Mediapart

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Mediapart
Logo de Mediapart

Adresse www.mediapart.fr
Slogan Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter
Publicité Non
Langue Français, anglais, espagnol
Nombre d'inscrits 130 000 (mars 2017[1])
Siège social 8, passage Brulon
12e arrondissement, Paris
Drapeau de la France France
Rédacteur en chef François Bonnet (directeur éditorial)
Directeur de la publication Edwy Plenel
Lancement 2008
Revenus 11 000 000 € (C.A. 2016)

Mediapart est un site web d'information et d'opinion créé en 2008 par François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel[2]. Il est l'un des rares « tout en ligne » grand public payant du marché français de l'information. Il a atteint son équilibre financier à l'automne 2010[3].

Mediapart héberge à la fois les articles rédigés par ses équipes propres (« le journal ») et ceux de ses utilisateurs (« le club »). Le site a joué un rôle clé dans la révélation de l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010[4] et de l'affaire Cahuzac en 2012-2013[5].

Connu principalement par ses enquêtes[6], le site Mediapart est disponible en français, anglais et espagnol.

Soutiens au projet de Mediapart en 2007[modifier | modifier le code]

Mediapart a reçu pendant sa campagne d’abonnements initiale de nombreux soutiens[7] qui se sont manifestés par une série de vidéos publiées sur le pré-site.

Beaucoup viennent de femmes et d’hommes politiques aux parcours divers : Noël Mamère[8], François Bayrou[9], Dominique de Villepin[10], François Hollande[11], Arnaud Montebourg[12], Olivier Duhamel[13], Catherine Trautmann[14], Malek Boutih[15], Bariza Khiari[16], Daniel Cohn-Bendit[17], José Bové[18] et Olivier Besancenot[19].

Le soutien qui fit le plus de bruit[20] fut celui de Ségolène Royal, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, qui recommanda l’abonnement[21] à tous les adhérents de son association Désirs d'avenir. Le directeur Edwy Plenel fut accusé de créer, sans l’avouer, un quotidien à son service. Ce fut l'objet de débats nombreux à l'intérieur et à l'extérieur de Mediapart. L’un des arguments les plus utilisés fut la collaboration entre Mediapart et l’agence Internet La Netscouade[22], créée par Benoît Thieulin qui fit partie de l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Le débat a repris avec la phase préparatoire du congrès de Reims du PS[23]. La prise de parole d'Edwy Plenel au cours d'un événement organisé par Ségolène Royal à la Maison de la Chimie le samedi 28 juin 2008[24] a pu être interprétée comme une affiliation du président de Mediapart à la ligne politique de la candidate socialiste. Edwy Plenel a répondu aux critiques ainsi : « Je serai là samedi pour intervenir sur la liberté de la presse, pas pour appeler à voter Ségolène Royal. Je réponds à toutes les invitations pour évoquer ce sujet. Et je répondrai positivement à toutes les autres têtes d'affiche du PS (et des autres partis), si elles me demandaient de venir parler d'indépendance des médias à leurs militants. »[25]. À la suite de cette affaire, le Club de Mediapart a longuement polémiqué dans un article signé « Serval » de manière très passionnée concernant le bien-fondé de la candidature « Royal » à l’élection présidentielle de 2007[26].

Edwy Plenel écrit, le 11 juillet 2007, pour remercier ses soutiens face aux attaques en provenance de l'Élysée[réf. nécessaire] : « Loin d'être les otages d'un seul camp ou les relais d'un seul parti, Mediapart a su réunir, dans sa brève mais déjà riche histoire, autour d'initiatives ou de révélations, des personnalités fort différentes, aussi bien gaullistes que socialistes, écologistes que communistes, centristes que radicales. »[27].

À côté des politiques, on relève des hommes de médias comme Michel Field[28], des syndicalistes comme Jean-Claude Mailly[29], le secrétaire général de la CGT-FO, ou Patrick Pelloux[30], président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), mais aussi des avocats (Jean-Pierre Mignard, William Bourdon[31]), des historiens (Jean-Pierre Azéma[32], Gérard Noiriel[33], André Burguière[34], Benjamin Stora[35], Patrick Weil[36]), des chercheurs comme le spécialiste des sciences de l’éducation Philippe Meirieu[37] ou le mathématicien Michel Broué[38], des femmes et hommes de lettres (Jorge Semprún[39], Stéphane Hessel[40], Marie Darrieussecq[41], Thomas Gunzig[42], Jean-Marc Roberts[43], Patrick Rotman[44], Emmanuel Tugny[45]…) ou des artistes de cinéma (Cédric Klapisch[46]), des militants associatifs, des étudiants, etc..

