Maxime Karlovitch Kantor

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Maxime Kantor
(ru)Макси́м Ка́рлович Ка́нтор
Kantor, Maxim.JPG
Naissance
Nom de naissance
Maxime Karlovitch Kantor
Nationalité
Activité
Formation

Maxime Karlovitch Kantor (en russe : Максим Карлович Кантор) (né le 22 décembre 1957 à Moscou) est un peintre et écrivain russe.

Le père de Maxim Kantor, Karl Moïsseïevitch Kantor, était philosophe, historien de l’art, fondateur du magazine Arts décoratifs (en russe : Декоративное искусство), ami proche de A.A.Zinoviev.

Maxim Kantor est diplômé de l’Institut polygraphique de Moscou (1980). En 1977, il a fondé à Moscou le groupe underground Maison rouge. En 1982, à l’Institut de philosophie de Moscou, il a été l’organisateur et le rapporteur d’une fameuse exposition d’un jour de ce groupe.

Il vit entre Oxford, Berlin et l'Ile de Ré.

Citoyen allemand. De confession catholique[i].

Membre honoraire du Pembroke College, University of Oxford. Membre du Senior Council de deux collèges : Wolfson College et St Antony College, Oxford, professeur invité de l’University of Notre Dame, Indiana, USA. Artist in residence of Pe,broke College, Oxford.


[i] Kantor, Maxim, Imperia naiznanku, éd. Algoritm, Moscou, 2015, p.74, ISBN 978-5-4438-0972-4.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre[modifier | modifier le code]

Maxime Kantor est avant tout un peintre renommé influencé par Michel-Ange, Mantegna, Bosch et Kouzma Petrov-Vodkine. Figure de l'underground russe des années 1980, il fonde en 1983 le groupe de peintres La maison rouge (russe : Krasny Dom). Auteur d’un grand nombre de toiles telles que : Salle d’attente (1985), qui a connu un grand succès à la XVIIe Exposition Jeunesse en 1987, l’État (1995-1997), Tour de Babel (2004), Croisade (2009), Atlantide (2012), Cathédrale dans l’océan (2013).

En 1997, il a représenté la Russie à la Biennale de Venise avec une exposition personnelle, Chronique criminelle.

Depuis 1988, se produit activement comme peintre dans le monde entier, en Russie comme dans de nombreux pays européens. Ses peintures se trouvent dans plusieurs musées du monde tels que la galerie Trétiakov, le Musée russe, le Musée d’art d’État de Novossibirsk, le British Museum, le musée Sprengel, le Städel Museum, la Galerie nationale de Berlin, le musée Ulster, la Galerie nationale d’Australie (Canberra), le musée national du Luxembourg, ainsi que dans une vingtaine d’autres musées et collections privées[i]. Plusieurs églises renferment des peintures de Maxim Kantor : la cathédrale de Bruxelles, l’église Saint-Merry de Paris. Depuis janvier 2014, les œuvres de Kantor Saint Thomas et Saint François et Saint Augustin sont à l’Académie pontificale des sciences au Vatican.

Auteur de trois cycles graphiques monumentaux Terrain vague. Atlas (2000-2001), Métropole. Atlas (2003-2004), Volcan. Atlas (2010), ainsi que du livre d’artiste Heinrich von Kleist. La bataille d’Arminius (2013) traduit par V.Toporov et de la Ballade de Robin des Bois (2014) qui rassemble pour la première fois toutes les ballades en traduction russe avec les illustrations de Maxim Kantor. Travaille depuis 2015 sur un livre consacré au Faust de Goethe.

À l’été 2012, une exposition personnelle d’œuvres picturales et graphiques de Maxim Kantor a été présentée au Palais de marbre du Musée russe[ii].

De juin à septembre 2013, Maxim Kantor a figuré à la Biennale de Venise avec l’exposition ATLANTIS au Palazzo Zenobio[iii].

En décembre 2013 s’est tenue une exposition personnelle Maxim Kantor. Peinture dans le cadre du IIe Forum culturel international de Saint-Pétersbourg au palais Michel du Musée russe[iv].

D’octobre 2014 à janvier 2014, exposition The Rape of Europe à Genève.

On peut découvrir l’œuvre picturale et graphique de l’artiste sur son site personnel[v].


[i] Sneguirev, V., « “Russkiï put” po Maksimu Kantoru » in Rossiïskaïa gazeta, 29 novembre 2012.

[ii] Russikiï muzeï : Vystavka « Maxim Kantor », 20 juin – 23 juillet 2012

[iii] Ofitsial’nyï saït Maxima Kantora : Novosti

[iv] Russkiï muzeï : Vystavka « Maksim Kantor. Jivopis’ », 2-7 décembre 2013

[v] Site officiel de Maxim Kkantor

Depuis 1988, ses œuvres sont présentées dans de grandes expositions internationales entre-autres à la Galerie Tretiakov, au Musée Russe, au Sprengel Museum Hannover, à la Galerie nationale de Berlin (de) ou à la Galerie nationale d'Australie[1]. Ses œuvres sont aussi exposées dans des églises au Vatican, à la Cathédrale de Bruxelles, ou à l'église Saint-Merri.

Écrivain[modifier | modifier le code]

En 2006, il devient célèbre pour avoir écrit son roman Manuel de dessin (russe : Outchebnik rissovania), un pamphlet controversé sur la Russie post-soviétique et contre la nouvelle intelligentsia libérale. En 2008, il publie un recueil d'essais, Les mâchoires lentes de la démocratie (russe : Medliennyé tcheliousty demokratii) comparant la démocratie au totalitarisme[2]. En 2009, il publie à contre pied (russe : V tou Storonou) un requiem pour la civilisation[3] et qui compare la crise financière à un cancer[2]. En 2010, il sort Conseils au fumeur solitaire et en 2013 la Feu rouge - Roman cathédrale (Красный свет). Il est actuellement artiste en résidence à l'université d'Oxford[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Maxim Kantor, Feu rouge - Roman cathédrale, Louison Editions,
  • (fr) Maxim Kantor, La stratégie du Chaos permanent, Courrier international,
  • (fr) Maxim Kantor, Christina Burrus, Vulcanus : (Satires dans tous les sens), Editions musée du Montparnasse, (ISBN 979-1090167087)
  • (fr) Maxim kantor, peintures 1982-1994, WIENAND, (ISBN 978-3879094158)
  • (fr) « Vulcanus », une histoire russe, Le Monde diplomatique, (lire en ligne)
  • (ru) Maxim Kantor, Medlennye Cheliusti Demokratii: Stat'i i Esse, AST, Astrel, (ISBN 978-5170531097)
  • (ru) Maxim Kantor, V Tu Storonu, OGI, (ISBN 978-5942825683)
  • (ru) Maxim Kantor, Dom na pustyre: 21 rasskaz i 42 risunka, Izd-vo im. Sabashnikovykh, (ISBN 978-5824200270)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « "Русский путь" по Максиму Кантору », Rossiyskaya Gazeta,‎
  2. a, b et c « Manuel d'agonie : Requiem pour la civilisation », Courrier International, no 986,‎ (lire en ligne)
  3. (fr) Maxim Kantor, La stratégie du Chaos permanent, Courrier international,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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