Mechel Reisz

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Mechel Reisz (Yechiel Mechel Reisz) (-24 avril 2013, New York) est un pionnier du hassidisme à Paris dans la deuxième partie du XXe siècle. D'origine hongroise, il s'installe, en France, après la Seconde Guerre mondiale.

Au Pletzl[modifier | modifier le code]

Dans la communaute juive orthodoxe parisienne, Mechel Reisz est une figure particulière. Il est connu pour ses activités de shochet et de Baal-Tefila. On associe son nom au Pletzl et à la rue des Rosiers, dans le 4e arrondissement de Paris. Il suffit de dire : « Reb Mechel » et chacun sait de qui il s’agit.

Il officie comme hazzan à la synagogue de la Rue Pavée et à la synagogue Adath Israel. Entendre les prières de Mechel Reisz lors des prières du Chabbat et des grandes fêtes, c’est être témoin de ferveur et d’émotion (Devekut).

Un Shtreimel à Paris[modifier | modifier le code]

Mechel Reisz est le premier hassid contemporain, que l’on peut voir dans les rues de la capitale en shtreimel et en bekeshe. Il s'identifie à la vue de tous et chacun comme un hassid. On raconte qu’un jour, il marche dans la rue dans ses habits de fête, le seul ainsi accoutré dans Paris. Il perçoit, ou s'imagine, que quelqu’un derrière lui l’observe drôlement, puisque inaccoutumé à une telle vision, différente de l'ordinaire. Il se retourne et déclare, magistralement : « Vous n’avez-vous jamais vu de Français ? »[1]

Il est connu internationalement. Dans le milieu hassidique et Haredi Mechel Reisz est synonyme de Paris. C'est la seule adresse pour beaucoup[2].

À New York[modifier | modifier le code]

Il s'installe, la retraite venue, à Williamsburg, Brooklyn, New York, aux États-Unis, pour être proche de sa famille. Il est le père de 6 fils (Moshe Aaron, Zalman Leib, Avrohom Yitzchok, Shimon Yosef, Shea Alexander et Hershel) et de deux filles (Fraidie et Chaya Goldy).

Il est décédé le 24 avril 2013 à New York à l'âge de 97 ans, et est enterré à Jérusalem..

Témoignage[modifier | modifier le code]

Ruth Blau (1978)[3], sans le nommer, décrit[4] ainsi Mechel Reisz: " Quelques hassidim habitant le quartier (Pletzl) sont arrivés à la fin du repas, seuls ou accompagnés de leurs enfants. La pièce où se tient Reb Itzikel (Moshe Yitzchok Gewirtzman) est surpeuplée et inondée de lumière. Sur la table scintillent les bougies de Shabbat (chabbat). Entre les plats et après le repas, les hommes chantent les mélodies hassidiques. Parmi les voix celles du Rebbe et celle du chazan (hazzan) (officiant) et chochet (shochet, sacrificateur rituel) du quartier [i.e. Mechel Reisz], un juif roumain très pieux qui vient de quitter Mea Shearim pour s'installer à Paris avec sa famille. Sa voix forte et chaude, admirablement modulée, s'élève au-dessus des autres. Sur les visages, se lit la joie de vivre le Shabbat et d'être là autour du saint Rebbe. Tout semble transformé: les êtres et les choses. Le couloir sombre, l'escalier aux marches de bois vermoulu, la vétusté de cette bâtisse aux murs lézardés, rien n'existe plus. Cette pièce illuminée pour le Shabbat, c'est l'oasis au milieu du désert, le point brillant au milieu des laideurs du monde, des ténèbres de l'exil."

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Feuerwerker, 2011, p. 5.
  2. Il faut noter que Ruth Blau lorsqu'elle séjourne à Paris demeure chez Mechel Reisz.
  3. Voir, p. 68-69.
  4. Reb Itzekel vit à Paris de 1949 à 1957. D'après le récit de Ruth Blau, la description date de 1956, car elle rencontre pour la première fois la famille de Reb Itzekel en 1956 ( voir, p. 67), bien qu'en fait, elle soit une description d'un événement qui s'est répété maintes fois.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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