May Ayim

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May Ayim
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 36 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Sylvia Brigitte Gertrud OpitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Berlin (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Gedenktafel May-Ayim-Ufer (Kreuzb) May Ayim.jpg
plaque commémorative
May Ayim ASMK 2015.jpg
Vue de la sépulture.

May Ayim est le nom de plume de May Opitz (née Sylvia Andler le 3 mai 1960 à Hambourg – morte le 9 août 1996 à Berlin). Elle est une poétesse, éducatrice et militante afro-allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'une mère allemande et d'un étudiant en médecine originaire du Ghana, son père souhaite qu'elle soit élevée par sa sœur sans enfant, mais la loi allemande ne donne pas de droit aux pères biologiques. Sa mère place la fille en adoption. Sylvia Andler est adoptée par une famille allemande blanche dans sa jeunesse. À partir de 1992, elle utilise son surnom comme nom de plume.

Elle écrit une thèse à l'université de Ratisbonne intitulée Afro-Deutsche: Ihre Kultur- und Sozialgeschichte aus dem Hintergrund gesellschaftlicher Veränderungen. Il s'agit de la première étude universitaire de l'histoire afro-allemande, du Moyen Âge à la fin du XXe siècle. Cette thèse devient la base d'un livre,t Farbe Bekennen publié en 1986, puis publié en anglais sous le titre Showing Our Colors: Afro-German Women Speak Out la même année[1]. Dans ses conférences et ses poèmes, elle évoque la discrimination raciale : « J'ai grandi avec le sentiment de devoir prouver qu'un «bâtard», un «nègre», un «enfant d'émigré» est un être humain à part entière ». Elle écrit aussi : « Le symbolisme chrétien occidental de la couleur a toujours associé la couleur noire à ce qui est répréhensible et indésirable. [...] Dans le vocabulaire ecclésial du Moyen Âge, les termes «Aethiops» et «Aegyptius» étaient utilisés de manière frappante comme synonymes du terme d«iable». Les préjugés et la discrimination déterminés par la religion faisaient donc partie des fondements sur lesquels un conglomérat de convictions racistes pouvait se développer sans effort à l'époque coloniale, qui a transformé les Noirs en sous-hommes («nègres») ».

Mais, après avoir reçu un diagnostic de sclérose en plaques, elle est désespérée. Le retrait de psychotropes utilisés contre la dépression dans le cadre du traitement de la sclérose en plaques entraîne une détérioration rapide de sa santé mentale. Elle se jette à 36 ans d'un gratte-ciel, et meurt, le 9 août 1996[2]. Elle est enterrée à l'Alter St. Matthäus-Kirchhof, à Berlin[3].

Héritage culturel[modifier | modifier le code]

Le poème They're People Like Us de Ayim est cité par Paul Beatty dans le roman Slumberland (en) (2008).

Les écrits de May Opitz sont reproduits dans l'anthologie Daughters of Africa[4].

May Ayin est également le sujet central du poème Reggae Fi May Ayim de Linton Kwesi Johnson, enregistré sur son album More Time (1999)[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Marion Gerlind, « May Ayim’s Legacy in World Language Study », FLANC Newsletter,‎ (" lire en ligne)
  2. (de) « May Ayim », sur Digitales Deutsches Frauenarchiv
  3. (de) Karen Noetzel, « Gedenken an May Ayim », Berliner Woche,‎ (lire en ligne)
  4. (en) "Departure", "Afro-German" and "Afro-German II", dans Margaret Busby (ed.), Daughters of Africa, Cape, 1992, p. 932–937.
  5. "Linton Kwesi Johnson - Reggae Fi May Ayim". YouTube.

Liens externes[modifier | modifier le code]