'une famille de huit enfants, Meiway compte quatorze albums, et compte plus de 10 millions d'albums écoulés depuis 1994. Il est également entrepreneur à son propre label. Il est actuellement signé aux labels Lusafrica et Meiway Organisation .

Il a eu sur la culture musicale de son pays, une influence considérable. Il est l'un des plus grands artistes musiciens africains grâce à sa constance dans son travail et son talent multidimensionnel. Pionnier du genre musical Zoblazo (la danse des mouchoirs blancs) qu'il crée et de son marketing qu'il contribue à populariser d'abord en Côte d'Ivoire puis à travers le monde, il est considéré comme un artiste africain majeur du XXIe siècle.

Il crée un style musical, le Zoblazo, inspiré des rythmes folkloriques du sud de la Côte d'Ivoire qu’il décline tout au long de sa carrière[2]. On lui attribue plusieurs autres surnoms « le dernier des fédérés », « Abrobia star », « Abraham Golgotha », « Le 13e apôtre »,« Le Prophète Esprit Kpokporikpo », « Le génie de Kpalèzou »[3] Il est aussi ambassadeur de la lutte contre le SIDA en Côte d'Ivoire, ambassadeur des Nzema et ambassadeur de Grand Bassam patrimoine mondial de l'UNESCO[4],[5],[6].


Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (années 1991–1997)[modifier | modifier le code]

Pour Frédéric, devenu Meiway, les sollicitations et les récompenses se succèdent. Tournées, galas, concerts, bals de fin d'année, les Génitaux sillonnent tout le pays. C'est l'occasion pour Meiway de semer les premières graines du Zoblazo (son identité musicale) et d'imposer ses compositions.

Meiway vit son adolescence en famille jusqu'au jour où il décide de quitter la Côte d'Ivoire pour la France afin d'y approfondir ses connaissances musicales. Il débarque dès lors à Paris en Septembre 1985. Parallèlement à son apprentissage avec celui qui allait devenir son premier et unique arrangeur Bamba Yang pour son premier album Ayibebou, il crée assez vite un nouveau groupe : Défense d'Ivoire dans la ville de Meaux, avec un rescapé des Génitaux, Kimo le pianiste. Ils décrochent le prix du club Parisien l'Excalibur et fait une petite carrière dans la capitale Française et sa banlieue. En dépit de son succès avec le groupe Défense d'Ivoire, Meiway travaille dans une station service pour assurer ses fins de mois. Il en devient gérant et décide par sa solvabilité de solliciter un prêt bancaire pour financer en 1989 son tout premier album, Ayibebou (Rouler les reins en Nzima). Cet opus contient les prémices du Zoblazo, un style musical qu'il invente en s'inspirant des rythmes traditionnels de Grand Bassam d'où il est originaire. Brassage de différents folklores du groupe ethnique Akan, le Zoblazo se veut un rythme dansant basé sur des percussions, agrémenté par des instruments de musique moderne comme la guitare, la basse, la batterie, le synthétiseur, les cuivres, les violons, etc. Il puise ses influences dans sa propre ethnie, le N'Zima (communément appelé Apollo), mais également dans d'innombrables autres rythmes folkloriques de la Côte d'Ivoire ou de pays voisins comme le Ghana. On y trouve des éléments de Fanfare, de Gros Lot, de Sidder, d'Abissa ou d'Abodan. Cette synthèse musicale inédite est habillée de sons modernes et se danse avec un mouchoir blanc en signe de paix, de joie et de pureté... Meiway en devient l'emblème absolu et le succès est immédiat. Il est meilleur chanteur de Côte d'Ivoire en 1990 et revient donc sur sa terre natale en vedette et tourne dans toute la Côte d'Ivoire et la sous région occidentale Africaine.

De succès en succès (1999–2006)[modifier | modifier le code]

Meiway en 2008.

1999 : l'Ivoirien refait surface avec un nouvel album, « Extraterrestre », qui célèbre ses 10 ans de carrière. Entouré entre autres de la légende de la musique africaine Manu Dibango, de Jacob Desvarieux, de Jean-Claude Naimro du groupe « Kassav » et d'Angelo Dogba, Meiway décline à nouveau le Zoblazo, cette fois à une sauce fortement latino car les violons et les cuivres sont assurés par une section cubaine dirigée par José-Luis Cortes El Tosco.

2001 : Exploitant un filon décidément porteur, Meiway sort fin 2001 « Eternel » (700 % Zoblazo). L'album, très dansant, revisite deux anciens titres, son premier succès continental « 200 % Zoblazo » et « M'mapa » composé pour son père décédé en 1988 un an donc avant la sortie de son premier opus. Mais on retient de cet album le tube mythique Miss lolo, composé pour magnifier les rondeurs de la femme africaine, qui fait bouger hommes et femmes sur toutes les pistes de danse du monde.

