Maximilien Melleville

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Maximilien Melleville[1],[2], né le à Laon et mort le à Paris, est un érudit français local. Il repose à Laon, sa ville natale à laquelle il a consacré un de ses ouvrages historiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Melleville, fils d'un imprimeur, fit ses études au collège de Laon, et, dès sa plus tendre jeunesse, ses goûts et ses aptitudes le portèrent sur l’étude de l’histoire de son pays. Ses profondes connaissances en archéologie, minéralogie et géologie, le firent bientôt remarquer, et, depuis 1842, il est le créateur de la Société académique de Laon, ancêtre de la Société historique de Haute-Picardie.

Il avait réuni de nombreux documents pour publier une nouvelle édition de l’Histoire de Laon, de rares collections de silex, des fossiles, etc. Toutes ces richesses, jusqu’à sa correspondance, qu’il avait destinée à sa ville natale, furent vendues, assure-t-on, pour la somme de 2 100 francs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire historique du département de l'Aisne, 1865.
  • Histoire de la Ville de Laon, 2 vol. in-8.
  • Histoire de la Ville et des Sires de Coucy, 1 v. in-8.
  • Histoire de la Ville de Chauny, un vol. in-8. 1851 - archive de l'université d'Oxford - numérisé par Google Books en accès libre et complet [1] .

Melleville s'intéressa aussi à la géologie du Bassin parisien. On lui doit une théorie géologique audacieuse développée en janvier 1843 dans De la théorie des puits naturels[3]. Il imagine que des puits naturels permettent le jaillissement de sources qui apportent des matières venues des profondeurs (calcaire, sable). Cette théorie fera autorité pendant une centaine d'années.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Maximilien Melleville sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques.
  2. Laon-Guide : histoire, monuments, environs par Ernest Lemaître,chez A. Destrés (Laon), 1896.
  3. (Bulletin de la Société géologique de France, série 1, t. XIV, pp. 182-194). Voir à ce sujet l'analyse par Claude Lorenz et par François Ellenberger