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le nom « Mediapart »[modifier | modifier le code]

Le titre initialement projeté, « MediaPart », a rencontré l’hostilité de la holding Média participations, vaste groupe d’édition comprenant entre autres une agence de presse religieuse et une activité éditoriale dans le domaine de la bande dessinée, de la vie pratique et de l’édition religieuse. Une action en justice fut même entamée pour contrefaçon, qui n'a toutefois pas dépassé le stade de la conciliation. Ce qui n'était qu'un nom de code temporaire est devenu, de fait, à ce moment-là, le nom du site. Devant la campagne d’appel à l’opinion publique de MediaPart, Média-Participations, en effet, a renoncé à son action judiciaire et accepté la transformation du titre du journal en Mediapart. Un accord est intervenu sur la délimitation des champs d’activité de chacune des entreprises[47]. Certains ont vu là une campagne de promotion[48].

Projet économique et éditorial[modifier | modifier le code]

Mediapart défend un modèle où l'abonnement payant doit garantir l'indépendance du travail des journalistes, tout en permettant l'accès à un club participatif de qualité dont les contenus sont en accès libre. Critiquée à ses débuts par les défenseurs de la gratuité totale de l'information sur Internet, cette expérience nourrit depuis le débat sur les modèles économiques viables pour la presse numérique[réf. nécessaire]. Avec plusieurs autres tout en ligne, Mediapart est à l'initiative de la création, à l'automne 2009, du syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Edwy Plenel est le secrétaire général[49].

Éditorialement, Mediapart prône une « radicalité démocratique »[réf. nécessaire]. En mai 2009, Mediapart publie sous sa signature un manifeste, Combat pour une presse libre, réflexion professionnelle sur la crise des médias et critique politique de la présidence Sarkozy. Dans le même esprit, en décembre 2009, Mediapart lance un appel contre le débat officiel sur l'identité nationale, « Nous ne débattrons pas ». Signé par des personnalités politiques allant de Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, en passant par le centre, la gauche, les écologistes, etc., cet appel recueille rapidement plusieurs milliers de signatures[50].

Structure[modifier | modifier le code]

Mediapart est édité par la Société éditrice de Mediapart (SAS).

Équipe au 1er juillet 2008[modifier | modifier le code]

(Entre parenthèses quelques-uns des organes de presse auxquels les journalistes ont collaboré)

Équipe de direction[modifier | modifier le code]

Équipe de rédaction initiale[modifier | modifier le code]

Contenus[modifier | modifier le code]

Dans la pratique, Mediapart se présente avec deux entrées principales : Le Journal, tenu par les journalistes professionnels de la rédaction, et Le Club, animé par les internautes abonnés. Le pari de Mediapart est donc de faire cohabiter les articles de la rédaction du journal et les contributions des lecteurs (dans les éditions participatives, dans les blogs personnels : « ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l'animer par leurs contributions, de l'organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels »), la modération se faisant selon un principe de responsabilité individuelle et collective. Par delà l'indépendance éditoriale et économique, l'articulation bi-céphale entre Club et Journal serait, dans l'architecture même du site, la condition sine qua non pour faire de Médiapart « le journal de ses lecteurs ». La charte de participation à Mediapart expose les motifs et règles déontologiques en vigueur[51].

Les contenus du journal sont actualisés trois fois par jour (à 9, 13, et 19 heures). Chaque « Une » du journal (page d'accueil, page International, page France, page Économie, page Culture et idées) se présente en deux volets : la « Une » de la rédaction de Mediapart et la « Une » du Club, sélection d'articles des éditions ou de billets des blogs opérée par Mediapart. Le Club possède sa propre entrée, dont les articles mis en avant sont également choisis par la rédaction de Mediapart.

