Maxime des Gayets

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Maxime des Gayets
Maxime des Gayets en 2009.
Maxime des Gayets en 2009.
Fonctions
Adjoint au maire du 2e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Saint-Mandé (Val-de-Marne)
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Profession Directeur de cabinet de Jean-Christophe Cambadélis au Parti socialiste

Maxime Mourier des Gayets[1], né le 25 mai 1978 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est un responsable politique français, membre du Parti socialiste. Proche de Dominique Strauss-Kahn et de Jean-Paul Huchon dont il dirigea le cabinet de 2010 à 2013, il est notamment l'un des fondateurs du mouvement RéSo, Réformistes & Solidaires. Après avoir été conseiller spécial de François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, puis conseiller sur le « Grand Paris » de Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l'Egalité des Territoires, il est, depuis le 22 juin 2015, directeur de cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

Parcours militant[modifier | modifier le code]

En 1995, Maxime des Gayets milite au Manifeste contre le Front national, organisation de jeunesse présidée par Jean-Christophe Cambadélis (PS)»[2].

Élu étudiant à l’UNEF, il milite parallèlement au Mouvement des Jeunes socialistes dans lequel il anime le courant jospiniste « Pluriel » puis « Convergences Réformistes »[3]. En 1999, il entre au bureau national de l’organisation de jeunesse du Parti socialiste, qu’il quitte en 2003 lors du Congrès de Lamoura.

En 2001, il participe à la fondation de la Convention pour la Sixième République (C6R) d’Arnaud Montebourg avant de s’en éloigner en raison d’un désaccord sur la question européenne.

Il fonde en l'association RéSo, Réformistes et Solidaires, proche des courants réformistes du PS et d'inspiration trotskyste[4]. Président puis porte-parole de l'association, il participe à la Révolution orange en Ukraine en et lance une campagne de soutien aux étudiants tunisiens dissidents du régime de Ben Ali. Dans le prolongement de cette campagne en faveur des démocrates tunisiens, il publie, en février 2011, une tribune dans Le Monde[5] pointant l'échec de l'Union pour la Méditerranée et appelant à une mobilisation de la société civile.

L’association RéSo sera aussi parmi les initiateurs d'un rassemblement de jeunes de gauche en faveur du Traité constitutionnel : « En route pour le OUI »[6].

Dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, il lance avec RéSo, les comités AntiSarko, le site antisarko.net et participe à la rédaction de plusieurs ouvrages (Sarkozy dans le texte (2006) et La gauche dans le texte: 118 idées qui font la gauche (2007)).

Particulièrement engagé sur les questions européennes, il publie en février 2012 une tribune[7] dans Libération sur les rapports entre le Maghreb et l'Union européenne.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Responsable en 2006 des jeunes militants proches de Dominique Strauss-Kahn[8], il est membre des instances nationales du Parti socialiste depuis 2004 et devient Premier fédéral adjoint de la fédération PS de Paris lors du Congrès de Reims.

Il est élu en mars 2008, conseiller du 2e arrondissement de Paris sur la liste de rassemblement des socialistes et des écologistes. Il devient adjoint au Maire du 2e arrondissement délégué à la démocratie locale, au commerce, au développement économique et correspondant de l'arrondissement pour les questions de défense.

Lors du congrès de Reims du Parti socialiste, il participe au ralliement d’une partie des strauss-kahniens (notamment ceux proches de Jean-Christophe Cambadélis) à la motion animée par Martine Aubry. En mars 2010, il prend une part active à la direction de campagne des socialistes en Île-de-France.

Lors du congrès socialiste de Toulouse en 2012, il est l'un des initiateurs d'une contribution générale intitulée Dépasser nos frontières dont la première signataire est Sarah Proust. Cette contribution[9] est signée par trois cents militants d’une cinquantaine de départements et de près d’une dizaine de pays d’Europe.

