Mehdi Ben Gharbia

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Mehdi Ben Gharbia
Portrait de Mehdi Ben Gharbia
Portrait de Mehdi Ben Gharbia
Fonctions
Ministre tunisien auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’homme
En fonction depuis le
Président Béji Caïd Essebsi
Premier ministre Youssef Chahed
Gouvernement Chahed
Prédécesseur Kamel Jendoubi
Député de la circonscription de Bizerte
Élection
Successeur Lamia Dridi[1]
Constituant de la circonscription de Bizerte
Élection
Groupe politique Alliance démocratique
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Bizerte, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Ennahdha, Parti démocrate progressiste puis Alliance démocratique

Mehdi Ben Gharbia (المهدي بن غربية), né le à Bizerte, est un homme politique et homme d'affaires tunisien, membre de l'assemblée constituante puis de l'Assemblée des représentants du peuple. Il est également le président du Club athlétique bizertin de 2011 à 2016.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Originaire de la ville de Bizerte, il effectue ses études primaires à l’école préparatoire des Sœurs entre 1977 et 1979, avant de rejoindre l’école primaire Jeanne-d’Arc jusqu'en 1981 et l’école primaire Mohammed V à Alger jusqu'en 1986[2]. Il poursuit ses études secondaires au lycée Telemli d’Alger, entre 1986 et 1987, puis au lycée du 2-Mars 1934 à Bizerte, où il obtient son baccalauréat, section mathématiques avec mention, en 1992[2]. Il intègre ensuite la faculté de médecine de Tunis mais s’arrête en troisième année à la suite de son arrestation en 1994 pour des raisons politiques[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 2001, il reprend la société World Freight Service qui est à un stade embryonnaire et développe cette société spécialisée dans le fret aérien[2].

En 2004, il crée et développe la société Flash Tunisie, entreprise cédée en 2009, avant la création en 2005 de la société LBG Consulting, spécialisée dans l’assistance et le contrôle des expéditions spéciales[2].

En 2006, il crée la société Platinium Events (agence de voyages de catégorie A) puis crée la société Platinium Rent Car en 2007[2].

En 2009, il crée la société Chronofret puis, en 2010, la société civile immobilière Ben Gharbia, dont le chantier est entamé en 2011 et achevé en septembre 2012[2].

Il est élu en mars 2011 comme président du Club athlétique bizertin. Il est aussi vice-président de la chambre des transitaires à l’Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mehdi Ben Gharbia intègre le mouvement Ennahdha en 1987 et passe quatre ans au sein de son mouvement estudiantin en tant que responsable de l’organisation des élèves d’Ennahdha à Bizerte[2].

En 1991, il cesse toute activité politique à la suite de l’arrêt des activités d’Ennahdha et se voit arrêté, le , pour appartenance à un parti politique non reconnu, association de malfaiteurs, distribution de tracts et participation à des manifestations non autorisées[2]. Il est alors condamné à sept ans et neuf mois de prison pour appartenance à un parti politique non reconnu et placé en liberté conditionnelle le [2]. Il cesse alors toute activité politique[2].

Après la révolution de 2011, il intègre le Parti démocrate progressiste et se voit élu le 23 octobre 2011 à l'assemblée constituante en tant que représentant de la circonscription de Bizerte[2].

À la suite de la création d'Al Joumhouri, fusion du PDP et d'Afek Tounes, certains militants, dont il fait partie, accusent Ahmed Néjib Chebbi et ses alliés d'avoir accaparé une grande partie des places des comités central et exécutif attribuées aux représentants du PDP, dont une douzaine d'entre eux appartiennent à la famille Chebbi. Par conséquent, neuf constituants, lui inclus, décident de suspendre leurs activités dans le parti et lancent le mouvement réformateur, dans l'attente de l'achèvement des négociations avec les militants partageant leur point de vue[3].

Le , le courant dit réformateur, issu du PDP, décide lors d'un meeting tenu à Sousse de se retirer définitivement d'Al Joumhouri[4] et de créer son propre parti, l'Alliance démocratique. Élu à l'Assemblée des représentants du peuple en 2014, il ne tarde pas à démissionner de son parti et à se présenter comme indépendant.

Le , il présente une initiative législative visant à instaurer l'égalité homme-femme dans l'héritage. Cette initiative qui suscite une polémique dans le milieu des conservateurs[5] vise une répartition de l'héritage sur la base de l'égalité entre la femme et l'homme en cas d'absence d'un accord préalablement écrit entre les héritiers[6]. À l'annonce de la formation d'un gouvernement d'union nationale, il exprime au président de la République son soutien et informe Habib Essid que le président voudrait qu'il démissionne[7]. Il mène par la suite une campagne virulente contre Essid[8]. Le , il est nommé ministre auprès du nouveau chef du gouvernement Youssef Chahed chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’homme[9].

Références[modifier | modifier le code]

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