Enquêtes et dossiers[modifier | modifier le code]

Mediapart s’est rapidement imposé par ses enquêtes[réf. nécessaire] fondées sur des documents (parfois non rendus publics mais vérifiés)[réf. nécessaire]. Ce fut le cas dès le début avec « Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati » de mars 2008[52][réf. insuffisante], mais aussi avec la publication du réquisitoire du Parquet dans l’affaire Kerviel[réf. nécessaire].

La rédaction de Mediapart prétend ainsi s'appuyer sur des articles d'investigation et d'analyse plus fouillés que ceux produits par la presse traditionnelle. Ce qui pose la question de la relation qu'entretiennent les autres journaux avec un nouveau-venu dans le paysage médiatique français : il semblerait en effet, selon l'article du 25 juin 2008 signé par la rédaction de Mediapart[53], que de nombreux confrères (l'AFP serait particulièrement visée) ont emprunté plusieurs informations exclusives sans respecter les règles d'usage dans ce cas[réf. nécessaire].

Le , Mediapart a révélé l'existence et le contenu d'enregistrements effectués clandestinement en 2009 et 2010 au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome, et montrant des relations inconnues jusqu'alors entre celle-ci et plusieurs membres du gouvernement, en particulier Éric Woerth et Valérie Pécresse, ainsi qu'avec le président de la République Nicolas Sarkozy lui-même, déclenchant l'affaire Woerth-Bettencourt[54][réf. insuffisante]. Cependant, le 8 juillet 2010, le rapport d'un nouvel interrogatoire subi par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, dont Le Figaro s'est procuré une copie, ferait apparaître que Mediapart aurait « romancé » les propos de l'ex-comptable en impliquant le président de la République[55]. La rédaction de Mediapart répond que l'article a retranscrit fidèlement les propos du témoin recueillis en présence de tiers[56],[57] et publie intégralement le procès-verbal de la déclaration de la comptable aux enquêteurs pour confirmer sa position. La société de journalistes du Figaro s'était pour sa part plainte que le quotidien n'en ait publié que des extraits « tronqués ». Commentant l'éclosion de cette affaire qui, selon lui, « affole le camp Sarkozy », le New York Times souligne que Mediapart propose un journalisme d'investigation que les médias dominants ne proposent plus guère en France[58].

Dans le contexte de l'affaire Bettencourt, Xavier Bertrand, alors secrétaire-général de l'UMP, avait pris à partie le site en ligne dénonçant ses « dérapages très graves » et ses « méthodes totalement anti-démocratiques » allant jusqu'à accuser le site d'Edwy Plenel de « méthodes fascistes »[59],[60]. Une plainte est déposée pour diffamation[61],[62]. En mars 2013, le ministre est relaxé les juges de la chambre de la presse considèrant que « les propos de Xavier Bertrand ne relevaient pas d’une qualification recouvrant un fait précis »[63].

Le journal publie, en mars puis en avril 2012, deux notes qui laissent à penser que le régime libyen aurait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est le début de l'Affaire Sarkozy-Kadhafi. Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection en 2012, porte alors plainte pour « faux et usages de faux », « recel de faux » et « publication de fausses nouvelles ». En 2016, la justice rend un non-lieu jugeant le document authentique tout en précisant que le jugement ne porte pas « sur la réalité ou la fausseté des faits dont ce document était censé établir l'existence, c'est-à-dire un financement allégué de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye »[64]. Mediapart dépose quant à lui une plainte pour dénonciation calomnieuse[65].

Après avoir porté contre tous l'affaire Cahuzac, le journal met en cause directement le ministre Pierre Moscovici dans l'affaire Cahuzac par l'intermédiaire d'Edwy Plenel le 7 avril 2013 sur la chaine i-Télé[66]. Edwy Plenel affirme que le ministre de l'économie connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-décembre 2012, et que l'enquête fiscale auprès des banques suisses sur une période restreinte qu'il avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une tentative de sauvetage en ultime recours[67].

Éditions participatives[modifier | modifier le code]

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Les éditions participatives sont des journaux thématiques collectifs publiés dans le Club. Les abonnés peuvent demander la création d’une édition participative sur une thématique précise selon leurs domaines d'expertise, leurs centres d'intérêts (arts, histoire, politique, divertissements, région, ville ou pays…). Certains journalistes de Mediapart sont également rédacteurs en chef d'une édition. Le but de ces éditions est de créer un contenu participatif, appariant Journal et Club. Le créateur d'une édition en devient le coordonnateur et animateur. Les éditions participant à Mediapart doivent, à ce titre, comme chaque contenu posté sur ce site, respecter la charte éditoriale.

