Medardo Rosso

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Medardo Rosso
Medardo Rosso (1890).jpg

Medardo Rosso dans son atelier vers 1890.

Naissance
Décès
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MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
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Lieux de travail

Medardo Rosso, né à Turin le et mort à Milan le , est un sculpteur d'origine italienne naturalisé français.

Il est un important représentant de l'impressionnisme en sculpture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Medardo Rosso naît à Turin en 1858. Avec sa famille, il déménage pour Milan en 1870. De 1882 à 1883, il fréquente l'Académie des beaux-arts de Brera, mais l'aspect trop scolaire de l'établissement ne lui convient pas. C'est alors que commence sa carrière artistique, dans la lignée de la scapigliatura milanaise. En 1883, il se rend à Paris où il côtoie des artistes impressionnistes. Un an plus tard, il rentre à Milan et y épouse Giuditta Pozzi, avec qui il aura un fils enregistré à l'état civil sous le nom de Francesco Evviva Ribelle.

Il réalise surtout des sculptures en cire, mais il travaille également le bronze, la terre cuite, le plâtre. Il fait aussi des dessins au crayon. Ses sculptures ont un aspect volontairement inachevé, comme pour suggérer l'atmosphère qui les entoure.

Il expose ses œuvres à Paris, au Salon des artistes français, au Salon des indépendants, puis à Vienne en 1885. Il sculpte aussi quelques bustes pour le cimetière monumental de Milan. En 1886, ses pièces partent tour à tour à Londres et Venise, avant de rejoindre Paris à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889. Ses contemporains, d'Edgar Degas à Auguste Rodin, lui témoignent une grande estime. Il influença des artistes comme Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Giacomo Manzù, ou encore César Giris. En 1902, il est naturalisé français, mais est toujours présenté comme un sculpteur italien lors de l'exposition de ses œuvres au musée du Luxembourg à Paris, ce qui provoque sa colère[1].

Medardo Rosso a dit : « Ce qui importe pour moi dans l'art, c'est de faire oublier la matière. »[réf. nécessaire]

Il meurt, le soir du , et est inhumé à Milan, où sa tombe est ornée d'un exemplaire en bronze de son Ecce Puer.

Son fils a créé le musée Medardo Rosso à Barzio en 1928[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Apollinaire, écrit qu'il voit en Rosso : « sans aucun doute le plus grand sculpteur vivant. »[réf. nécessaire]
  • Dans son Manifeste de la sculpture futuriste de 1912, Umberto Boccioni le qualifie de « pionnier ».
  • Giovanni Lista évoque un art immatériel : « La matière de la sculpture s'est enfin dissoute dans l'espace pour rétablir sa réelle complicité avec l'espace environnant. »[3]
  • Auguste Rodin se dit « frappé d'une folle admiration », face à l'œuvre de Rosso[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Medardo Rosso, pionner de la sculpture moderne, jusqu'au 24 juin 2018, musée des beaux-arts de Gand, Citadelpark.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Giovanni Lista, La sculpture impressionniste, 1994, p.  69.
  2. boowiki.info.
  3. Giovanni Lista, Medardo Rosso, destin d'un sculpteur, 1858-1928, Éditions L'Échoppe, 1994.
  4. Lettre de Rodin à Medardo Rosso en 1894, cité in Le Journal des Arts, 11 juin 2018.
  5. Buste du futur baron Alfred Mond (1868-1930) enfant, modèle exécuté à Londres en 1906, exemplaires en cire dans les musées de Rome, Philadelphie, Piacenza, Vérone et Washington. Exemplaires en plâtre dans les musées de Barzio, Edimbourg et Milan. Autres exemplaires en bronze dans les musées de Cologne, Venise, et sur la tombe de l'artiste à Milan, dans notice de l'œuvre au musée d'Orsay.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Lista, Medardo Rosso, destin d’un sculpteur (1858-1928), Paris, Éditions L’Échoppe, 1994.
  • Medardo Rosso, La Sculpture impressionniste, textes réunis, traduits et présentés par Giovanni Lista, préface et chronologie par Giovanni Lista, Paris, Éditions L’Échoppe, 1994.
  • Julius Meier-Graefe, Medardo Rosso : le Méphisto de la sculpture, Paris, L'Échoppe, 2001, 31 p. (ISBN 2-84068-130-7).
  • Itzhak Goldberg, « La sculpture immatérielle de Medardo Rosso », Le Journal des Arts, 11 juin 2018.
  • Anne Pingeot, Antoinette Lenormand-Romain, Laure Margerie, Musée d'Orsay, catalogue sommaire illustré des sculptures, Paris, Réunion des musées nationaux, 1986.
  • Guy Cogeval, Le Musée d'Orsay à 360 degrés, Paris, Skira, Flammarion, Musée d'Orsay, 2013.
  • Umberto Boccioni, Manifeste de la sculpture futuriste, 1912.
  • (it) Giovanni Lista, Medardo Rosso, scultura e fotografia, Milan, 5 Continents Éditions, 2004.
  • (it) Paola Mola et Fabio Vittucci (dir.), Medardo Rosso : catalogo ragionato della scultura, Milan, Skira, 2009, 408 p. (ISBN 978-88-572-0188-7).
  • Ardengo Soffici, Medardo Rosso, Florence, Éditions Vallecchi, 1929.
  • Edmond Claris, « L'impressionnisme en sculpture : Medardo Rosso », La Nouvelle revue, 15 novembre 1929, p. 131-134 (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]