Lors des élections municipales de mars 2014, il figure sur la liste d'Anne Hidalgo, en deuxième position dans le 2e arrondissement de Paris. Il est de nouveau élu au conseil d'arrondissement, le 30 mars 2014, sur la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes, et prend en charge les délégations démocratie locale et budget. Il s'exprime[10] rapidement en faveur d'une réforme du statut de Paris, incluant la fusion des arrondissements du centre.

Lors des élections régionales de décembre 2015 en Ile-de-France, Maxime des Gayets intègre l'équipe de campagne[11] de Claude Bartolone, et figure en bonne position sur la liste socialiste pour Paris. Il est élu conseiller régional en décembre 2015, et siège au groupe socialiste et apparentés dont la présidence fait alors l'objet d'une confrontation[12]. À ce titre, Il siège au titre de la région Ile-de-France au sein du conseil d'administration du GIP Paris 2024.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Diplômé en droit et science politique à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Maxime des Gayets a rejoint le conseil régional d'Île-de-France en 2002.

Conseiller technique chargé du logement puis conseiller spécial du président de région, il devient en avril 2010, directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon. À 32 ans, il est le plus jeune directeur de cabinet des régions dirigées par la gauche.

En octobre 2013, Maxime des Gayets rejoint le cabinet de François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, comme conseiller spécial[13].

En avril 2014, Maxime des Gayets est appelé au cabinet de Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l'Égalité des Territoires, comme conseiller[14] Grand Paris.

En mai 2014, il devient directeur de cabinet adjoint de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste[15], puis en juin 2015, directeur de cabinet. Il est perçu comme l'un de ses plus proches collaborateurs[16].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://nominations.acteurspublics.com/fiche/personnalite/maxime-mourier-des-gayets
  2. http://www.lopinion.fr/22-juin-2015/maxime-gayets-jamais-trop-loin-camba-25490
  3. (proche de DSK, dissous au congrès du MJS de 2009 en deux groupes : La Relève, et Agir en Jeunes socialistes). « Combattre en jeune socialiste » http://www.mjsfrance.org/actu/congres/motionB.pdf> est l'intitulé de la motion déposée par SDJ / Convergences Réformistes pour le 7e Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes. Elle a obtenu 15 % des suffrages, ce qui la place en deuxième position en termes de représentativité au sein des courants du MJS.
  4. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RAI_029_0133
  5. http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/01/l-union-pour-la-mediterranee-manque-le-train-de-l-histoire_1473546_3232.html
  6. http://www.re-so.net/spip.php?article1017
  7. http://www.liberation.fr/monde/2012/02/10/passion-allemande-impense-de-la-mediterranee_794927
  8. Au sein du MJS par exemple, les jeunes strausskahniens de la Relève (fédérations de la Vienne, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Vienne … http://lareleve.eu/ travaillent avec Maxime Des Gayets, mais pas ceux de Agir en Jeunes socialistes (fédérations notamment de l'Ariège, du Val-de-Marne, de la Côte-d'Or, des Côtes-d'Armor, de Maine-et-Loire... http://ajs.over-blog.com/). Ces jeunes militants proches de Dominique Strauss-Kahn, se divisèrent par la suite entre partisans de Martine Aubry ou de Bertrand Delanoé lors du congrès de Reims.
  9. http://depassernosfrontieres.eu/
  10. « France3 », sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/p
  11. « L'équipe de campagne très œcuménique du candidat Bartolone », La Lettre A,‎ (lire en ligne)
  12. Julien Chabrout, « Ile-de-France : duel au sommet pour la présidence du groupe PS », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  13. http://www.acteurspublics.com/2013/10/18/maxime-mourier-des-gayets-entre-en-cabinet-ministeriel
  14. « Le cabinet de Sylvia Pinel s’étoffe - Etat et collectivités », (consulté le 23 août 2016)
  15. http://www.acteurspublics.com/2014/05/26/une-nouvelle-mission-pour-maxime-mourier-des-gayets
  16. l'Opinion, « Maxime des Gayets, jamais trop loin de «Camba» », l'Opinion,‎ (lire en ligne)