Plus de 250 éditions ont été créées en date de 2010. Elles couvrent un spectre large et parmi les plus recommandées par les lecteurs, on peut distinguer les éditions suivantes :

Plus récemment, des éditions consacrées aux polars ou aux magazines ont été créées (l'édition Revues a été créée par Patrice Beray).

Critiques[modifier | modifier le code]

Mediapart a été critiqué pour sa couverture du Camp d'été décolonial de trois jours organisé à Reims par Sihame Assbague. Le site en ligne (seul média accrédité pour l'intégralité du camp d'été[68]) défendait cette rencontre non-mixte, excluant de fait « les personnes blanches », et justifiait que les journalistes soient autorisés à couvrir l'événement selon « une discrimination en fonction de la couleur de la peau »[68],[69]. Cette rencontre a été dénoncée par plusieurs autres titres de presse comme une nouvelle forme de « racisme à l’envers »[70],[71].

En février 2017, alors que Mehdi Meklat est au cœur d'une polémique sur les réseaux sociaux, puis dans la presse[72], quand d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés entre 2012 et 2014 sont ressortis et sont amplement relayés, Mediapart prend la défense de celui-ci dénonçant une « coalition numérique allant de la fachosphère au Printemps Républicain [...] à la manœuvre pour, [...], détruire tout ce qu’il est censé incarner. »[73] Jack Dion de Marianne, rappelant les liens entre le jeune blogueur et Edwy Plenel, critique cette « inversion des rôles et des responsabilités », cette attitude de « vénération » et la complaisance du site en ligne vis-à-vis du blogueur de Bondy Blog[73]. Hugues Serraf, trouve lui « insupportable d'être assigné à cette fameuse fachosphère par le raisonnement crapoteux élaboré dans la panique par une équipe de pompiers pyromanes, qui transforme un appel au meurtre en naïveté adolescente »[74].

Alain Finkielkraut, dont certains tweets de Meklat disaient qu'il fallait lui « casser les jambes » ce « fils de pute », juge que Mediapart et d'autres titres de presse étaient trop en accord avec Mehdi Meklat quand celui-ci affirmait que « la stigmatisation du voile n'est rien d'autre que du racisme et la perpétuation du colonialisme » pour dénoncer l'autre face du blogueur[75].

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, considère que « Mediapart a supplanté tous les autres dans le retournement consistant à transformer le coupable en victime...»[76] Pascal Bruckner, dans une interview du 27 février au Figaro, qualifie Mediapart de « site frérot salafiste »[77].

Dans un billet de «mises au point» daté du 27 février 2017, la Société des Journalistes de Mediapart répond aux critiques et insultes de ses détracteurs[78].

Il a également été reproché à Mediapart, lors des affaires d'emplois fictifs pendant les campagnes présidentielles et législatives de 2017, d'avoir republié un article de blog gratuit –dans son intégralité et sans aucun ajout– sans l'accord de Nicolas Grégoire, l'auteur original, en activant le Paywall[79],[80].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

La direction de Mediapart considère que l'information en ligne relève de l'organe de presse au même titre que le journal imprimé. Elle a déposé une demande à la Commission paritaire (direction des médias, premier ministre) pour que Mediapart soit reconnu comme entreprise de presse. Elle ne l'a pas obtenu et a introduit un recours gracieux dans la perspective d’un éventuel appel devant le Conseil d'État[81].

Mediapart a fait l'objet d'un redressement fiscal confirmé par les députés[82].

Capital[modifier | modifier le code]

Mediapart a rassemblé un capital de presque trois millions d’euros pour son lancement le 16 mars 2008, avec une augmentation de sept cent mille euros assurée pour le second trimestre 2008.

Sur ces trois millions, 1,325 million a été fourni par les apports personnels des fondateurs (550 000 investis par Edwy Plenel et le même montant par Marie-Hélène Smiejan, 100 000 euros par Laurent Mauduit, 80 000 euros par François Bonnet, 40 000 euros par Gérard Desportes).

