Maximin de Trèves

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Maximin de Trèves
Image illustrative de l’article Maximin de Trèves
Ettringen, Saint Maximin et Anna
Saint, Évêque de Trèves
Naissance inconnue
Silly, département de la Vienne
Décès le 12 septembre 346 
Poitiers
Nationalité Drapeau de la France France
Vénéré à Trèves
Fête 29 mai
Attributs Maximin est représenté en évêque, recevant Saint Athanasius à Trèves ; le livre, le modèle d'une église, commandant un ours qui transporte son sac de voyage.
Saint patron contre le parjure, la perte en mer et les pluies destructrices

Maximin de Trèves, né à Silly (Vienne), près Loudun au nord de Poitiers - mort le 12 septembre 346 à Poitiers, fut le cinquième évêque de Trèves, succédant à Saint Agritius. Il a œuvré pour l'évangélisation de son diocèse, ainsi que des territoires proches dont la Lorraine et l'Alsace. Il a accordé l'asile à Trèves à son ami Athanase d'Alexandrie entre 335 et 337 et l'a également soutenu dans sa lutte contre l'arianisme. Il est reconnu saint par l'Eglise catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint Maximin, né à Silly, en Gaule romaine, devient évêque de Trèves vers 341/342[1] à l'époque du règne des fils de Constantin le Grand. C'est un adversaire de l'arianisme[2], et un ami d'Athanase d'Alexandrie qui se réfugie chez lui, à Trèves, pendant son exil, en 336-37, puis à nouveau en 343. Grâce à lui, Athanase rencontre le césar Constantin II avant que celui-ci ne devienne empereur.

Maximin prend part au concile de Sardique convoqué par le pape Jules Ier, et s'y oppose aux évêques ariens. La réunion de Sardique est le lieu de discordes théologiques et canoniques témoignant des divergences entre les courants traversant les communautés chrétiennes de l'époque, et des différences de traditions intellectuelles entre l'Orient grec et l'Occident latin, ceci à un moment où ces communautés chrétiennes ne dépassent guère plus de cinq pour cent de la population de l'Empire, et sont encore relativement concentrées en Orient et dans les provinces africaines[3].

Maximin s'emploie à convaincre les empereurs romains d'Occident de soutenir l'église catholique occidentale et l'orthodoxie nicéenne[note 1] dans sa lutte contre l'arianisme. Il anime également les campagnes d'évangélisation de son diocèse et des territoires proches comme la Lorraine et jusqu'en Alsace, accompagné notamment de Paulin de Trèves, originaire comme lui d'Aquitaine et qu'il a ordonné prêtre.

Maximin est mort à Poitiers où il serait venu voir ses parents[4]. Son corps a été rapatrié à Trèves, et a été enterré dans le cimetière à côté de la porte nord de Trèves, dans la crypte d'une église dédiée à saint Jean l'Évangéliste, puis dans une abbaye devenue l'abbaye Saint-Maximin de Trèves[5],[6].

Vénération[modifier | modifier le code]

Maximin est représenté en évêque, avec le livre, le modèle d'une église, et, empruntant à la légende de Corbinien de Freising, un ours, qui aurait tué sa bête de somme et qui aurait dû alors porter ses bagages lors d'un voyage à Rome.[7] portant son sac de voyage. Il est invoqué comme protection contre le parjure, la perte en mer et les pluies destructrices[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le concile de Nicée en l'an 325 s'était transformé en un tribunal contre Arius

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jérôme de Stridon, Martyrologe romain et Acta.
  2. Athanasius, Epistolae Aeg. 8.336f.
  3. Yves Modéran 2001.
  4. Calmet 1728, p. 175.
  5. Calmet 1728, p. 176.
  6. Sanderson 1965, p. 303-305.
  7. (de) J.A. Massard, G. Geimer, Auf den Spuren des Braunbären diesseits und jenseits der Sauer, Bitburg, (lire en ligne)
  8. Ökumenisches Heiligenlexikon 2007

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Maximin de Trèves classés par année de publication.

  • Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles : justifiés par les citations des auteurs originaux, vol. 7 : qui comprend les histoires particulières depuis l'an 328, jusqu'en l'an 375, Libraire Charles Robustel, , 832 p. (lire en ligne), p. 696.
  • Augustin Calmet, Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine, qui comprend ce qui s'est passé de plus mémorable dans l'archevêché de Trèves, et dans les évêchés de Metz, Toul et Verdun, depuis l'entrée de Jules César dans les Gaules jusqu'à la mort de Charles V, duc de Lorraine, arrivée en 1690, avec les pièces justificatives... Le tout enrichi de cartes géographiques, de plans de villes, Libraire Jean-Baptiste Cusson, (lire en ligne), p. 168-176.
  • (de) Franz Xaver Kraus, « Maximinus, der Heilige », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB)., t. 21, Leipzig, Duncker & Humblot, (lire en ligne), p. 76–78.
  • (en) Warren Sanderson, « The Early Mediaeval Crypts of Saint Maximin at Trier », Journal of the Society of Architectural Historians, vol. 24, no 4,‎ , p. 303-310 (lire en ligne)
  • (de) Ekkart Sauser, « Maximinus », dans Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL), t. 15, Bautz, Herzberg, (ISBN 3-88309-077-8), p. 990–991.
  • (de) J.A. Massard et G. Geimer, « Auf den Spuren des Braunbären diesseits und jenseits der Sauer. St. Maximin und der Bär », dans Heimatkalender 2010 Eifelkreis Bitburg-Prüm, t. 15, Bitburg, (ISBN 3-88309-077-8, lire en ligne), p. 95-102.

Ouvrages sur le contexte.

  • Yves Modéran, La conversion de Constantin et la christianisation de l'empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]