2004 : Le titre « 800 % Zoblazo » démarre le huitième album de Meiway , « Golgotha ». L’Ivoirien creuse son sillon sans relâche avec des invités prestigieux, Koffi Olomidé, Lokua Kanza, Kojo Antwi, et des clins d’œil aux danses à la mode en Côte d’Ivoire, la « prudencia » et le « coupé-décalé ». Sur scène, Meiway et le Zo gang international restent une des attractions majeures du showbiz Africain. Le concert du 5 juillet à la troisième édition du « Festivoire » à Abidjan est inoubliable... sa tournée mondiale est un triomphe. Le titre Bami power inspiré de la culture Bamiléké de l'ouest du Cameroun sur ce même album, lui accorde une reconnaissance nationale dans ledit pays. Point d'orgue à la reconnaissance de son talent, Meiway est récompensé en 2005 aux « Kundé d'or » au Burkina Faso, aux « Tamani » au Mali, au « Tiercé gagnant » et aux « Top d'or » en Côte d'Ivoire. Il est élu encore une fois meilleur artiste de la Côte d'Ivoire.

2006 : Au fil des années, son succès ne fait que croître en suivant l'inflation pour atteindre « 900 % Zoblazo ». C'est donc en décembre 2006, qu'est lancé sur le marché Ivoirien « 9e commandement », son neuvième album. Chrétien, Meiway rappelle son engagement pour la paix, la reconnaissance pour son père et sa mère recommandée dans les 10 commandements de Dieu (9e commandement) et pour la lutte contre le sida (Pitié). Pour autant, il ne délaisse pas les pistes de danse et balance quelques tubes potentiels comme cet hymne à la femme, Emeraude, ou dans une version plus hot, « Feu de camp » un duo avec le rappeur Alibi Montana, évocation drolatique d'une émission de télé-réalité « l'île de la tentation ».

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Ayibebou
  • 1991 : 200% Zoblazo
  • 1993 : Jamais 203
  • 1995 : Appolo 95 400% Zoblazo
  • 1997 : Les Génies Vous Parlent
  • 1999 : Extraterrestre
  • 2001 : Eternel
  • 2004 : Golgotha
  • 2006 : 9ème commandement
  • 2009 : M20
  • 2012 : Professeur (M 23)
  • 2016 : Illimtic

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Best Of
  • 2003 : Le Meilleur De Meiway
  • 2003 : Dis-leur... Soukouss

Albums collaboratifs[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Hold Up (avec Zo Gang)
  • 2000 : Le procès (avec Zo Gang)

DVD & VHS[modifier | modifier le code]

  • 1995 : Appolo 95
  • 2002 : Eternel: Meiway
  • 2005 : Golgotha
  • 2010 : Meiway - M20 en concert à l'Elysée Montmartre
  • 2012 : Meiway: M20

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Trophée du meilleur artiste de Côte d'Ivoire
  • 1991 : Meilleur artiste Afro-Caraïbes (African Music Awards)
  • 1994 : Meilleur prestation scénique (African Music Awards)
  • 1995 : Wembélé d'or (Nuit du Poro)
  • 1996 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Kora Music Awards)
  • 1997 : Coupe de l'excellence (Prix national des arts et de la culture en Côte d'Ivoire)
    • Meilleur album "Les génies vous parlent" (Nuit des As)
    • Prix du cœur d'or (Cœur en action)
  • 1998 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest, Meilleur arrangeur, Meilleur clip vidéo Africain (Kora Music Awards)
    • Super clip d'or "Les génies vous parlent" (Radiodiffusion télévision Ivoirienne)
    • Meilleur artiste live (Nuit des As)
    • Meilleur clip vidéo Africain (African Music Awards)
  • 2001 : Meilleur artiste traditionnel d'Afrique (Kora Music Awards)
  • 2002 : Meilleur arrangement d'Afrique (Kora Music Awards)
  • 2003 : Prix de l'intégration Africaine (Kundé d'or au Burkina Faso)
  • 2005 : Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Tamani d'or au Mali)
    • Meilleur artiste d'Afrique de l'ouest (Kundé d'or au Burkina Faso)
    • Meilleur artiste Ivoirien tiercé d'or (Tiercé gagnant)
    • Meilleur artiste homme, Meilleur artiste de variétés, Top des tops d'or (Top Visages Côte d'Ivoire)
  • 2006 : Meilleur artiste Ivoirien (Ivoire Diaspora Awards)
  • 2010 : Meilleur artiste Africain (Tamani d'or au Mali)
  • 2017 : Prix spécial Canal d'or (Cameroun), EMY Awards Ghana (Executive Men of the Year) etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Meiway Biographie », Live.ci (consulté le 20 juillet 2018)
  2. « Meiway », sur RFI Musique (consulté le 12 mars 2016).
  3. « Trace TV », sur Trace TV (consulté le 12 mars 2016).
  4. « Africahit - Abissa 2007 - Meiway, ambassadeur des N’Zima Kôtôkô », sur www.africahit.com (consulté le 12 mars 2016).
  5. « Distinction : Meiway fait ambassadeur de bonne volonté - News http://www.live.ci », sur www.live.ci (consulté le 12 mars 2016).
  6. « Reconnaissance : Meiway désigné Ambassadeur par l’Ong Well Africa #Lutte contre la pauvreté - Le Point Sur », sur Le Point Sur (consulté le 12 mars 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]