Le complément provient d’une Société des amis de Mediapart, présidée par le mathématicien Michel Broué, réunissant 46 membres fondateurs (dont Xavier Niel, cofondateur d’Iliad-Free, actionnaire pour 200 000 euros, Maurice Lévy, PDG de Publicis, pour 5 000 euros, François Vitrani, directeur général de la Maison de l'Amérique latine, pour 5 000 euros également). La SAM représente un montant total de 504 000 euros, auxquels s’adjoint 1 million d’euros à parts égales entre les investisseurs Écofinance (Jean-Louis Bouchard) et Doxa Jean (Thierry Wilhelm)[83].

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Le journal a choisi une parution sans publicité. L’accès à la page d’accueil est gratuit mais la lecture du journal lui-même n’est possible que par abonnement payant[84]. L’adhésion payante est conçue comme le seul moyen de garantir au lecteur qualité éditoriale et véritable indépendance.

Ce choix économique résulte, selon les fondateurs de Mediapart, des difficultés que connaît la presse française : « seul le web permet de lancer aujourd’hui en France un quotidien indépendant d’information généraliste. Tous les autres supports nécessitent des investissements initiaux très lourds, donc dépendants de puissances financières, soit directement en tant qu’actionnaires, soit indirectement en tant qu’annonceurs publicitaires. » Cette défense d'une presse payante doit affronter le mode de fonctionnement traditionnellement gratuit sur l'Internet, d'aucuns voyant déjà « Mediapart : mort-né ! »[85].

Le principe du gratuit, qui a tant bouleversé ces dernières années la presse en ligne comme les journaux traditionnels, arriverait au contraire selon les promoteurs de Mediapart à ses limites. Son choix de devenir un journal de référence passerait ainsi par la réaffirmation d'une presse payante : « les recettes publicitaires actuelles sur Internet sont calculées pour des millions de visiteurs, donc pour un contenu attirant une audience grand public peu compatible avec les exigences d’une presse de qualité et de référence. »

L’objectif affiché est enfin de rassembler environ 65 000 abonnés au bout de la troisième année, ce qui permet d’évaluer à environ 4 millions d’euros les besoins de financement du journal sur la période. Le directeur éditorial, François Bonnet, a déclaré le 17 juin 2008 que le site avait 8 000 abonnés[86].

En juin 2010, Mediapart indique que « le plan a été revu pour pouvoir atteindre un équilibre financier autour de 40 000 et reculer l'échéance à 2012. Ce qui laisse un an et demi pour trouver 15 000 ou 20 000 nouveaux abonnés »[87]. Le déclenchement de l'affaire Woerth-Bettencourt a fait gagner au site 5 000 abonnés au mois de juin, site qui en compte près de 30 000[88] en juillet 2010. En septembre 2010, les 40 000 abonnés sont atteints[89]. Quelque 47 500 abonnés sont comptabilisés début 2011, assurant l'équilibre financier du titre[3].

Lors de la conférence de presse tenue à l'occasion du troisième anniversaire de l'existence du site, le 10 mars 2011, les indications suivantes sont fournies[90] : Mediapart est rentable depuis septembre 2010. Le bilan 2010 étant de 4,4 millions d'euros de dépenses pour 3 millions d'euros de recettes. 95 % des revenus de Mediapart viennent des abonnements, 20 % des abonnés étant des abonnés annuels à 90 euros et plus de 90 % des abonnés à 1 euro continuant après la période d'essai. Le lectorat est composé au départ 60 % régions, 40 % Idf, 90 % en France.

L'équipe compte 36 CDI, 1 CDD et des stagiaires. Mediapart a levé 5,7 millions d'euros depuis sa création, en majorité fondateurs, salariés et amis de Mediapart

D'après le site Rue89[91] et l'Observatoire des subventions[92], Mediapart a, pour l'année 2009, reçu de l'État 200 000 euros de subventions, devenant ainsi un des premiers « journaux en ligne » à en bénéficier.

Audience[modifier | modifier le code]

L'audience de Mediapart s'élargit depuis sa création :

  • Fin 2010, le site revendique 46 800 abonnés actifs payants.
  • En août 2012, Edwy Plenel annonce que Mediapart compte 65 000 abonnés[93].
  • En avril 2013, Mediapart compte près de 75 000 abonnés[94].
  • En janvier 2014, le site revendique 83 000 abonnés[95].
  • En septembre 2014, le site revendique 100 000 abonnés[96].
  • En mars 2015, le site revendique 112 000 abonnés[97].
  • En mars 2016, le site revendique 118 000 abonnés[98].
  • En mars 2017, le site revendique 130 000 abonnés[1].

TVA sur la presse en ligne et redressement fiscal[modifier | modifier le code]

Mediapart applique la TVA à 2,1%, estimant que la loi sur les publications de presse détenant un numéro de CPPAP s'applique à la presse en ligne.

Néanmoins, le ministère du Budget juge que cette TVA ne s'applique pas au statut de la presse en ligne ne s'appuyant pas sur un support papier. C'est ainsi que plusieurs sites ont subi des redressements fiscaux : Arrêt sur images en 2009, puis Dijonscope en février 2013[99]. Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Mediapart et Arrêt sur images sont membres fondateurs, réclame l'application du principe de neutralité fiscale à la presse numérique: soit un taux de TVA à 2,1 %, identique à celui de la presse imprimée[100]. Les membres du syndicat, une soixantaine d'organes de presse en ligne, estiment qu'ils sont dans leur droit d'appliquer la TVA à 2,1 %[101].

Pour s'être auto-appliqué ce taux, Mediapart se voit notifier par l'administration, fin septembre 2014, un redressement fiscal de 4,2 millions d'euros, auquel s'ajoute 200 000 euros de pénalités de retard et 1 million pour « mauvaise foi ». Un redressement d'un million d'euros avait par ailleurs eu lieu en décembre 2013, mais suspendu pour l'instant par un recours[102]. En décembre 2015, l'Assemblée nationale vote une amnistie fiscale pour les sites de presse en ligne dont le principal bénéficiaire est Mediapart[103],[104]. Cependant l'amnistie fiscale a été de courte durée. Les députés « ont finalement rejeté cette option le 15 décembre 2015, ce qui devrait notamment obliger Mediapart et Arrêt sur images à régler leurs ardoises[105] »

Rentabilité[modifier | modifier le code]

Mediapart, après une première année bénéficiaire en 2011, atteint 6 millions d'euros de chiffre d'affaires et 700 000 euros de bénéfices net en 2012[106],[107].

Chiffres 2017[modifier | modifier le code]

Selon les chiffres fournis par Mediapart en mars 2017, le journal a connu au cours de l'année 2016 une croissance de 9,4% du chiffre d'affaires (dépassant 11 millions d'euros), un résultat net de 1,9 millions d'euros (dépassant 16% du chiffre d'affaires), et une augmentation de 10% du nombre d'abonnés. Il compte au total 130 000 abonnés et une équipe de 74 salariés permanents. Mediapart signale également qu'entre 2008 et 2017, 97 actions en justice ont été ouvertes contre le journal. Sur celles-ci 3 condamnations définitives ont été prononcées pour diffamation, 69 décisions l'ont mis hors de cause (désistements, ordonnances de non-lieu, relaxes, nullités et irrecevabilités des poursuites), et 25 procédures sont encore en cours[1].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • Mediapart apparaît dans la série télévisée Baron noir (2016) et joue un rôle décisif dans l’évolution de l'intrigue. Dans cette fiction, la rédaction du site Internet a obtenu des informations extrêmement compromettantes (financement illégal de la campagne électorale présidentielle) pour le président de la République fictif Francis Laugier (Niels Arestrup) et le protagoniste principal Philippe Rickwaert (Kad Merad). Mediapart envoie une lettre au Président Laugier, lui donnant 48 heures, avant publication, pour apporter explications et précisions à intégrer dans l’article. Finalement, les révélations de Mediapart entraînent la démission de Laugier et l'arrestation de Philippe Rickwaert.
  • Dans la série télévisée Les Hommes de l’ombre, le site Internet Mediamag, au sein duquel travaille Apolline Vremler (Valérie Karsenti dans la saison 1, puis Emmanuelle Bach dans les saisons 2 et 3), l'ex-femme du personnage principal Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), est un pastiche de Mediapart.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Edwy Plenel, « Mediapart a neuf ans: nos comptes, nos résultats », sur mediapart.fr,
  2. « Qui sommes-nous ? » - Mediapart
  3. a et b « Mediapart aurait atteint l’équilibre financier », 2 février 2011.
  4. AFFAIRE BETTENCOURT - Mediapart assigné en appel mercredi pour la publication des écoutes - Le Point, 20 juillet 2010
  5. Affaire Cahuzac : Mediapart se pose une nouvelle fois en quatrième pouvoir - La Tribune, 2 avril 2013
  6. Alexandre Piquard, « Mediapart fier de sa « télévision CNRS » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  7. Voir la liste des soutiens sur le pré-site de Mediapart
  8. Pourquoi je soutiens MediaPart - Noël Mamère - Dailymotion [vidéo]
  9. Pourquoi je soutiens MediaPart - François Bayrou - Dailymotion [vidéo]
  10. Pourquoi je soutiens Mediapart - Dominique de Villepin - Dailymotion [vidéo]
  11. Pourquoi je soutiens MediaPart - François Hollande - Dailymotion [vidéo]
  12. Pourquoi je soutiens MediaPart - Arnaud Montebourg - Dailymotion [vidéo]
  13. Pourquoi je soutiens - Olivier Duhamel - Dailymotion [vidéo]
  14. Pourquoi je soutiens Mediapart - Catherine Trautmann - Dailymotion [vidéo]
  15. Pourquoi je soutiens Mediapart - Malek Boutih - Dailymotion [vidéo]
  16. Pourquoi je soutiens - Khiari Bariza sénatrice ps - Dailymotion [vidéo]
  17. Pourquoi je soutiens - Daniel Cohn Bendit - Dailymotion [vidéo]
  18. Pourquoi je soutiens MediaPart - José Bové - Dailymotion [vidéo]
  19. Pourquoi je soutiens MediaPart - Olivier Besancenot - Dailymotion [vidéo]
  20. « Royal soutient MediaPart : tempêtes dans un verre à dents… longues » - Marie-Anne Boutoleau, Acrimed, 17 décembre 2007
  21. « Quand Ségolène Royal fait de la pub pour Edwy Plenel » - Le Figaro, 14 décembre 2007
  22. Les clients de La Netscouade, dont Mediapart et Désirs d'avenir, La Netscouade (voir archive).
  23. Ce que j’ai dit chez Ségolène Royal - Mediapart, 3 juillet 2008
  24. Edwy Plenel à la maison de la chimie le 28 juin 2008 - Dailymotion [vidéo]
  25. Edwy Plenel roule-t-il pour Ségolène Royal ? - Mediapart, 27 juin 2008
  26. Chronique de la recherche (1) : Ségolène Royal est elle soluble dans l'acide ?
  27. Les Carnets libres d'E. Plenel, "Merci !" - Mediapart, 11 juillet 2010.
  28. Pourquoi je soutiens MediaPart - Michel Field - Dailymotion [vidéo]
  29. Pourquoi je soutiens Mediapart - Jean-Claude Mailly - Dailymotion [vidéo]
  30. Pourquoi je soutiens Mediapart - Patrick Pelloux - Dailymotion [vidéo]
  31. Pourquoi je soutiens MediaPart - William Bourdon - Dailymotion [vidéo]
  32. Pourquoi je soutiens MediaPart - Jean-Pierre Azéma - Dailymotion [vidéo]
  33. Pourquoi je soutiens Mediapart - Gérard Noiriel - Dailymotion [vidéo]
  34. Pourquoi je soutiens MediaPart - André Burguière - Dailymotion [vidéo]
  35. Pourquoi je soutiens Mediapart - Benjamin Stora - Dailymotion [vidéo]
  36. Pourquoi je soutiens MediaPart - Patrick Weil, historien - Dailymotion [vidéo]
  37. Pourquoi je soutiens MediaPart - Philippe Meirieu - Dailymotion [vidéo]
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Dubouloz, « Média à part », Le Temps, numéro 4568, mardi 2 avril 2013, page 20
  • Edwy Plenel, Combat pour une presse libre. Le Manifeste de Mediapart, éditions Galaade, 2012, 54 pages
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Liens externes[modifier | modifier le code]